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Kaboom - Gregg Araki - 2010


Jeremie
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Silence radio sur le dernier Araki...

Vous êtes trop vieux pour ces conneries ou bien...?

 

Réfutant le fait de se coller une étiquette sur sa vie sexuelle, Smith est un jeune étudiant qui voit son quotidien se bouleverser du jour au lendemain par le biais d'un rêve étrange et sans doute...prémonitoire. Pendant que les corps se mélangent, la pression monte : la fin du monde serait-elle proche ? Rien n'est moins sûr...

 

Après un décalage intimiste ma foi très remarqué, Araki revient à ses premiers amours déjantés, ceux qui ont fait sa marque et son image, ses fans aussi. Un cinéma se frayant un passage au milieu des générations perdues et des âmes lubrifiées, au service de scénar' baroque, qui voit des éléments rattachés à la SF, au comics ou au cinéma d'horreur débarquer sans crier gare. La surprise est complète...

Le rendu est tout de même plus maîtrisé et moins désagréable que sur Nowhere ou The doom generation, plus grand public sans doute, moins underground...mais jouissif avouons le. Un mot m'est venu pendant la projo : Orgasmique.

Entre doigt d'honneur (putain le plan final

où la terre explose sur un fx tout naze !

et doigt tout court, il n'y a qu'un pas. Un délice.

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Silence radio sur le dernier Araki...

Vous êtes trop vieux pour ces conneries ou bien...?

 

typiquement un film pour toi (il fooooo un smyley jeremie à adoré, ou un film pour jeremie !!!), donc on attendait que tu te jette à l'eau !

 

 

ceci dit, je l'attend celui la car je suis fan de doom generation et de nowhere (moins de splendor et j'ai pas encore vu smiley face), mais vu qu'il ne passe pas au ciné ici (ya meme pas the social network...), je ferai le sale pirate qui menace l'industrie cinématographique...

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  • 3 weeks later...

Bah finalement je l'ai vu celui-là y a deux semaines et bon bah c'est pas mal. Y a du nichon, une sorcière française, des références douteuses à des groupes de noise, et du dickhead à foison.

 

Après, le scénario est tellement bâclé qu'on a l'impression que tout le monde s'en fout y compris le réalisateur.

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  • 3 weeks later...
  • 2 weeks later...

J'avais des doutes avant de rentrer dans la salle, mais non, KABOOM de Gregg Araki est bel et bien un excellent film joyeusement nihiliste et vraiment protéiforme ("résolument contemporain" diront les critiques les plus malins).

 

KABOOM c'est un peu comme si on regardait une série TV produite par John Waters et écrite par un Bret Easton... Ellis sous acide et réduite au montage à une durée de 1H30 (ce qui explique l'aspect "scénario dont tout le monde se fout". Ça ne m'a pas donné cette impression, au contraire, j'ai juste eu la sensation que Araki avait assez de matière pour une saison entière et qu'il a tout tassé pour que ça rentre)

 

Autre regret : le film a été vendu par son côté "cul", alors que le film au final est à 1000 lieux d'être cette "ode au sexe et aux sens" qu'on a bien voulu nous refourguer. Au final, un putain de beau film sur les ados de la LOL génération attendant le Grand Rien.

 

Un des meilleur film que j'ai vu cette année.

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  • 10 months later...

vu lors de sa sortie ciné et franchement Araki depuis Mysterious Skin c'est plus trop ça. Il donne des signes d’essoufflements, preuve en est qu'il se sent oblige de reprendre des vieilles ficelles un peu modernisé pour l’occasion mais ça tourne en rond, rond, rond, rond, rond, rond...

 

Pas loin du caca mais comme c'est Araki je ne serais pas aussi ferme et définitif.

 

Un projet ? ... non rien depuis 2010, encore un réal mort pour moi

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Rrhoo, faut pas exagérer non plus, hein.

 

C'est vrai que ce Kaboom sent un peu la redite et qu'on a parfois l'impression que l'équipe avait égaré son script (notamment toute la partie finale).

Mais il y a quand même, par instants, une sacrée ambiance à la Lynch qui :

- en fait la meilleure adaptation officieuse de Bret Easton Ellis (s'il y en a un pour s'atteler à Suite impériales, c'est d'ailleurs bien lui)

- fait espérer que le réalisateur ose un jour tourner un pur film d'horreur, sans second degré ni effets kitschs.

Sera-ce alors encore un film d'Araki ? objecteront, du coup, certains...

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  • 4 months later...

Bon ben gigantesque

 

 

pour ma part.

 

Je viens de voir le film ultime entre Brett Easton Ellis, Lynch, Richard Kelly, Roger Avary, Mel Brooks, Orson Welles et Dieu.

 

Je suis un gros fan de "Doom Generation" (bien que le procédé de final apocalyptique soit assez factice, efficace, mais factice) j'avais été relativement contemplativement dubitatif devant "Nowhere" (mais bon, vu en salle pourrie, en descente d'acide, dans un climat apocalyptique de quatre spectateurs dont deux clochards bien imbibés, donc je ne sais plus trop...), je m'étais fais copieusement chier à "Splendeur", je n'avais pas vu les autres, Araki étant devenu pour moi une espèce de gadget rigolo mais de moins en moins quand même.

 

Là je viens de me prendre une bonne mandale, mais comme il est tard je vais aller vite.

Comme d'habitude c'est super bien filmé, comme d'habitude ça joue sur des trucs de cul qui ne vont nul part et qui sont à peu près aussi démonstratifs que le plus soft des albums de Titeuf. Par contre contrairement à la bouillie intellectuelle et beauf du personnage de BD sus-nommé, Araki utilise le cul dans une optique de déstabilisation/fascination digne des plus grands illusionnistes. Tu vois mon doigt ?

 

Et niveau illusion, on est vite perdu quand la comédie ado cède la place à la dépression puis au complot, puis à une lesbienne sorcière, puis à des masques d'animaux, puis lorgne vers du Otomo, puis vers le regard torve d'une pseudo divinité et KABOOM.

 

Ce film c'est tout ce que "Fight Club" a raté dans les grandes largeurs, tout ce que les Butcher Brothers ont à apprendre, techniquement parlant.

 

Ah oui faut pas oublier que, les acteurs sont excellents. Je veux épouser Juno Temple et lui faire un marathon de sweet sweet love, Thomas Dekker passe le film à ressembler à Damon Albarn, James Duval vieillit trop bien (je déteste ce gars à la base), les nanas sont à tomber, les gars sont beaux, tout le monde joue au diapason.

 

Merci Gregg !!!!

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