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Wall Street - L'argent ne dort jamais - Oliver Stone (2010)


Tomfincher
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Plus de 20 ans après un premier opus toujours aussi mordant, Oliver Stone se lance, et profite du contexte de crise financière mondiale pour donner une suite à son bébé. Idée opportuniste mais opportune ou fausse bonne idée ? Difficile de trancher tant on peut voir tout et rien dans ce "Wall Street 2"... Le film est inégal, bancal, arrivant à attirer la sympathie voire la jubilation autant qu'il peut, par moments, énerver.

 

Dans les points forts, déjà, le plaisir de retrouver Gordon Gekko. Personnage emblématique du cinéma des années 80, Oscar en son temps pour Michael Douglas, salaud qu'on adore détester, il porte le film à bout de bras. Il a vieilli, sort de prison, a changé, mais pas tant que ça. Il fait toujours preuve d'un sens de la formule qui fait mouche et ne s'est pas transformé en l'Abbé Pierre après ses années au placard, rassurez vous ! Face à lui, Shia laBoeuf tient plutot bien la route. Son perso est bien croqué, même si sans grandes surprises, sorte de transposition du Bud Fox joué par Charlie Sheen dans le premier film, et le tandem avec Douglas fonctionne bien. Pour le reste du casting, on a également du trois étoiles à tous les étages, croisant notamment Frank Langella, Susan Sarandon, Eli Wallach, et surtout Josh Brolin, impeccable de froideur et de cynisme.

 

Reste qu'on a beau avoir une brochette de persos attractifs, il faut bien un scénario pour faire évoluer tout ce petit monde. Et là, le bas blesse un peu. Le film se perd un peu dans plein de directions, voulant à la fois aller là où on l'attend (la peinture de la crise actuelle) tout en tentant de surprendre son spectateur (je préfère ne pas trop en dire). Il en ressort un truc un peu hybride, avec plusieurs incohérences (la fille qui déteste son père, ce qu'il représente, mais qui sort qd même avec un trader de Wall Street !!!), quelques facilités, bref, on est quand même assez loin du mordant et de l'efficacité du premier... De même, au niveau du ton, on ne sait jamais vraiment trop ce que Stone a voulu faire, entre condamnation d'un système, mais amour d'un personnage trop beau, entre cynisme et rédemption, je crois que lui-même s'est un peu perdu en voulant contenter tout le monde.. Enfin, au niveau du rythme, le film a tout de même quelques longueurs (il dure 2h15), et, là aussi, on aurait aimé aller plus à l'essentiel, comme avait pu le faire le premier volet en son temps...

 

Un film donc assez imparfait, avec pas mal de petits défauts, mais dont aucun ne m'a semblé rédhibitoire au final. Malgré des aspects baclés, on prend toujours plaisir à retrouver cette vieille trogne de Gekko. Le script, bien que brouillon, a également pas mal de choses à dire, et offre suffisament de bonnes choses à se mettre sous la dent pour qu'on ne boude pas son plaisir. La mise en scène est à la hauteur, Stone étant relativement sobre, mais toujours assez inspiré. Bref, un film pas forcément au niveau de son prédecesseur, mais tout de même une suite honorable, avec ses bons moments, et qui contentera tous les fans de Gordon "Greed is good" Gekko !

 

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Non mais ça va, je me suis enquillé je sais pas combien de saisons de "Mon oncle Charlie" où il passe son temps avec une fille au bras et un verre à la main, donc c'était pas non plus une révélation de le voir là comme ça !

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Oui puis bon, il est quand même bien présent dans le premier. C'est pas comme s'il s'agissait d'une apparition de Paris Hilton.

J'hésite encore... c'est vraiment le film du moment à voir en salle ou ça peut attendre le statut d'home movie?

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J'hésite encore... c'est vraiment le film du moment à voir en salle ou ça peut attendre le statut d'home movie?

 

Disons que perso, c'est ce qui me donnait le plus envie d'être vu en ce moment... Après, ça peut attendre, dans le sens où ya qques jolis plans aériens de NY, mais pr le reste, je pense pas qu'une vision home cinema affadisse le film plus que ça... Mais j'étais trop impatient de tte façon

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je l'attendais pas mal aussi même si oliver stone vire au syndrome carpenter/de palma. J'ai l'impression de shia laboeuf me porte la poisse: tous les films où il joue sont au mieux pénibles (transformers 1+2) ou pire une déception à se trancher les veines (indiana jones 4). J'espère que se wall street ne sera pa sua précédent ce qu'Indy 4 est à la franchise.

Voila c'était ma comparaison improbable du vendredi.

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  • 3 weeks later...

Bizarre ce film, _a a le cul entre deux chaises. D'un côté, Stone nous montre un milieu toujours aussi pourri où les sentiments n'ont pas de mises -ce qui nous vaut entre autre une apparition delectable

 

 

de Charlie Sheen reprenant son vieux rôle, et qui est devenu au fil des ans un parfait enculé

 

 

De l'autre côté, Stone nous dit que l'amour c'est quand même cool et que l'argent ça pue mais ça peut aussi faire le bonheur.

 

Bon au final, ça fait un peu léger. C'est finalement cette vieille ordure de Gordon Gecko qui reste l'attraction principale du film, profitant du charisme toujours intact de Michael Douglas. Un Gecko qui prend néanmoins un zest d'humanité, pour le meilleur ou pour le pire.

 

Pas transcendant donc, parfois un peu longuet, mais traversé de fulgurances dont Stone a le secret.

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ah tiens opar contre j'étais persuadé que Eli Wallach était mort, donc ça m'a fait plaisir de le revoir.

 

Non non, il est âgé mais il fait des apparitions "surprise" régulières dans des petits rôles qui font toujours plaisir. Dans Ghost Writer par exemple, je ne savais pas qu'il y était et c'était marrant de le voir tout d'un coup à l'écran!

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  • 1 month later...

On sent le film monté ultra rapidos pour jouer avec l'actu. On ficelle un scénario bancal qui avance à la vas y que je te pousse. Ca parle de vengeance (avec flash back pour pas oublier le seul mort du film histoire qu'on serait trop con) de cupidité et de rédemption (enfin presque) mais au final le scénario est en carton. Je ne vois pas comment Stone a pu utiliser Shia laBoeuf. J'ai pas cru un instant à son personnage. Il n'a pas le charisme que pouvait avoir Sheen qui d'ailleurs ne sert à rien dans ce film comme beaucoup de scènes au final.

Il reste quelques très bons dialogues tous réservés à Douglas d'ailleurs et une belle fin merdique à souhait.

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  • 2 months later...

Je sais pas quoi penser du film vu que j'ai pas compris 70% de ce qu'il se racontait dedans, moi je sais pas compter mes sous donc me parler de offshore et d'autres termes financiers ça m'a un peu bloqué.

A part ça, l'histoire d'amour bof, on sait que ça va bien finir vu que Shia n'est pas un vrai méchant, ça fait plaisir de revoir Gordon (enfin perso, voir Michael Douglas tout court), même si bon c'est pas pareil, par contre j'ai jubilé pendant le passage chez le tailleur, enfin pour pas griller, toutes cette phase.

L'enculade et les autres coups bas sont moins forts que dans le premier et donc finalement on a un film un peu oubliable.

 

et faudra qu'on m'explique quel est l'interet qu'a eu Oliver Stone de se filmer, c'est pas que je ne lui accorde pas le droit, c'est juste que j'ai pas saisi l'intérêt, m'enfin bon il a raison de se faire plaisir pépère.

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