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Kerozene

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Everything posted by Kerozene

  1. Sans vouloir questionner le talent de la réalisatrice, je ne suis pas convaincu par la capacité d'adaptation de Chloé Zhao à ce grand foutoir intergalactique qu'est le MCU. Si on ne peut nier qu'elle prend plus soin que ses prédécesseurs (ou du moins la majorité d'entre eux) à tenter de développer ses personnages, elle n'a certainement que trop peu d'influence sur les grandes lignes d'un scénario qui pousse parfois le film dans les marges de l'absurde. Il y a pour commencer la grande résolution à la question "mais qu'est-ce que les Eternals ont bien pu foutre pendant que Thanos était sur le point de cramer la moitié de l'Univers"? Et sans surprise, on n'hésite pas à prendre le spectateur pour un con: Difficile aussi ces multiples ellipses durant lesquelles nos héros millénaires voyagent d'un continent à l'autre, un carton suffisant à résumer le lieu: "Mumbai", ou "Amazonie", ou "Alaska" (ou un autre endroit où il y a plein de glace et de froid... peu importe). A force, on fini par rire lorsqu'à la suite des cartons les éternels surgissent d'une jungle ou d'une forêt, le pas désinvolte en affichant un air hautain pour débarquer dans un lieu complètement isolé de toutes civilisation comme on débarquerait dans le lobby d'un 4 Seasons pour un séjour payé aux frais de la princesse. Et puis bon, il y a le grand méchant Et pour pinailler, je trouve l'hygiène de ces super-héros tout à fait douteuse, la plupart ne prenant jamais soin de se changer (en particulier la sympathique Makkari et son t-shirt "Guerre des mondes" qu'elle porte - dans la logique temporelle du film - pendant plusieurs semaines). Et pour finir, 2 heures et presque 40 minutes de mariage Zhao/MCU pas vraiment réussi, c'est vraiment très, très long...
  2. D'accord avec toi.... en un peu plus bof. Car le gros gunfight final est affreusement soporifique et tout confus, et ça, ça ne passe pas. Ah, et la bande son était particulièrement difficile à mes oreilles - mais prévisible, le titre du film faisant référence il me semble à "The Harder They Come", plongée aux vapeurs raggae en plein coeur de la Jamaïque...
  3. Directed by Kazuhiro Nakagawa Done for Godzilla's 67th anniversery and Godzilla vs. Hedorah's 50th. La Toho recycle ses décors et costumes pour le fun, c'est réalisé par Kazuhiro Nakagawa (réal de seconde équipe sur Shin Godzilla)... Ca ne casse pas des briques (encore que...), mais ça ne cherche rien d'autre qu'à faire plaisir aux nostalgiques des costumes en latex. 5 minutes de plaisir infantile, ça ne se refuse pas
  4. Je m'étais abstenu de regarder la BA et suis arrivé à la projection totalement vierge d'info à propos du film. Et comme Jeremie, j'ai détesté "Baby Driver". Je suis donc allé voir "Last Night..." avec relativement peu d'enthousiasme. Résultat: très agréablement surpris. Si les références polanskiennes sont bien là (on pense très fort au "Locataire" et "Repulsion"), le film n'est ni une suite, un remake, un reboot ni même une adaptation de quoi que ce soit et fait donc office de bouffée d'air frais dans l'offre de cinéma de genre sur grand écran actuellement. La mise en scène est stylisée, la photo est plutôt solide et la reconstitution du Soho des 60's est paradoxalement rafraichissante. Mais ce sont surtout ses deux comédiennes centrales qui colmatent l'ensemble et font de cette proposition une réussite. Je suis sorti de la salle avec un sentiment de satisfaction finalement pas si courant ces derniers temps.
  5. Résultat pas inintéressant pour autant qu'on aime le genre, et malgré quelques stratagèmes scénaristiques discutables . C'est extrêmement bourrin et plutôt bien torché, j'ai eu pas mal de plaisir jusqu'aux cinq dernières minutes qui sont un parfait exemple de ce qu'il ne faut pas faire. Sans doute y avait-il là la volonté d'instruire un public à la traîne qui n'aurait pas suivi (vu) les premiers pas du croque-mitaine d'Haddonfield. Il n'empêche que ça fait un peu foutage de gueule et laisse un goût de déception.
  6. Ben alors? Personne pour se lâcher sur le dernier 007? Personne pour saluer ou se moquer de la révérence craiguienne pleine de pathos et de morve au nez? Sacré Daniel, il aura quand même innové en nous offrant un James Bond en pleine crise juvénile, boudant dans sa voiture comme un gosse qu'on aurait grondé pour avoir tiré la langue à la voisine à côté d'une Léah Seydoux qui confirme l'erreur de casting qu'elle était dans le film précédent. Côté bad guys, on n'est pas vraiment mieux servi. Chris Waltz joue fadement une réplique d'Hannibal Lecter dans sa cellule, tandis que Rami Malek tente comme il peut de fructifier ses 4 minutes de présence à l'écran durant lesquelless il libère son otage parce qu'elle a perdu son doudou. Heureusement qu'il y a des poursuites en bagnoles (dont les plans les plus impressionants sont TOUS dans les bandes annonces) et quelques gunfight au bodycount généreux mais totalement aseptisés par des impacts de balles très PG-13 (voire PG) puisque personne n'a mal, personne ne fouffre, ne crie, ni ne saigne... Sauf quand c'est un gentil qui se ramasse un pruneau (Felix Leiter ou James lui-même - oops, je spoile). Le gentil, lui, il est humain, il agonise, il bave et grimace tandis que le sang coule au sol. Voilà un traitement bien inégalitaire pour un film verni de culture woke...
  7. C'est propre, en effet. Trop propre... avec un scénario sans surprise aucune et un Gyllenhaal qui fait le job mais sans plus.
  8. Bizarrement, j'ai trouvé ça plutôt plaisant. Les deux scène d'action principales (le bus et les échafaudages) sont vraiment très bien foutues, et elles sont surtout très lisibles - au contraire des bouillies gerbées par les frères Russo dans les épouvantables Avengers. Juste pour ces deux instants d'art martial bien frappé, j'étais heureux. Il a fallu faire abstraction du script ultra-disneyen, avec des méchants au fond pas si méchant (passons sur le papa qui ouvre enfin les yeux (oops... spoiler.... mais tu t'en doutais déjà donc on s'en fout), et plus marrant, ce barbare roumain au bras-machette qui manque de tuer 25 innocents et termine le film en sidekick opportuniste). Il a fallu aussi faire abstraction aussi de la douteuse opé séduction vers la Chine que l'on carresse bien dans le sens du poil jusqu'à la raie des fesses au point que le monde semble être à eux à l'image de la ville de San Francisco et sa population à 80% chinoise. Mais ce qui m'a stupéfait, c'est le niveau hallucinant que les effets digitaux ont ici atteints, il y a vraiment quelque chose d'aussi fascinant qu'effrayant... et même si ils ont été exploité pour produire de la soupe il faut reconnaître qu'ils sont salement bluffants.
  9. C'était vraiment très très impressionant et je pense que je me laisserai tenter une seconde fois sur grand écran - même si en effet le Baron Harkonen a malheureusement perdu de sa magnifique répugnance (me suis refait le Lynch la veille de la vision du Villeneuve, et son Harkonen est pure merveille). Niveau casting, Momoa n'ayant pas un temps de présence trop important, sa prestation ne m'a pas dérangé... en revanche Bautista, qui doit pourtant apparaître 45 secondes sur l'intégralité du film, est limite embarrassant. Pour le reste, c'est du solide.
  10. Je l'ai revu récemment, et ma foi, j'y ai pris beaucoup de plaisir. Dommage que je n'ai que le DVD Something weird, la VF a l'air croustillante à souhait
  11. Sacré événement en effet, Spike Lee et son team ont quand même eu de sacré burnes pour porter ce film jusque là. Évidemment, le film n'est pas à la hauteur du buzz cannois (vomissements? évanouissements? certainement des hallucinations de journalistes pétés au cocktail coke&champagne), mais un beau film bien barré, décalé et décadent. J'avais surkiffé "Grave" et "Titane" m'a un peu moins séduit (sans doute à cause de la grosse attente et parce que pas si gore que ça), mais voir un tel étalage de masochisme malsain sur grand écran fut une véritable source de plaisir.
  12. Voilà qui est plutôt inattendu, mais pourquoi pas!
  13. J'étais passé complètement à côté de ce film, merci au PIFFFcast de l'avoir mentionné à l'occasion de je-ne-sais-plus-quoi. Je me suis fendu la poire comme un gamin, Judor est un génie méséstimé, mais.... c'est très vrai. C'est comme une bédé d'Edika: l'auteur de sais pas comment boucler son ou ses idées de départ et fait un peu n'importe quoi pour parvenir à la dernière case. Mais comme chez Edika, le chemin qui nous amène jusqu'à cette ultime image est parsemé de fulgurances comiques qui rendent l'expérience toujours plaisante.
  14. ouais.... ben c'était pas terroche. Si le premier présentait quelques éléments discutables niveau scénario, le second aligne les incohérences et va même jusqu'à décrédibiliser son prédécesseur. La pauvre tentative de reproduire une bande son torturée pas des bras pétés fini de tirer le projet vers le bas. Dommage.
  15. Vu ça l'autre soir avec mes gosses qui ont bien flippé. Scott Derrickson est loin d'être un manche et "Sinister" est peut-être l'une des prod Blumhouse les plus recommandables - malgré les quelques absurdités scénaristiques relevées plus haut. On est donc au-dessus des "Insidious", et très au-dessus des "Conjuring" et c'est tant mieux. La bande son est clairement l'atout majeur du film, elle rappelle parfois certains bidouillages de Adrian Utley pour Portishead (il me semble que c'est lui qui sort les sons zarbis du groupe). Vais me faire le 2....
  16. Dans le topic "Le Convoyeur", Buriloftherats écrivait: Alors je ne suis peut-être pas aussi enthousiaste à cause de quelques incohérences ici et là, mais c'était tout de même sacrément bien torché (il y a des plans de fous) et j'ai pris un pied d'enfer! je n'avais pas vu un thriller aussi sec, violent et bourrin sur grand écran depuis bien longtemps. C'est autrement plus excitant que les gaudrioles habituelles du père Ritchie et effectivement, Statham est royal.
  17. Déçu par ce "Freaky". Déçu parce qu'il n'exploite pas pleinement le potentiel comique de son concept. Déçu aussi parce que le script déborde d'incohérences agaçantes. Reste deux ou trois effets prosthétiques très gores mais aussi très furtifs. On est loin de la réjouissante réussite "Happy Deathday".
  18. Dupieux revient en forme après son Daim qui avait bien cassé les couilles. Me suis bien marré devant tant d'absurdité et malgré le drôle de jeu miroir des deux personnages centraux (ils jouent et parlent de manière absolument identique, impossible de les différencier si on ferme les yeux), et ça m'a donné envie d'adopter une grosse mouche. Mais une bottine vaudra toujours mieux que dix taureaux.
  19. J'ai trouvé ça lamentable. C'est visuellement immonde et construit n'importe comment, et si je pardonne volontiers la bêtise du script, j'ai beaucoup plus de mal à tolérer ses incohérences et trous scénaristiques qui relèvent quasiment de l'outrage à spectateur. Dire que je me réjouissais tellement... Tu fais chier Zack. Je t'aime plus.
  20. Suis en pleine revoyure Chucky. Et comme à l'époque, je trouve ce 3e opus évidemment pas nécessaire, mais il est toujours plus fun que le second que je trouve épouvantable. Les perso sont tous fades mais on s'en fout un peu parce qu'au final il y a une fête foraine perdue au milieu d'une forêt et que ça donne un côté WTF pas désagrable du tout.
  21. Honnête divertissement familial aussi prévisible qu'inoffensif mais agréable à l'oeil. Il y a de belles gloumoutes.
  22. Je suis généralement friand de ce type de film-concept, et je suis plutôt amateur du cinéma d'Aja, mais là c'est un bide sur toute la ligne.
  23. Beau projet qui fait plaisir. Ca se passe ici: https://www.ulule.com/inglorious-batard/
  24. Il y en a qui doutent de rien https://movieweb.com/ebola-rex-clip/ Ebola Rex starts during a "Dino Lives Matter" protest, when a captive Tyrannosaurus Rex is injected with the Ebola Virus by a crazed protester. The dinosaur escapes the lab to wreak havoc in Southern California, which is teased in the new clip and previous two trailers. It's up to an obsessed, renegade Soldier (Ken May, RoboWoman) to stop it.
  25. ...et leur réalisateur/producteur ainsi que leur compositeur. Impossible pour moi de dissocier les deux tant je les ai regardé en boucle lorsque j'étais môme. Et impossible de dire lequel je préfère. J'ai peur d'être déçu en les revoyant...
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