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Le sang du chatiment - William Friedkin - 1987


Jeremie
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Voilà que sans véritable raison, Charlie Reece décime deux familles sans histoires, laissant derrière lui un carnage innommable. L'individu est alors arrêter : Tony Fraser, assistant du procureur encore traumatisé de la mort de sa petite fille, est alors chargé de délimiter démence et acte conscient chez l'inquiétant personnage...

 

Rappelons au passage que l'adaptation de Dragon Rouge fut approchée auparavant par Friedkin avant qu'elle lui glissa violemment des doigts : ce Rampage serait-il une revanche ? Allons donc...

Reste que Friedkin traitant de la peine de mort, c'est pas du gâteau : à tel point qu'il le remontera pour donner une dernière partie plus "conforme". La version originale, avoisinant les 2H, sera projetée chez nous au festival d'Avoriaz de 1992. Par contre, pour ce qui est de la version vidéo...

 

Passé les scènes de meurtres glaciales, j'ai funestement décroché en raison de la vf minable et du traitement visuel proche d'un téléfilm de dimanche après-midi (là encore, la vhs serait-elle totalement en cause ?).

Reste Grace Zabriskie, qui semble sortie de l'asile comme d'hab et la découverte de la cave aux horreurs ; même Papy Moriconne n'est pas vraiment en forme. A revoir, obligatoirement.

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La vf est somptueuse en effet,j'aimerais bien le redécouvrir en vo!

Quant au visuel,c'est sûr que c'est l'anti "police fédérale" ...le dernier bon Friedkin quand même,dans mon souvenir (

bon je déteste pas "la nurse" mais faut pas le dire

,avant le sursaut de "bug"

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Avant toute chose, la NURSE est un très bon film.

Sinon ,je confirme la VF catastrophique du sang du châtiment . L'image pan and scan et délavée de la VHS fox n'arrange pas les choses. Pourtant elle se vends au prix fort. Si vous l'avez c'est le moment d'en profiter. Quant au film, le procès fait en effet téléfilm mais un grand malaise s'en dégage. Et le, début est glaçant avec la famille de la victime qui découvre la découvre (hors champs) dans la cuisine découpée en morceau tandis que le meurtrier marche tranquille dans les bois avec ses trophés dans un sac poubelle.

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  • 2 years later...

Vu un vhsrip (recadrée ) en vo ce Friedkin assez rare.

 

Sacrément glauque et difficile d'accès. La mise en scène plutôt laide et téléfilmesque, ainsi que le score de Morricone (même si c'est très loin d'être ce qu'il a fait de mieux) lui confère une ambiance oppressante et austère. Les quelques meurtres sont d'une sauvagerie qui met mal à l'aise même si ce n'est pas très démonstratif. La découverte de la cave fait elle aussi froid dans le dos.

Le reste c'est du procès et là il faut s'accrocher parce qu'on est loin du blockbuster avec sa cour suprême rutilante. Ici le jugement sera rendu dans une salle d'audience mal éclairée, étouffante, à la tapisserie marron décrépie. Pour achever un peu plus son pauvre spectateur, Friedkin l'assène de flashbacks de Michael Biehn et de sa gamine décédée !

 

Sinon j'ai vu le montage d'origine et je ne le trouve ni anti ni pro-peine de mort. En fait c'est du Friedkin pur jus. L’œuvre d'un mec complexe, torturé, constamment en train de se remettre en question... Il ne prends pas vraiment position et laisse le spectateur cogiter. C'est pour ça que Bill on l'aime ou on le déteste !

 

Ceci dit je serai curieux de voir ce fameux montage apparemment pro-peine de mort. Mais ce serai bien déjà qu'il sorte en dvd ou en blu-ray et au format. Mais c'est pas gagné, j'ai l'impression que personne n'en a rien à foutre de Rampage. Faut dire que la compagnie de De Laurentiis a fait faillite en 88, et que Rampage n'a eu droit qu'à une sortie ciné ultra confidentielle. Il existe un dvd polonais avec le montage de 92 uniquement sinon.

 

Mais bref ! Un excellent Friedkin, mais je me l'enverrai pas plusieurs fois dans l'année comme To Die & Live in L.A. !

Edited by Guest
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Sacrément glauque et difficile d'accès. La mise en scène plutôt laide et téléfilmesque, ainsi que le score de Morricone (même si c'est très loin d'être ce qu'il a fait de mieux) lui confère une ambiance oppressante et austère. Les quelques meurtres sont d'une sauvagerie qui met mal à l'aise même si ce n'est pas très démonstratif. La découverte de la cave fait elle aussi froid dans le dos.

Le reste c'est du procès et là il faut s'accrocher parce qu'on est loin du blockbuster avec sa cour suprême rutilante. Ici le jugement sera rendu dans une salle d'audience mal éclairée, étouffante, à la tapisserie marron décrépie. Pour achever un peu plus son pauvre spectateur, Friedkin nous assène de flashbacks de Michael Biehn sur sa gamine décédée !

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  • 1 year later...
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