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Le couvent de la bête sacrée - Norifumi Suzuki - 1974


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Je l'avais vu tout jeune quand le film était passé sur Quartier Interdit (grande époque). Et puis bon là, j'avais envie d'une piqure de rappel vu que je suis plutôt dans une humeur Pinku...

C'est en tout cas la confirmation que la Toei, par rapport à la Nikkatsu, avait une tendance plus virulente à verser dans le Pinky, le frère violent du Pinku. Ceci dit, à part un petit paquet de Sukeban, j'ai pas cette sensation qu'il y en ai eu des masses...

 

En quête de savoir, une belle jeune femme rentre dans les ordres pour y débusquer l'assassin de sa propre mère, anciennement religieuse. Mais sous l'édifice de Dieu, les écarts sont punis sévèrement...

 

 

A la revoyure, on se dit tout de même que Suzuki a marqué un grand coup, à la fois dans le domaine de la nunsploitation (franchement à part The devils, qui en est le "fondateur", je pense qu'on peut faire difficilement mieux !), du cinéma d'exploitation japonais et du cinéma bis tout court, élevant le simple divertissement libidineux à un statut de monument baroque et pop, où même les déviances et les actes les plus démentiels retrouvent le droit d'être filmer d'une main de maître.

Tout ça m'avait déjà frappé à l'époque mais là, ça m'a semblé plus emballant que jamais : soin maniaque du cadrage, travelling circulaire, ralenti, élan lyrique ultra appuyé, envolée hallucinatoire...

Il n'en découle même pas une prétention pédante, Suzuki allant jusqu'à injecter des relents d'humour tantôt ironiques, tantôt plus triviaux (les deux vicelards déguises en nonne violant la mère supérieure ). C'est inspiré, c'est beau, c'est fou et ça ne s'arrête jamais (les tortures ultra sm renvoient aux pratiques barbares de l'inquisition et le prêtre de l'établissement est un Raspoutine libidineux qui ne croit plus en Dieu après avoir vécu Nagasaki et préfère s'abandonner au vice), même quand la dernière partie flirte très méchamment avec le cinéma gothique italien.

Y'a d'autres nunsploitation sympa au pays du soleil levant par ailleurs ?

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  • 6 years later...

6 ans après (oh putain ) je pose toujours la question ci-dessus

 

Je pensais attendre une éventuelle sortie HD et puis bon finalement j'ai pas résisté. La copie en l'état est toujours très belle, c'est plutôt rassurant...

Quant au film, je l'ai un peu revu à la baisse alors ok visuellement c'est époustouflant et ça dévoile des trésors d'ingéniosité mais qu'est ce que c'est lent c'est censé durer 1h20, j'ai eu juste l'impression que ça faisait le double ! Au milieu de scènes réjouissantes, c'est quand même pas très vif, la musique est assez naze et la construction pas toujours très adroite (la grande méchante qui débarque au dernier moment...). Bon, n'empêche que ça reste sans problèmes un des meilleurs films de nunsploitation...

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Oui, il y a une poignée de Roman Porno nunsploit. Comme ça vite fait, on peut citer Runa's confessions de Masaru Konuma featuring un méchant prêtre occidental rouquin (les pires), Wet and Rope de Koyu Ohara, Sins of Sister Lucia du même Ohara, Catholic Nun's Rope Hell de Katsuhiko Fuji... chez la Toei, il y a Torn Princess de Yuki Makiguchi et puis bien sûr il y a des épisodes des Joy of Torture avec des bonzesses.

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