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La trilogie Qatsi - Godfrey Reggio - 1983, 1988, 2002


Yatta-Man
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Kikavu ? Kikèmebien ?

 

Ca fait quelques temps que j'en entends causer de cette saga de "docs" un peu particuliers, ayant pour thème l'humanité et l'environnement jouant sur l'harmonie entre images et musique de Philipp Glass, mais j'ai jamais eu l'occasion de voir.

 

J'avoue que ça m'attire, mais j'ai peur d'être déçu par une pseudo branlette intellectuelle au final. Des avis plus détaillés pour m'éclairer ?

 

Je demande ça parce que j'ai vu un coffret regroupant les deux premiers volets à pas cher (moins de 7 euros!) sur play.com et ça me tentait bien, pour savoir si je devais sauter le pas ou pas (hahaha- oui je sais je pourrais l'acheter sans avis vu le prix, mais même à pas cher, je préfère avoir un truc que j'aime bien, principe de base).

 

Pour ceux que ça intéresse:

http://www.play.com/DVD/DVD/4-/110399/Koyaanisqatsi-Powaqqatsi/Product.html?searchtype=allproducts&searchsource=0&searchstring=koyaanisqatsi&urlrefer=search

 

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Merci d'avance pour vos lumières!

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Alors, j'ai vu, je suis über fan de Koyaanisqatsi, que j'ai vu plein de fois, et qui me marque toujours autant. A égalité avec Baraka, dans le même genre. Certains jours j'écoute le score de Philip Glass en boucle.

 

Aucune branlette intellectuelle, y'a pas de commentaire, de texte, de contexte, rien. Ce sont des images sur de la musique.

 

Alors oui y'a un message, il est clair, mais faut se rappeler l'époque. On est au début des années 80, Reagan vient d'être élu, le message "écolo" n'est pas vraiment le truc à la mode ni consensuel comme il peut l'être aujourd'hui. Donc parfois une certaine lourdeur dans la démonstration, peut-être, mais ça ne me gêne pas.

 

Pour les deux autres, j'avoue que Powa m'a moins plu et marqué, quant au 3ème j'ai même pas pu aller jusqu'au bout.

Edited by Guest
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Oui pas de branlette pour le coup, c'est juste de belles images sur de belles musiques.

 

C'est justement ça que je craignais qui fasse "branlette" du genre "ouah j'ai tellement fait un bon film, c'est juste une succession d'images". Mais bon visiblement, ça n'a pas l'air d'être le cas, donc je vais tenter le coup. Merci des avis!

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ben si ça reste quand une succession de zolies zimages, avec beaucoup de ralentis et d'accélérés, sur une musique minimaliste ultra-répétitive.

donc oui c'est du touchage intello mais ça n'en est pas moins beau et émouvant (on n'imagine pas la capacité d'évocation d'un bout de fusée).

 

moi aussi j'ai préféré le premier.

le second, plutôt dédié au tiers monde, ne m'a pas du tout marqué.

en revanche, contrairement à pas mal de monde, j'ai bien aimé le dernier.

 

j'ai tendance à penser que Koyaanisqatsi doit beaucoup à Mondo Cane, dans le sens où il serait un peu le pendant "propre" et fortuné du film de Jacopetti, tout en poursuivant le même but : fasciner, émourvoir, interpeller et remettre en question le sens de la civilisation, avec de jolies images et une belle bande-son

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oui mais il faut bien avouer que les qatsi lorgnent méchamment du côté expérimental du cinoche.

alors après on peut se lancer dans un débat sans fin pour déterminer si le cinoche expérimental est nécessairement intellectuel, m'enfin pour dire les choses simplement : ce n'est définitivement pas une oeuvre qui vise au divertissement populaire

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Clair que Reggio ne prend pas ses spectateurs pour des demeurés et/ou ne fait pas appel à leurs bas instincts, comme pour la grande majorité des mondos. Ca n'est pas de l'exploitation.

Je rejoins prodigy sur la notion de cinéma. je ne pense pas que ça soit expérimental. Tu veux de l'expérimental, tu prends les travaux de Tony Conrad.

Reggio a redéfini les contours du documentaire, en le transformant en expérience visuelle, auditive mais surtout sensitive, sur la marche du temps. Au propre, comme au figuré.

Pour ma part, je préfère Powaqqatsi (une production Cannon!), plus sensible au rythme décéléré et aux thématiques développées - et le plaçage intelligent de ce train descendant en accéléré jusqu'à une belle explosion d'images. Très belle réflexion sur la notion de culture/industrie sud/nord.

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je peux me tromper, mais j'ai l'impression que vous assimilez un peu rapidement le cinéma expérimental aux branches abstraite ou structurelle, dont Conrad que tu cites fait partie.

 

personnellement j'adhère plutôt à des définitions larges comme celle de Noguez.

les Qatsi n'entrant ni dans le schéma narratif, ni dans celui du documentaire (refus d'un quelconque commentaire), tout en se focalisant sur la forme, ils y ont raisonnablement leur place.

 

et encore une fois quand tu dis que Reggio redéfinit le documentaire, je trouve qu'il doit beaucoup à Mondo Cane, non seulement dans son message, mais aussi en partie sur les moyens qu'il se donne pour le transmettre : montrer le monde dans sa démesure, ses contrastes (le civilisé et le sauvage, nature et technologie,...), son absurdité parfois, en privilégiant les images évocatrices et leur accompagnement musical. pour moi il concentre ses efforts sur les aspects les plus nobles du travail de Jacopetti et Prosperi.

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