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La rose écorchée - Claude Mulot - 1970


Jeremie
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Unique essai de Claude Mulot dans l'horreur : il trouvera ses marques dans le X avec des titres cultes comme La femme objet ou Le sexe qui parle. Mais avant cela, il se permettra une escale dans le fantastique puis dans le polar...

 

Un petit bijoux qu'à exumé voilà quelques temps Mondo Macabro, qu'on ne remerciera jamais assez pour le fabuleux Mais ne nous delivrez pas du mal

Du drame transgressif de Seria, on passe ici au fantastique franchouillard très Rollin-like mais tout de même ici moins chiant et plus habile dans l'exercice. Par contre côté scénario, il ne faudra pas attendre grand chose de la part de Mulot : il s'agit d'un plagiat des Yeux sans visage, ici orienté vers l'horreur gothique. Bon faut dire, Franco était déjà passé par là (et la présence de l'impassible Howard Vernon ne fait que confirmer cela...).

 

Peintre riche et talentueux, Frederic Lansac (nom qui servira de pseudo à Mulot plus tard dans le X !) délaisse la vénale Moira (jouée par Elizabeth Teissier ) pour la belle et fraîche Anne. Ils s'installent tous deux dans son grand château, avec pour serviteurs deux nains muets et difformes (bon, on est bien en France ).

Lors d'un bal costumé, Moira pousse Anne dans un bucher ardent, la défigurant à jamais. Avec l'aide du Professeur Romero, Frederic va tenté de faire retrouver visage humain à sa femme...quite à faire perdre la vie aux belles clientes de son institut.

 

Beaucoup de charme ici, malgré le petit budget, la réalisation se tient plutôt bien, et Mulot ne se contente pas bêtement de copier le film de Franju, changeant radicalement d'ambiance par la même occasion. On est au pays des nains hargneux qui vous transpercent d'un coup de lance, des filles devêtues violées dans la paille, des vengeances odieuses, des robes transparentes, des cauchemars interminables et des ruines mystérieuses. Très très beau score de Jean-Pierre Dorsay et un dénouement tragique comme on les aime.

 

Anny Duperey était une femme absolument magnifique

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J'aime beaucoup pour ma part, c'est par moment totalement surréaliste, notamment grâce à ces nains, l'ambiance est relativement glauque, bien plus oppressante que dans un Rollin par exemple, il y a de la décadence, du politiquement incorrect et un minimum de rythme. Du bel ouvrage en somme.

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  • 9 years later...
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