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Get Him To The Greek - Nicholas Stoller (2010)


Messages recommandés

La "suite" de Forgetting Sarah Marschall donc, toujours produite par Apatow, et centree cette fois-ci sur le perso de Russell Brand, qui avait completement vole la vedette aux autres dans le premier film. C'est donc tout bonnement a un Brand show auquel on droit pendant 1h30, faisant presque de l'ombre a Jonah Hill. Ca part vraiment en roue libre a partir de la, suivant un peu les traces d'un Hangover (un but simple a atteindre, et du nawak plus ou moins trash pour remplir les 80 minutes restantes). C'est malheureusement pas super prenant pour inspirer la sympathie sur la longueur.

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ah bah oui donc c'est le même réalisateur que Sarah Marshall, je savais pas.

bon je l'ai vu en VOSTCZ donc j'ai du louper des blagues, mais globalement j'ai bien aimé, j'ai pas trouvé ça long, le perso d'Aldous Snow m'ennuyait un peu dans Sarah Marshall (bon parce qu'il se faisait Kristen Bell ce qui n'arrangeait rien, enfin pour moi) et là bah ça passe bien et puis j'aime Jonah Hill mon petit Cyril américain, qui pour une fois n'a pas un rôle d'ado, ça fait du bien.

Pis les scènes avec Diddy sont marrants.

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  • 2 weeks later...
  • 2 months later...

Bon, dans l'ensemble ça oscille entre le bien, le pas-mal et le n'importe-quoi.

 

Plus ça vient moins moins ces derniers films produits par Apatow me semblent écrits. Il y a une situation de départ, une situation de fin, mais entre les deux on a l'impression de voir des scènettes qui partent dans tous les sens, tout en donnant l'impression au spectateur qu'elles auraient pu être poussées bien plus loin...

Ce ne sont pas des scénarios évolutifs. Il y a un point A et un point B, et entre les deux ça n'avance pas, et le lien entre le point A et le point B est une sorte de "prise de conscience" finale qui permet de faire le lien, ce qui permet aux auteurs de bourrer le film de tout un tas de scènes patraques entre les deux, et de sauver leur projet au dernier moment. Ça pourrait être une liberté que s'octroie les scénaristes, un truc beau, sauvage, mais au final le spectateur est surtout confronté à une sorte de flottement, d'autant plus agaçant que ce genre de film se finit toujours d'une manière super classique

(inversion des valeurs prônées au départ, discours moral, fin du conflit intérieur du personnage).

 

 

La meilleure partie du film n'en reste pas moins le début, la présentation du personnage d'Aldous Snow, le reportage sur son dernier et infâme clip, puis la réunion de travail dans la maison de disques, quand Stoller nous donne à voir la manière pitoyable et cynique dont sont gérées aujourd'hui ces Majors aux abois.

Après, ça part en vrille... Trop. Ou pas assez. Je sais pas, il manque un brin de folie, ou de méchanceté pour qu'un tel film fonctionne vraiment.

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"Pinapple express" ou tous les films d'Appatow lui-même...

 

D'accord, sinon, pour le côté finalement fort moral du produit en question. Mais, une fois encore, comme toutes les productions et réalisations du sieur Judd : une forme décapante qui ne cherche même pas à camoufler un fond extrêmement réac.

Pour autant, ce "Get him to the Greek" dégage un côté désenchanté et mélancolique qui en fait quelque chopse de doux-amer, parfois triste et finalement touchant...

 

Même que ça ne m'étonnerait pas de prochainement voir Russell Brand dans un emploi plus sombre que d'habitude. Il en a l'étoffe...

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Réac, réac, t'y vas un peu fort, y'a rien de réac dans l'idée d'atteindre le bonheur via l'amour et/ou le mariage (y'en a pour qui ça marche, si si), après tout ce sont des films de studio a plusieurs millions de dollars, ça ne me choque pas que les films se ferment sur un aspect un peu moralisateur. Ça me fait juste parfois un peu chier, mais c'est aussi comme ça que fonctionnent les scénarios Hollywoodiens, basés le plus souvent sur un renversement des valeurs, ou une situation positive/perte de repères/retour à la balance.

 

Ça serait condamnable si c'était des petits films indés.

Mais dans l'état, on s'attend quand même vachement à ça.

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Ah ben si, c'est, pour moi, un ciné clairement réac.

Ce qui n'enlève rien à la qualité formelle de ses films qui bénéficient, pour la plupart, des meilleurs dialogues ces dernières années, tous genres confondus (mais fait d'autant plus tiquer entre la vulgarité entendue et ce qui est finalement proné).

 

Mais la morale Appatow, nous martèle quand même, entre autres (attention spoilers) :

- que c'est bien de rester puceau jusqu'au mariage, dusse-t-on attendre la quarantaine pour ce ("40 year old virgin").

- qu'il est préférable d'enterrer ses rêves d'ado et se choisir un job pépère plutôt que continuer à faire la chouille avec ses potes irresponsables ("Knocked up", dans lequel la simple allusion à l'avortement est considérée comme proche du satanisme).

- qu'une femme doit rester avec son mari, même s'il la trompe de manière éhontée, plutôt que retourner avec un ancien copain - ce qui ferait exploser la cellule familiale ("Funny people", où le rôle de la femme en question est, de plus, jouée par la propre femme d'Appatow).

 

Si ce n'est pas un éloge du renoncement...

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moui enfin il te pousse pas non plus dans les orties le père Appatow.

puis réduire Appatow à 4 ou 5 films "familiaux/amicaux" alors qu'il a produit des tas de films débiles à coté c'est pousser le bouchon pas très loin.

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Nulle question d'être poussé dans les orties par un bouchon (si j'ai bien compris)...

Juste de constater le conservatisme d'Apatow (qui, sauf erreur, ne s'en cache d'ailleurs pas), lequel n'empêche nullement d'apprécier ses films.

Après, bon, c'est pas non plus comme si c'était vraiment important. Mais quand on dit "Apatow, ciénaste subversif", il y a de quoi sourire (m'étonnerait pas qu'il vote républicain, tiens)...

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"subversif" est un mot que j'ai vraiment du mal à cerner et que j'aime pas du tout ! je sais pas ce qui est subversif et ce qui ne l'est pas...

 

En tout cas pour Appatow, je fais partie du camp des "je trouve pas ses films conservateurs", dans le sens ou j'ai l'impression qu'il montre des histoires sur des modèles qui peuvent marcher, et non pas normatif, si je m'en souviens bien. Mais pour moi ce sont surtout des films complètement débiles (dans le sens noble du terme!) et ce que j'en retiens. A vrai dire je ne me souviens même pas de la fin de la plupart de ses films!

 

Mais celui dont je me rappelle le mieux, c'est 40 ans toujours puceau, et j'ai vraiment pas eu l'impression que la moral du film était qu'il fallait rester vierge jusqu'au mariage, mais juste qu'il fallait être honnête avec soi même et savoir s'accepter pour accepter l'autre, y compris si ça doit passer par 40 ans de virginité.

 

et sinon on peut voter républicain et avoir un esprit progressiste et original ! j'ai même ouï dire que Matt Stone avait des idées plutôt pro-républicain.

 

Mais bon, tout ça ça nous dit pas Verhoeven et Snyder sont des nazis

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T'inquiète, je ne sais pas plus que toi ce qui est subsversif, ce qui ne l'est pas et encore moins ce que signifie véritablement le terme (mais ça fait bien à employer).

 

Sinon, je ne tiens pas à faire le procès d'Apatow, j'aime plutôt bien le bonhomme et certaines de ses productions représentent ce qui m'a fait le plus rire au monde ("Anchorman", "Rocky Bobby", "Walk Hard" et j'en passe).

 

J'éprouve simplement une gêne devant le discours (tel que je le ressens) de certains de ses films, qui me semble contraster avec ce qui a précédé.

Et qu'il m'apparaît que ses persos "renoncent", au final, bien souvent. Mais peut-être, contrairement à ce que je crois, le réal n'approuve-t-il pas leur comportement (ne faisant que le constater) et suis-je alors une grosse burne qui ne comprend que dalle à ses films...

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on a dit pareil de Kevin Smith sur Clerks 2, où sur une scène où 2 abrutis interprétaient mal la Bible + un message de Jesus sur un mur on le qualifiait de père la morale ultra catho + le fait que l'un des héros choisisse l'amour plutôt que la vie de rêve et tout de suite il était descendu en flèche... je m'en souviens sur un forum voisin

 

puis le subversif à Hollywood ça n'existe pas.

 

et moi je suis pour l'amour et la famille tant que ça n'est pas cul cul la praline.

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En tout cas pour Appatow, je fais partie du camp des "je trouve pas ses films conservateurs", dans le sens ou j'ai l'impression qu'il montre des histoires sur des modèles qui peuvent marcher, et non pas normatif, si je m'en souviens bien. Mais pour moi ce sont surtout des films complètement débiles (dans le sens noble du terme!) et ce que j'en retiens. A vrai dire je ne me souviens même pas de la fin de la plupart de ses films!

 

Mais celui dont je me rappelle le mieux, c'est 40 ans toujours puceau, et j'ai vraiment pas eu l'impression que la moral du film était qu'il fallait rester vierge jusqu'au mariage, mais juste qu'il fallait être honnête avec soi même et savoir s'accepter pour accepter l'autre, y compris si ça doit passer par 40 ans de virginité

Rien à rajouter.

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