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Bad boy bubby - Rolf de Heer - 1993


Jeremie
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Enfin vu ! Et je le regrette pas loin de là...

 

Dans Leolo, Jean-Claude Lanzon tirait une flèche mortelle sur toutes ces générations de Billy Elliot et d'Annie, ces enfants qui émergeaient de leur misère par un don, une chance, et trouvait enfin le véritable chemin de la vie. Dans le film de Heer, on pense à tous ces Rain Man et ces Forrest Gump, ici arrosés d'une bonne demi tonnes d'ordures...

 

Bubby a été élevé pendant 35 ans dans un appartement minable, sans jamais en sortir. Sa mère a trouvé, par le moyen de la religion, la solution pour que celui-ci ne dépasse jamais le seuil de la porte. Souffre douleur et objet sexuel (sic !) de sa moman, le vieux garçon voit un jour son père débarquer à l'improviste, cherchant à l'évincer de l'endroit. Intrigué par ce nouveau visiteur, le garçon est alors persuadé que si celui-ci provient de l'extérieur, il existe bel et bien un "ailleurs"...

 

Une réalisation au diapason pour une œuvre grinçante, infiniment dérangeante, où le spectateur semble constamment sollicité au rire, au dégoût et à la surprise. Nicolas Hope, psychopathe éponge halluciné (il ne fait que répéter ce qu'il entend et applique les actions auquel il assiste), trouve ici le rôle de sa vie.

Irrésistible et poisseux : c'est un peu Candide revisité par Bukowski.

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  • 2 weeks later...
  • 2 weeks later...

A revoir car je n'avais vraiment pas trouvé ça passionnant. Poisseux c'est sur mais j'ai souvenir de surtout un peu chiant une fois Bubby sorti de chez lui et du glauque un peu gratuit.

Candide revisité par Bukowski : tres bonne formule qui correspond bien au film.

A la première vision je ne savais rien du film (rah la surprise ) , a revoir sans doute maintenant- que je sais a quoi m'attendre

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Paye aussi ton OVNI !

 

Le film en lui-même est un choc. Le réalisateur livre une mise en scène incroyable. c'est bien simple : on EST Bubby. un travail sur le son et l'image nous est indiqué en début de film. le cadre en 2.35 filmé dans un 15 mètre carré renvoie tous les branleurs de jeunes réals aujourd'hui pleurer sur le manque de moyen afin de cacher un manque de talent.

 

Ici c'est simple, poignant, choc, bluffant, à tous les niveaux. Il y a des mouvements de caméras qui sont d'une simplicité enfantine (logique pour un tel film) qui sont fascinants. les acteurs sont, Bubby en tête, très bons. Nicolas Hope, dans le rôle titre, est INCROYABLE. Il rappelle une sorte de jack Nicholson de Shining en enfant, avec un nombre de nuances dans les mimiques mis en avant par le montage et encore une fois la mise en scène : le réal veut nous faire vivre dans la peau de bad Boy Bubby. Or, à moins d'une voix off, d'un sous titrage ou des dialogues plombant le récit, il fallait tout faire passer par l'image.

 

ET CA MARCHE ! On arrive à sentir la première pizza mangé par l'acteur, on arrive à souffrir en prison avec lui, on arrive à entendre la musique comme si c'était notre première découverte du monde. Imaginez un Forrest Gump trash, un Bernie qui découvre la musique ou un Bienvenue Mr Chance rock n'roll...

 

 

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Voilà un must-have pour défenseur de Bluray. non pas que la qualité soit exceptionnelle. mais Blue Underground nous livre sur ce support des disques HD all zone et sous titrés français inédits en France et en DVD pour la plupart (ou alors recadrés, en VF ou VO uniquement, en qualité de merde).

 

Avec ce titre, c'est un immanquable pour fan de perles à voir pourtant en groupe pour sa poésie et son côté fun. Une claque pour ma part !

 

 

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  • 6 years later...

Ah oui sept ans

 

Revu sur le BR de Blaqout qui n'est quand même pas fabuleux...je ne sais pas s'ils se sont juste contentés de reprendre le master du Blue Underground, mais ça reste assez timide. La définition est pas catastrophique, mais l'image est pas du tout nettoyée. Dommage...

 

Un film toujours incroyable, très dérangeant, parfois drôle (I'M POPE) mais j'avoue que passé la première partie, j'ai dû mal à rester dans le film. Toute la partie avec les malades et l'infirmière est quand même superbe.

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A l'époque, le film avait fait parler de lui. Les critiques de première étaient tièdes. des extraits du film passaient au journal télé. Le pauvre Nicolas Hope essayait de botter en touche quand une journaliste du cable lui demandait s'il était obsédé par les femmes à gros seins. J'ai eu la chance de voir le film en avant premiere projeté en amphithéâtre d'une fac de ciné en présence de l'acteur mais je n'ai plus aucun souvenir de la présentation qu'il a faite ni des questions du public après la projection

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