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El habitante incierto - Guillem Morales - 2004


Jeremie
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Par le réalisateur des Yeux de Julia, "giallo" espagnol sorti en début d'année et relativement passé inaperçu. Celui-ci n'a même posé un pied en france...

 

Felix vient de rompre avec sa petite amie, se retrouvant à présent seul dans sa (trop) grande et belle maison. Un soir, un inconnu lui demande d'utiliser son téléphone : Felix accepte...avant de voir l'individu disparaître quelques minutes plus tard ! Le jeune homme est alors persuadé que l'étrange personnage se cache dans la maison...

 

Un suspens diabolique il faut bien l'avouer, pour un film parfois un peu casse-gueule (la seconde partie

où les rôles sont inversées, est assez curieuse

) et à la perversité prononcée. Quel étonnement de voir d'ailleurs le réalisateur Agusti Villaronga (réalisateur de In a glass Clage et de El Mar) dans le rôle de l'homme de l'ombre. On sent bien la différence de ton dans ce thriller à l'espagnol, qui ne se prend pas l'envie de tout récapituler bien distinctement à son spectateur, qui a bien intérêt à suivre l'intrigue à base de cache-caches parfois éprouvants. Et la dernière image est

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Je n'avais pas trop aimé le film à Sitges justement. Malgré une première partie excellente j'ai trouvé le reste un peu vain mais bizarrement depuis quelques temps je rêve de le revoir. Je viens de le pécho donc je ne vais tarder à lui donner une seconde chance...

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  • 1 month later...

Dans la série "les Espagnols ont tout compris au cinéma de genre" je demande Guillem Morales, protégé de Guillermo Del Toro qui vient de produire son superbe LES YEUX DE JULIA, sorti en catimini au cinéma chez nous il y a quelques mois et que je viens seulement de découvrir, un "thriller" sur une femme perdant la vue et qui enquête sur la mort de sa soeur jumelle, elle-même déjà aveugle et retrouvée morte, pendue et soi-disant suicidée dans des circonstances mystérieuses...

 

J'ai vu ce film un peu par hasard et quel choc, une mise en scène de fou, aussi millimétrée qu'un film japonais de la grande époque (non pas les années 80), un montage imparable, des acteurs superbement dirigés, un scénario tout aussi énorme qui enchaîne les twists avec un rythme de métronome, un jeu sur la lumière et le son digne des plus grands giallos, bref un pur plaisir sadique de bout en bout, sans oublier une certaine poésie, de l'émotion et des degrés de lectures divers, le tout sans jamais oublier que c'est du film de genre complètement assumé, le début a priori sérieux finissant dans un délire total, bref des surprises comme ça j'en veux tous les jours, quel pied, à tel point que je me suis dit "encore" et que j'ai donc cherché s'il avait fait quelque chose d'autre avant le bonhomme, peut-être le film qui a décidé Del Toro à le produire qui sait, et bingo, mon instinct, quasi-infaillible il est vrai, ne m'ayant pas trompé...

 

EL HABITANTE INCIERTO, réalisé quelques années auparavant, non seulement n'est pas un premier essai qui annonce son film suivant, mais est déjà un film époustouflant (du coup Del Toro n'a plus aucun mérite de l'avoir repéré, ah, ah...) : toute la mise en scène et le montage des YEUX DE JULIA sont là, avec toujours cette assurance tranquille du type qui a tout compris et qui le sait, mais qui ici rajoute au scénario diaboliquement agencé de ...JULIA un huis-clos (yeah !...) où peut s'exprimer tranquillement sa mise en scène virtuose.

 

C'est tout simple en fait : un architecte dans sa grande maison ouvre sa porte à un type qui veut téléphoner, le type disparaît d'un coup et l'autre comprend qu'il doit être encore dans la maison (immense) qu'il a lui-même construite, à moins qu'il ne soit fou et que le type ne soit qu'une matérialisation de l'amant imaginaire de sa fiancée qui vient de le quitter, et sa maison-labyrinthe une métaphore de son esprit dérangé...

 

On le voit un pur film concept jouissif, qui gagne évidemment encore en intensité du fait de la mise en scène géométrique de Morales qui s'accorde parfaitement avec tous les recoins sombres de la maison, et faites-lui confiance aucun pan ne sera laissé inexploré, ni aucun plan au hasard...

 

Mais bien sûr vous l'avez compris Morales est un petit génie qui sait parfaitement où il va, complètement conscient qu'un concept, aussi brillant soit-il, ne fait pas un film... Il veut plus, beaucoup plus, et comme dans ...JULIA pète de nouveau les plombs dans la deuxième partie et nous livre alors un truc complètement fou auquel rien ne nous avait préparé, qui va en laisser certains qui ne croient pas au genre (au cinéma ?) sur le carreau, mais les autres complètement retournés par cette oeuvre folle qui va tellement loin à tel point qu' elle surpasse allègrement son dernier essai, pourtant déjà énorme, bref EL HABITANTE INCIERTO est déjà un classique, et les deux réunis deux oeuvres incontournables du nouveau cinéma de genre mondial, qui dit mieux pour un jeunot, donc jetez-vous dessus dès que vous le pourrez, vous ne le regretterez pas !...

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Revu il y a peu avec des amis qui ont failli me flinguer avant la fin. C'est vrai que la première partie est très très très très longue et qu'on s'emmerde un peu. Puis le film dévie un peu et là mes amis y ont vu une comédie et en fait on s'est bien marré devant ce film.

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Disons que pour certaines personnes la deuxième partie n'arrivera pas à atteindre la fameuse "suspension d'incrédulité" qui fait qu'on marche à fond dans un film, même face à des scènes improbables, parce qu'on est bien dans le film et qu'on "croît" (entre guillements) au pouvoir évocateur du cinéma...

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