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Querelle - R.W Fassbinder - 1982


Jeremie
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Genet / Fassbinder : le genre d'association de génie comme on a rarement vu au cinéma, autant que Pasolini & Sade, ou Fellini et le mythe de Casanova. Un éclair morbide, un dernier coup de lame posthume alors que son auteur s'imaginait déjà adapter Bataille ou les révoltes de Rosa Luxembourg.

 

Querelle est marin sur Le vengeur, qui vient de se poser sur Brest. A peine les hommes à bord du rafiot ont-ils débarqué que tous les yeux sont rivés sur la Feria, un bordel sordide tenue par une maquerelle homophobe, Madame Lysiane, fantasme desséchée se rassurant dans les bras de son amant fougueux, et frère (jumeau) de Querelle. Sorte d'Eros mâtiné de Thanatos, et d'un rien de Narcisse, Querelle attire les regards, du mari sodomite et musculeux de Madame Lysiane, en passant par son commandant de bord, éperdument amoureux de lui. Ego brûlant, pulsions brutes et fièvre des corps se propagent dans les rues de cette Brest couverte de rayons crépusculaires et de phallus dressés...

 

Le résultat est inspiré, fiévreux, habité de bout en bout (curieuse b.o résonnant comme un écho lointain, décors de studios oppressants...) par un esprit retord et bouillonnant. On est loin des drapeaux roses des années folles : ici, le fantasme homosexuel est violent, transpirant, voire morbide, volontiers assassin ; la passion est ardente, consommée, mais le coup de couteau n'est jamais loin. Dernier grand rôle de Brad Davis, avant que le Sida ne l'écarte du Star System. Triste...

 

L'affiche française, remarquable de finesse

 

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Oui l'affiche française semble avoir été dessinée par les frères Zucker Il ne manque que Leslie Nielsen en marin.

Quant au film, il faudrait que je le vois un jour mais malgré la belle photo, les décors studio donnent un côté théâtral au film qui me rebute.

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Tout d'un coup, ça le fait moins

 

 

Querelle c'est supra beau mais c'est quand même un poil chiantisime

 

Ah oui ben, j'ai pas dis que c'était du speed en barre non plus. C'est du Fassbinder et encore, c'est pas son plus pesant...

 

Comme dirait notre Nicolas : "Voir un Fassbinder et allumer le gaz"

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