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Dino Velvet

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Everything posted by Dino Velvet

  1. Une excellente surprise ! Avec cette première saison (The People v. O.J. Simpson), on revit cette affaire judiciaire incroyable mais vraie. Une bataille de prétoire avec ses coups bas, ses attaques personnelles et ses multiples rebondissements. Des enjeux multiples qui dépassent largement le périmètre du judiciaire : un cirque médiatique hallucinant, une question raciale exacerbée, une opinion publique fortement divisé et une ville (L.A.) au bord de l’embrasement (les émeutes de 1992 projetteront leur ombre sur tout le procès). Cette première saison d’American Crime Story, ce sont des atouts de poids : - L’art de ne jamais être ennuyeux (on parle tout de même ici d’une dizaine d’heures consacrées à un même procès). A aucun moment, l’intérêt ne faiblit. - Un gros tour de force résidant dans la capacité à générer un suspense haletant quand bien même on connaît déjà le dénouement de l’histoire. - Une reconstitution documentée et méticuleuse. - Une interprétation magistrale (c’est simple : tous les acteurs sont géniaux). - Une mise en scène très dynamique. A l’arrivée, ça donne un courtroom drama de première qualité. Très bonne série pour moi
  2. Souvenirs, souvenirs … Fin des années 80. Comme beaucoup de gamins à l’époque, je découvre Gremlins en VHS. L’expérience est mythique (avec Histoire de fantômes chinois et Beetlejuice, c’est sans doute l’un des titres qui a semé en moi la graine d’une indéfectible passion pour le cinéma d’épouvante ). Dans le film, un personnage secondaire me fait forte impression : le voisin grincheux campé, avec brio, par Dick Miller. Si cet acteur restera, pour moi, éternellement rattaché à ce personnage légendaire (Murray Futterman !), il serait cependant honteusement réducteur de le limiter à cela. D’ailleurs, depuis, je l’ai revu dans bien des films. Des vieux, des récents, des cossus, des pauvrets, des biens, des nuls. Car Dick Miller, c’est un pan d’histoire cinématographique à lui tout seul, un sacré bonhomme qui devrait être classé au patrimoine de l’humanité Une tête à la fois commune et inoubliable. Un timbre particulier. Une présence hors norme. Un talent monstre. Dick Miller est un joyau hollywoodien. Il a tout fait, tout joué, tout vu. On parle ici d’une carrière débutée en 1955 et de quelques 179 rôles au compteur. Mais passons à That guy Dick Miller. D’abord, j’adresse un grand MERCI à Elijah Drenner d’avoir consacré un doc’ à « Big Dick » (arf ). Si j’avais eu carte blanche pour réaliser un documentaire sur l’acteur de mon choix, Dick Miller aurait figuré dans le top 5, voire le top 3 et même probablement le top 1. Oui. Ce film, relativement méconnu, est donc pour moi miraculeux. Mais est-il à la hauteur de son sujet ? Plutôt oui. Le résultat est assez complet (autant que faire se peut en 90 minutes …). L’approche est bienveillante, affectueuse. Le film touchant. Dick Miller y est raconté par lui-même, par sa famille (son épouse en tête) et ses divers collaborateurs (Corman, Dante and Co.). Personnage hyper attachant, Miller a surtout brillé par sa capacité à donner du relief à chaque rôle, quelle que soit son importance ou sa durée d’apparition à l’écran. Chacun de ses passages devant la caméra devient ainsi un petit show en soi, un moment Dick Miller Le doc’ est aussi l’occasion de découvrir ses autres talents (dessin, écriture) et des faits un peu oubliés (qui se souvient qu’il a été malheureusement coupé au montage dans Pulp Fiction ?). Et quel bonheur de voir ce vieux monsieur fringant (qui nous a quittés trop discrètement début 2019 ), à l’œil brillant et à l’humour facétieux. Classe jusqu’au bout That guy rules
  3. Une série B horrifique comme je les affectionne Le concept est simple est malin. Typiquement le genre de pitch où l’on se demande pourquoi personne n’y a songé avant. L’idée est bien exploitée et ça donne un long-métrage solide. Joli tour de force : l’affaire ne s’essouffle jamais Et puis ça va à l’essentiel (c’est garanti sans gras), c’est prenant et … même touchant sur les bords (mine de rien, on s’y attache à cette famille). J’ai bien aimé la conclusion badass assez carpenterienne dans l’esprit. Je n’irais pas crier au chef-d’œuvre (ni même au très bon film) mais j’ai clairement passé un bon moment. Beau boulot Monsieur Krasinski
  4. Libre à certains de trouver le film poseur et malhonnête. Calculé. A la limite, tant pis pour eux. Pour ma part, j’ai adoré. Déjà, c’est un film-trip et j’en suis friand C’est une œuvre atmosphérique et psychédélique qui propose une expérience proche du cauchemar éveillé. C’est un long-métrage fou qui regorge de moments barrés (rhaaa, ce passage dément dans lequel Red goûte le produit chez les motards de l’apocalypse ! :fou:). Un truc halluciné et hallucinant. Clairement un film qui vous retourne le cerveau (pour peu qu’on soit coopératif ...). Si j’osais, je dirais que ça ressemble (un peu) à une sorte d’accouplement hautement improbable entre le cinéma de Rob Zombie et celui de Nicolas Winding Refn. Ça donne, vaguement, une idée de la chose. Et puis, comme d’autres œuvres barrées sorties récemment (je pense, tout particulièrement, au très différent The Greasy Strangler), on est en droit d’y voir une réponse radicale à l’uniformisation ambiante (Disney, Marvel et compagnie …). A noter que le casting est parfait : un Nic’ Cage écorché vif (voyez sa prestation en slibard lors de la scène de la salle de bains), une révélation (Andrea Riseborough dans le rôle de Mandy), des seconds couteaux avec des tronches pas possibles et même une petite apparition de ce vieux briscard de Bill Duke. N’en jetez plus ! Bref, un excellent film à découvrir sous psychotropes mais, même sans ça, c’est très bien Radical.
  5. Excellent ! Avec Age of shadows, Kim Jee-Woon (A bittersweet life, J’ai rencontré le diable) signe son film le plus ambitieux et le plus réussi. C’est simple : la séquence d’ouverture justifie déjà le visionnage à elle toute seule C’est une merveille de mise en scène et de découpage. Une vraie leçon de cinéma qui confirme la place de Kim Jee-Woon parmi les réalisateurs de premier ordre au niveau mondial. Notons que ce formidable morceau de bravoure ne sera pas le seul du long-métrage (je pense, notamment, à toute la partie se déroulant dans le train et qui est assez géniale elle aussi). Un film grandiose (reconstitution historique hallucinante), tendu à mort et touchant. Une précision redoutable (rhaaa, ce petit flash-back qui change tout !). Du grand cinéma. Tout en maîtrise et en élégance
  6. Souvenirs, souvenirs … Eté 1997. Fête du cinéma. J’ai seize ans et je vais voir Wishmaster (pour 10 francs). Je le trouve con mais fun (un peu). Depuis, je ne l’avais jamais revu … et puis j'ai fini par me le caler en DVD il y a quelques temps. Je voulais être sûr de ne pas être passé à côté d’une série B sympathique. La réponse est sans appel : c’est NON Le film est mauvais, sacrément. Le concept, un brin E.C. Comics dans l’esprit, reste bien vu mais le résultat à l’écran est bidon. C’est narrativement ridicule et visuellement cheap Exception faite d’effets physiques signés KNB (le film est d’ailleurs réalisé par le « K », Robert Kurtzman), tout est à jeter. Dans cet océan de trucs moisis, je retiens surtout : - Un texte introductif ridicule lu par une voix menaçante (« La peur du Djinn ! »). - Une interprétation à chier (ça pique). - Une héroïne mentalement connectée avec le Djinn (Andrew Divoff ultra cabot) et qui couine comme un goret à chaque exaction de ce dernier. Répétitif et con - Des effets numériques très … approximatifs. Bref, c’est désolant mais c’est drôle (un peu). Un naveton
  7. Sans doute la comédie française la plus « autre » depuis Steak ! Film audacieux, frais, foncièrement original. Une relecture barrée de Cendrillon. Un grand nawak souvent jubilatoire (le langage de la République de Bubunne, la fuite à dos de poney, le final ... couillu, etc.). Une caricature acide. Une déconnade étonnamment cohérente aux atours de série Z plastiquement soignée (je sais, c’est assez antinomique). Cela étant dit, Jacky au royaume des filles (quel titre !) n’est pas un film parfait. Loin s’en faut. C’est inégal et ça s’essouffle sur la durée. Le côté « sketch étiré sur 90 minutes » s’avère assez épuisant A l’arrivé, je suis plutôt mitigé mais content de l’avoir vu. En étant assez bienveillant, on va dire que le film est moyen
  8. C’est drôle à dire mais, finalement, le faux-pas Top cops aura peut-être été une bonne chose Sans ce raté (de l’aveu même de son auteur), la filmographie de Kevin Smith n’aurait pas connu la même inflexion. Nous n’aurions pas eu droit à Red state, ni à Tusk. Tusk, une « comédie horrifique » affichant des dehors hallucinants (dans le genre WTF, ça se pose là). Ce qui est intéressant c’est que, quelque part, cette façade hautement nawak a quelque chose de trompeur. Aussi barré qu’il puisse être (et il l’est sacrément), Tusk n’en est pas moins un métrage rigoureux dans sa facture (prêtez attention à la minutie du découpage et à la qualité de la progression narrative). Le film ne cesse de surprendre mais tient la distance. Le résultat est hybride mais les ingrédients parfaitement dosés. Gros travail d’équilibriste de la part de Kevin Smith Résultat : une œuvre au ton très particulier. Poilante et noire (triste destinée d’un geek devenu suffisant). C’est drôle (ce dialogue mémorable avec le douanier canadien ! ), troublant (certains moments font penser à certains Miike). Un peu flippant aussi. Les acteurs sont juste parfaits (j’ai adoré la longue discussion entre Justin Long et Michael Parks). Une jolie curiosité filmique
  9. Très bon ! Un sacré polar hard-boiled de derrière les fagots. Simple, et terriblement classe Le film fait parfois songer à du Melville (pour la froideur classieuse), à du Johnnie To (pour la réalisation au cordeau), ainsi qu'à certains de ses cousins coréens (les visuels renvoient à certaines oeuvres de Park Chan-Wook notamment), mais il parvient tout de même à se tracer une voie propre. Esthétiquement, c'est vraiment superbe Mention spéciale aux bastons au corps à corps (putain, ça fait mal !) et aux gunfights d'une violence brute qui ne fait pas dans la demi-mesure. Scénario classique, certains diront banal. Le petit côté contemplatif (l'ouverture et la toute fin du film) fonctionne très bien, de même que les petites touches d'humour disséminées ça et là. Franchement bien aimé l'histoire de ce mec résolu à aller jusqu'au bout
  10. Rigolo ! Un film "ça va chier". Un pur no brainer. Le scénario est crétinoïde (on dirait un vieux Seagal des familles) mais, au moins, le long-métrage n'est pas mensonger Il nous promet de l'action, il nous en offre. Ni plus, ni moins. C'est fait sans panache particulier mais ça a le mérite d'être généreux. Ça défouraille quasiment non-stop (le bodycount est conséquent), c'est fun. Keanu Reeves n'a clairement pas l'envergure pour le rôle mais ça rajoute une petite touche marrante. A noter que les seconds couteaux sont sympas par contre. Le seul truc assez bien fichu, c'est le background criminel avec ses codes (pas de grabuge au Continental), ses artefacts (les jetons), ses grandes figures (les mafieux, les tueurs à gages, les croques-morts, etc.) A l'arrivée : moyen mais distrayant. Pile poil ce que j'en escomptais ...
  11. Un titre que je ne considère pas comme un chef-d’œuvre (loin s’en faut) mais que j’affectionne beaucoup Disons que Maniac Cop possède sa petite magie, et ce pour plusieurs raisons. C’est d’abord la parfaite incarnation d’une célèbre figure du cinéma d’horreur : l’inversion des valeurs, ou quand quelque chose de rassurant devient terrifiant. Un procédé cher à Larry Cohen, à qui l’on doit le scénario. En la matière, la première séquence est exemplaire ... Maniac Cop, c’est également une intrigue ultra-simple, directe, linéaire. Presque candide aux entournures (certaines situations, certains dialogues). De bonnes idées (le générique tout con mais tellement efficace avec ses arrêts sur image), des détails réjouissants (la matraque-poignard ! ). Une authentique série B à la patine visuelle jubilatoire. J’adore le look des extérieurs nuit dans ce film. Il fait très sombre, on ne distingue parfois presque rien à l’écran. La nuit, la vraie. Tellement mieux que les séquences nocturnes contemporaines éclairées comme en plein jour ... Maniac Cop, c’est aussi une pure identité urbaine. On y (re)découvre le New York d’alors. Pré-Giuliani, flippant, mal famé. Pour finir, impossible de ne pas mentionner l’acteur sans qui le film ne serait pas ce qu’il est : l’improbable Robert Z’dar (de son vrai nom Robert J. Zdarsky). Physique hors-norme. L’une des tronches les plus marquantes du septième art. A l'arrivée, je l’aime ce Maniac Cop. Pour ses qualités, pour ses défauts. Formidable madeleine de Proust d’un cinéma disparu
  12. J’pète les plombs … A ceux qui chient copieusement sur la filmographie de Joël Schumacher (oui, le monsieur a fait de grosses merdes), je rétorquerai que le bonhomme a signé quelques œuvres assez remarquables (8 MM powa !), Chute libre (nommé pour la Palme d’or à Cannes en 1993, ça veut pas forcément dire grand-chose mais bon …) en est la preuve. J'ai du le voir trois ou quatre fois celui-là. A chaque visionnage, c'est le panard. Eté caniculaire. L.A. est un four. Chaleur accablante pour les personnages. Pour le spectateur aussi. La Cité des Anges est une cocotte minute à deux doigts de péter (à noter que le film a été tourné au moment des émeutes de 1992 et que, quelque part ça se sent, y’a un truc dans l’air). D-Fens va être son fusible. Chute libre est un putain de film étouffant. Ouverture dans une bagnole coincée dans un embouteillage, bloquée sous un pont, engluée dans une atmosphère saturée de gaz d’échappement. Premier plan génial (macro sur la bouche crispée de Douglas). Et hop, la pression monte d’un sacré cran et on part pour une folle ballade à pied (dans Los Angeles, la ville des voitures par excellence) balisée d’étapes mémorables : l’épicerie coréenne et ses prix prohibitifs, l’altercation avec les membres de gang sur le terrain vague, le retour des petites frappes armées jusqu’aux dents, le passage au Whammy Burger (qui, putain, ne sert plus de petits-déjeuners !), la traversée du golf (un endroit où l’on aurait pu faire un parc pour les familles, un jardin d’enfants … non, c’est juste pour une poignée de croulants pétés de thunes), le crochet terrible par le surplus militaire tenu par une grosse raclure (ambiance hyper lourde), le tir de bazooka dans une rue en chantier (avec ses « faux travaux »), la conclusion sur la jetée. Au passage, critique sociale appuyée, mais virulente et salvatrice (nos sociétés modernes puent du cul). Une étude sociologique de deux heures, doublée d’un majeur tendu à plein de trucs. Habité, Michael Douglas prend des risques … qui paient. Le gars endosse ici son meilleur rôle, et de loin. D-Fens. Ingénieur de la défense qui a perdu emploi (« not economically viable ») et famille. Un « non citoyen » en somme. Plus rien à perdre, du coup il fait ce à quoi chacun pense à un moment ou à un autre : tout envoyer valser. Un homme en guerre contre la société. Un « Man on the edge » qui trouve le contrepoids parfait en la personne du policier quasi-retraité Prendergast (excellent Robert Duvall moustachu). Une figure de la raison à la fois cool et désabusée qui préfigure pas mal l’inspecteur incarné par Morgan Freeman dans Seven (à deux doigts de la retraite lui aussi). Voilà, c’est Chute libre, l’un des plus beaux pétages de plombs au cinéma
  13. Un film de mauvaise réputation auquel j’avais tout de même envie de laisser sa chance. J’aurais mieux fait de m’abstenir Sur le papier, des trucs intéressants : les décors désertiques, le background historique (la Guerre d’Algérie), la volonté de faire du fantastique discret, le fait d’employer une créature issue de la mythologie orientale et relativement peu utilisée au cinéma. A l’écran, c’est tout pourri Déjà, le film a le cul entre deux chaises (guerre / épouvante) et n’arrive jamais à gérer sa dualité. Du coup, il nous rejoue pour la millième fois le coup du groupe de bidasses qui pète un câble. Et puis c’est long bordel. Looooooooooooooooooooooooooooooooooooooooong !!! (à prononcer devant votre écran en imitant Michel Galabru). Dialogues faisandés (« Où sont les autres ? Je le répèterai pas ! Où sont les autres ? ») et interprétation à la ramasse. D’un côté du spectre, il y a Frémont en totale roue libre (mode cabot [ON]). A l’autre extrême, il y a l’actrice qui incarne la sorcière locale et qui débite son texte avec la conviction d’un morse un lendemain de cuite … Putain, ça fait mal ! A l’arrivée, une belle purge des familles. En ce qui me concerne, je préfère définitivement les films où les djinns sont joués par Andrew Divoff. C’est bis, mais au moins c’est beaucoup plus fun
  14. Fort sympathique Une petite comédie franchouille saugrenue. A la fois datée (le côté post-68, les grands chantiers dans la capitale) et toujours d’actualité (presque quarante ans plus tard, les travaux publics nous pourrissent toujours autant la vie). Un humour bon enfant mais assez virulent aux entournures (sans avoir l’air d’y toucher, ça dénonce joliment certains travers). En tout cas, on sent clairement l’apport de René Goscinny, co-auteur du script avec Tchernia Les dialogues sont mortels. Mention spéciale pour la première rencontre entre Serrault et Galabru (« On va mettre libraire », « C’est une fugue ») et le déjeuner Galabru / Denner (« Je vous voyais plutôt tête de veau et viande en sauce »). Le casting envoie du lourd, entre la fine fleur du cinéma français d’alors (Noiret, Serrault, Denner, Galabru, Depardieu, Hernandez) et les seconds rôles féminins improbables (Annie Cordy et Chantal Goya ! ). Sinon, le film est globalement assez poilant et assume complètement son côté « on part dans tous les sens mais on s’en tape ». Des bonnes idées (Carmet en caviste, les locaux du ministère complètement de traviole, …) et une BO sympa. Une comédie populaire, légère mais pas conne Plaisant
  15. J’ai découvert ça il y a quelques jours et j’ai moyennement accroché De l’idée, de la bonne volonté … mais ça ne prend jamais vraiment. D’un côté, le film est pourtant assez dantien : - les thématiques (l’enfance, la petite ville, etc.) - le côté référentiel foisonnant (c’est gavé de clins d’œil) - le casting obligé (Dick Miller et Robert Picardo sont forcément de la partie) - la folle énergie du show de Wak (épuisant au bout de 2 secondes, mais fondamentalement représentatif du cinéma de monsieur Joe ) D’un autre côté, le film est bien bordélique, ça manque sacrément de cohérence (les deux parties bien distinctes). On subodore une genèse un brin torturée (studio invasif ?). Et puis ce n’est pas aussi attachant que ça aurait pu l’être. On est loin de l’alchimie amblinienne transpirant d’un Goonies, ou, pour rester chez Dante, d’un Gremlins. Ou alors c'est parce que celui-là je ne l'ai pas découvert gamin Toujours est-il que j’ai trouvé ça juste moyen Clairement le Joe Dante que j’affectionne le moins à ce jour.
  16. Je n’ai aucun atome crochu avec l’univers hippique mais, d’un autre côté, il y a des choses qui ne se refusent pas. Le combo HBO / Michael Mann / Dustin Hoffman en fait clairement partie J’ai bien fait d’y jeter un œil Série un peu bizarre (tiraillée entre plusieurs aspirations pas forcément compatibles ?) qui ne ressemble à presque rien de connu. En cours de visionnage, on ne sait pas forcément trop quoi à penser. A la fin, on se dit que c’était sacrément bien ! Faut dire que le show avance des arguments de poids. D’abord une putain d’ambiance bien particulière mais excellente (c’est envoûtant à crever, limite obsédant aussi). Après, il y a ce casting proprement monstrueux qui mixe : - Vieilles ganaches en pleine possession de leurs moyens (outre un Dustin Hoffman qui défonce tout, on retrouve Dennis Farina, Nick Nolte, Michael Gambon, Ted Levine et Jurgen Prochnow … n’en jetez plus ! ) - Acteurs un peu oubliés / comédiens qui montent / seconds couteaux archi affutés (en vrac : Joan Allen, John Ortiz, Richard Kind, Kevin Dunn et la mimi Kerry Condon ). Et puis les courses de chevaux sont filmées avec une putain de maestria visuelle. C’est toujours bref (réaliste quoi) mais puissant (la première course de Rosie est terrible). Un déluge de muscles, de sabots et de poussière. Je n’aurai jamais pensé être autant captivé par des canassons qui galopent A l’arrivée, bonne série. Par contre, il faudra se contenter d’une unique saison (trop d’accidents animaliers sur le tournage). Neuf épisodes et puis s’en va. Triste.
  17. Le vilain petit canard, la grosse casserole de la filmo d’Eric Valette. Une escapade US désastreuse A noter que Valette n’est cependant pas à blâmer pour tout. Visuellement, il fait le boulot. C’est carré, ça tient la route. Sa grosse erreur, son ENOOOOORME erreur, ça a été d’accepter de tourner un script aussi pourri Barrière de la langue ? Aspects carpentériens trop alléchants (il y a du Assaut, du The Thing et du Christine dedans) ? Difficile à dire. Toujours est-il que le bonhomme a signé pour tourner un huis-clos automobile. Et oui, un film qui se déroule à l’intérieur (un garage) avec une voiture Concept éminemment foireux s’il en est. Sinon, les personnages sont nuls : mal écrits (le décalque obligé de Sarah Connor / Helen Ripley), mal joués. Au moins c’est complet. Et puis le monstre bordel ! L’idée est pourrie mais … pas autant que le bestiau à l’écran (design honteux, incrustation à chier). En fait, tu prends Hybrid et tu remplaces la bestiole par un gloumoute humanoïde (en dur !) ou un serial killer et tu tiens … un film décent, presque bien En l’état, c’est une abominable purge
  18. J’ai enfin découvert la chose (en Blu-Ray et en 2 dimensions). J’ai adoré C’est simple, à certains moments (la première séquence avec Radagast par exemple), j’étais VRAIMENT à deux doigts de chialer de bonheur La notion de voyage est aussi valable pour le spectateur : Le Hobbit est un film qui emmène très loin (quel bonheur de fouler à nouveau la Terre du milieu !). Pour moi, la fine équipe de Peter Jackson a fait encore mieux que sur LOTR, ce qui n’est pas peu dire. J’attends un second visionnage pour me prononcer, mais j’ai bien l’impression que ce Voyage inattendu est, pour le moment, mon opus préféré du lot (j’entends par là les quatre films existants à ce jour) J’ai énormément apprécié son côté plus simple / plus fantasy / moins sombre. Sacré travail d’écriture : le raccord parfait avec la trilogie LOTR (c’est surprenant mais bienvenu), la notion de conte intégrée à un niveau moléculaire (les flashbacks sont de petites histoires à part entière, le métrage tout entier est un récit). Sinon, le film est une orgie rétinienne C’est gavé de moments de bravoure : Erebor en pleine prospérité ! Radagast et son attelage de lapins ! La citée suspendue des gobelins ! Le vol des aigles dans un ciel rougeoyant ! Ce souffle d’aventure, putain c’est grand ! Et puis Jackson fait encore mieux qu’avant. La mise en scène est d’une virtuosité hallucinante (je pense notamment au combat entre les géants de pierre). Même combat pour Howard Shore : lui aussi fait encore mieux qu’avant (la variation symphonique basée sur la chanson des nains est géniale). Il y aurait bien 12 000 autres qualités à louer, mais ce serait trop long J’ai beau chercher, pas moyen de trouver un défaut au film (un trop-plein de générosité ne pouvant être considéré comme tel !). On pose un genou à terre et on dit merci
  19. Pop, geek, postmoderne et rafraîchissant Pas super marquant pour autant mais ça reste une petite friandise acidulée que j’ai pris plaisir à déguster. Je croyais que c’était moins axé sur un seul pan de geekitude (l’univers vidéo ludique) – qui n’est d’ailleurs pas forcément mon domaine de prédilection – mais ça reste bien quand même. 12 000 idées à la minute : le logo universal façon retrogaming, les onomatopées visibles (lisibles) à l’écran, la jauge de pisse (yeah !), les fights (martiaux ou musicaux) et j’en passe. J’ai des images ultra sympas qui me restent en tête comme lorsque Scott se fait envoyer valser dans le décor par Lucas Lee (grand moment de poilade ) ou gravit la pyramide pour combattre Gideon. Michael Cera passe bien (pourtant, dans l’absolu, je ne peux pas trop saquer sa tronche) et Kieran Culkin est excellent en coloc’ gay cafteur (running gag très drôle). La BO dépote bien aussi ! Sex bob-omb powa
  20. Un titre qui mêle inversion des valeurs (avec la figure de l’enfant maléfique) et sous-genre du thriller (l’intrus perfide qui mine une cellule familiale de l’intérieur). Le refrain est connu mais l’affaire est rondement menée. Pour moi, il y a trois éléments qui permettent au métrage de transcender le statut de « truc vu mille fois » : - Un personnage de gamine bien écrit et bien joué. Sournoise, manipulatrice, machiavélique. On a juste envie de la trucider à chaque fois qu’on voit sa tronche d’angelot pervers, et particulièrement lorsqu’elle fait d’abominables coups de pute à sa mère d’adoption (le bouquet de fleurs, le bras cassé, …) - Un sous-texte œdipien malsain ... - Un twist glaçant. Une révélation (chut !) un peu grosse mais tétanisante Côté défauts, je relèverai surtout un pathos un peu trop prononcé (la mère a perdu un bébé, a eu une phase de dépression alcoolique, a une gamine sourde-muette puis adopte une sale garce … ça fait beaucoup) et un peu de gras (dont un final qui n’en finit pas). A l’arrivée, une bande horrifique pas inoubliable mais relativement bien foutue, ça se regarde plutôt bien
  21. Troisième visionnage et c’est décidément un film que je n’arrive pas à aimer Il a bien des qualités : - Un Kurt mutique bien classe - Des bons moments (tout le début sur le conditionnement des super soldats ). - Des seconds couteaux jouissifs (Busey, Isaacs, Chiklis, …). A côté de ça … Soldier croule aussi sous les défauts : - L’action manque d’ampleur. - Le film aurait gagné à être plus âpre. - Les décors sont cheap. - Le script est cousu de fil blanc et certains passages sont d’une niaiserie confondante (le gamin qui apprend à tuer les serpents … ). - La communauté de réfugiés me casse les burnes A l’arrivée, on est passé à côté d’un truc sacrément bien En l’état, c’est juste moyen pour moi.
  22. Mini-série horrifique anglaise d’auguste réputation. Je m’attendais à mieux mais ça reste pas mal. Disons que c’est super efficace, à défaut d’être particulièrement inspiré. En gros, c’est un énième truc de zombies mais avec un background différent (le tournage de l’émission Big Brother) qui permet une critique acide de la vacuité de la tétine de verre et de la real TV (cf. l’incrédulité bêtasse des candidats lorsqu’une survivante tente de leur expliquer la situation extérieure ou le personnage complètement dummy de Pippa). C’est jamais chiant, très gore aux entournures et les personnages sont assez bien fichus (mention spéciale à Patrick, le producteur enfoiré qui cristallise le côté peu reluisant de la nature humaine dans un contexte de pure survie A l’arrivée, c’est pas un chef-d’œuvre du genre mais ça se laisse bien voir
  23. Revu il y a peu. Même en connaissant la fin, j’ai trouvé ça bien bon C’est un peu le film dont tout est parti. Sans le succès d’Un coupable idéal (oscar du meilleur documentaire en son temps), on n’aurait pas eu les excellents The staircase / Soupçons et Sin city law / Justice à Vegas. A noter que tout était déjà là : la capacité à synthétiser un procès en peu de temps et à rester limpide, le traitement toujours digne (ce n’est jamais voyeuriste ou putassier), le style (mise en scène, montage, musique), le suspense bien prenant. Un gros morceau sur la justice américaine. J’ai adoré la conclusion du juge « les Etats-Unis ont le meilleur système judiciaire du monde » alors qu’on est passé à deux doigts d’une bonne grosse erreur judiciaire et que les flics ont joliment foiré … Un super doc’ !
  24. Je ressors mon avis sur la première saison Et on passe à la saison 2 ... Y’a pas à tortiller : c’est moins bon que d’autres productions HBO C’est bien, mais moins emballant que d’autres séries issues de la chaîne câblée. L’abord est plus difficile, la dimension émotionnelle un peu moindre. Et puis il manque le je-ne-sais-quoi qui aurait propulsé le show vers de plus hautes sphères Attention, ça reste une bonne série hein, ne serait-ce que pour l’hallucinante qualité de la reconstitution historique (ces décors ! ces accessoires ! ces fringues sublimes !). Et puis le casting est toujours mortel : Michael Kenneth Williams (Omar !), Jack Huston (foutrement bon) et maintenant un excellent William Forsythe en mode cabotinage plus ou moins contenu. Et puis, à l’instar des Soprano, la série prouve qu’un sempiternel second couteau (Buscemi, comme Gandolfini jadis) peut occuper très joliment le devant de l’affiche et porter un gros truc sur ses épaules. Un second cru plus âpre (le show n’hésite pas à dézinguer des personnages importants) et quelques scènes mémorables (Chulky White en prison, l’escapade forestière de Richard Harrow). Je signe pour la saison 3
  25. Découvert il y a peu, et postérieurement au remake US A peu de choses près, c’est le même film mais j’ai tout de même une préférence pour celui-ci. Si Niels Arden Oplev n’a clairement pas la virtuosité de Fincher, son film reste meilleur. Disons que cette première adaptation est beaucoup moins propre sur elle et envoie du lourd côté ambiance. C’est plus âpre, plus glauque, plus froid (j’adore cette froideur typique du cinéma d’Europe du Nord ). Et puis, y’a pas photo, Noomi Rapace campe une Lisbeth Salander nettement plus vénéneuse que Rooney Mara (même si j’avais apprécié sa prestation). Faut que je me cale les deux suites maintenant
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