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Jack be nimble - Garth Maxwell - 1993


Jeremie
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Excellent fim néo-zélandais n'ayant pas eu la joie d'être distribué en France malgré un passage au tout premier festival de Gerardmer. Un cas parmi tant d'autres...

 

On pense furtivement à Lynch durant la scène d'introduction, avec ses images de fleurs jaunes battues par le vent sur fond de nuages noirs. On entre clairement de plein pied dans quelque chose de poisseux, noir et maladif, jusqu'au bout...

Une mère de famille esseulée abandonne ses deux enfants, Jack et Dora, respectivement récupérés par deux familles d'accueil. Alors que Dora voit la chance lui tendre ses bras, Jack devient le vilain petit canard d'une famille de bouseux sadiques.

Dans un climat de charogne et de violences latentes, Jack devient un être agressif et determiné, créant sans le savoir un lien télépathique avec sa propre soeur. Vient le jour des retrouvailles : mais Jack doit d'abord se débarasser d'une famille particulièrement encombrante...

 

Avec ses airs de conte cruel, Jack be nimble surprend par la singularité de sa trame, sa galerie de personnages malmenés, ses coups de sang frappés et frappant. Bien avant de devenir le transexuel que l'on connait (ou pas), Alexis Arquette s'en sort ici comme un chef dans son rôle d'Oliver Twist hardcore. Sans concession (une flagellation au barbelé en particulier et les quelques débordements du dernier tiers) et fascinant.

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