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Django Unchained - Quentin Tarantino, 2012


Kerozene
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Bon perso j'aime les westerns et j'ai rien contre Jamie Foxx, donc c'était quand même pas trop mal parti. Et quelle tuerie ! Dès le début on est plongé dans cet univers western-spaghetti avec le générique très Leonesque et comme dit plus haut, la musique est géniale.

J'ai personnellement trouvé tous les acteurs au top, Waltz et DiCaprio en tête (et le numéro de Jackson est fantastique aussi). Je rejoindrai quand même Jérémie sur les personnages féminins qui ont une présence limitée, dira-t-on.

Mais que d'humour ! La

notamment vaut son pesant de cacahuètes. En fait, en sortant de ce film on est convaincus que le sud des États-Unis est une contrée d'arriérés dont on se demande comment ils arrivent à entretenir tous ces esclaves sans se faire tuer (question soulevée par DiCaprio dans le film d'ailleurs) :

je pense spécifiquement à l'homme de main de DiCaprio, celui qui a les chiens. Sacré morceau de connerie ce type !

 

Sentiment confirmé par le bon Dr Schultz :

"Une fois libre je te conduirai dans les contrées plus évoluées de ce pays"

 

 

Bref, un excellent Tarantino que je ne manquerai pas de revoir !

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Je viens de lire le script ce soir. J'ai releve les differences pour ceux que ca interesse, en balise spoilers donc.

 

 

- Pas mal de flashbacks en plus, surtout une grosse partie ou on voit Django et Broomhilda etre vendus separement au marche aux esclaves, pas mal de scenes assez violentes dans un enclot d'esclaves. Ensuite, il y a toute une sous-intrigue avec Broomhilda qui se fait acheter par un "honnete" bonhomme, dont le fils un peu maladroit, timide et sensible s'eprend de la belle Hilda. Ils tombent amoureux. La vie sourit presque au jeune couple. Jusqu'a ce que le mec rencontre Calvin Candie au Club Cleopatre et perde une partie de poker, soit force de miser Hilda et enfin se fasse buter par Calvin en duel. Calvin passe ensuite chercher Hilda, tentative de viol s'en suit et on devine la suite.

 

- Big Daddy menace l'allemand et Django avant qu'ils ne partent de la plantation en leur disant qu'il ne laissera pas impuni le crime d'un blanc tue par un noir, ce qui explique que Schulz et Django s'attendent au raid plus tard dans la soiree.

 

- Au moment de l'arrivee a Candyland, il y a une longue sequence supplementaire ou on voit Calvin et ses sbires buter deux esclaves pour le show devant Schultz, Django et le reste du personnel de maison.

 

- Une scene ou Stephen montre sa chambre a Django et Django lui met mechamment la pression, allant meme jusqu'a l'humiliation. Ce qui explique peut-etre encore plus a la fois la suspicion et le desir de vengeance de Stephen.

 

- Dans la bibliotheque, Stephen explique concretement a Calvin comment tourner la situation a son avantage.

 

- Le monologue du crane de l'homme africain est absent. Et c'est quand la soeur de Calvin sort de la salle a manger que l'homme de main arrive avec son fusil. Calvin leur demande de se retourner pour voir ce qui les attend. Y'a pas le cote BAM! retenue dans la scene finale.

 

- Absence complete de la fusillade dans la maison, Schultz tue Candie, Schultz se fait descendre en retour mais Django et Hilda se font juste arreter. Fondu au noir. Django est suspendu par les pieds.

 

- Stephens tripote la bite de Django et lui brule les tetons au fer rouge.

 

- Une scene de transition ou Django explique qu'il ne peut pas etre transporte a la mine dans la meme cage que les esclaves qui le tueraient.

 

- Un bout de dialogue sympa ou Django explique aux australiens qu'ils sont tout autant esclave que lui de la compagnie miniere (et au moins lui il n'a pas eu a payer son billet pour gagner l'Amerique en bateau)

 

- La scene ou Django bute tous les sbires et les consanguins du coin pendant l'enterrement, il le fait tout a la hache !

 

- Broomhilda se fait violer dans la cabane, Django debarque et bute le gars.

 

- Le showdown a la fin est mis en scene de maniere plus dramatique, Django fait exploser la baraque d'abord, organise ensuite un duel lui contre tous les blancs et Stephen (il file meme un flingue a la soeur) et flingue tout le monde (ce qui explique qu'il soit la gachette plus rapide du Sud). Pas de mise a mort uniquement pour Stephen donc, et Django finit tout le reste a la dynamite.

 

 

J'en retiens deux choses essentiellement :

 

D'abord dans le script y'a une reconstitution bien plus hardcore de l'esclavagisme. Je pense que Tarantino a choisi au final de pas trop pousser le bouchon car ca finissait par foutre un peu en l'air la balance du film. Y'a aussi clairement un choix de faire de Django et Hilda un couple beaucoup plus clean et hollywoodien dans le film final, alors que dans le script Django a un cote psychopathe (le massacre a la hache) et Hilda est une martyre (les viols et autres agressions a repetition) mais la sous-intrigue avec son aventure extra-conjuguale contre-balance maladroitement le cote conte de fee.

 

Le personnage de Stephen, on a l'impression que Sam. L. Jackson se l'est complement approprie pour faire quelque chose de tres different du script. C'est limite a se demander si QT l'avait ecrit pour lui a la base, mais apparemment c'est le cas.

 

 

Le script est dispo la : http://twcguilds.com/assets/screenplay/django/screenplay.pdf

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J'ai bien kiffé.

 

C'est pas chiant malgré la durée, la tension est constante. Je trouve la fin de trop et un peu gnangnan

 

j'aurais aimé que ça s'arrête quand il se libère

 

mais sinon j'ai passé un bon moment.

 

Bizarrement je trouve que c'est le film qui lui ressemble le moins : moins de dialogues qui claquent (y'en a, mais beaucoup de dialogues "utiles" aussi), film linéaire, et narration qui dépend beaucoup des péripéties et de l'action. Enfin bref c'est son film le plus "normal" à mes yeux, un "vrai" film dans lequel tu as des figurants, des gens qui n'ont pas 10 dialogues super ciselés à la bouche, des persos qui sont juste là pour faire avancer l'intrigue, etc.

 

Du coup j'ai passé un très bon moment mais je sais pas si j'aurai envie de le revoir comme ses autres films.

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Mouais... Loin de l'enthousiasme général pour ma part.. C'est pas mauvais, mais c'est quand même IN-TER-MI-NABLE ! J'ai eu l'impression d'avoir passé une journée entière dans le cinéma, et je dis pas ça dans le bon sens du terme. Pour le reste, du bon, du moins bon, à peu près les mêmes points forts et faibles que les autres films de QT, donc bon, on va pas revenir 100 fois dessus... Je sais pas, j'ai rien de fondamental à reprocher au film, j'ai pas passé un "mauvais" moment, mais j'en avais un peu rien à foutre aussi...

 

C'est marrant, en général (enfin avant la mode des blockbusters qui font tous 2h30), les films au ciné, on sentait des coupes, on fantasmait une version longue en vidéo. Tarantino, c l'inverse. Je sens BIEN les longueurs, et je fantasme des versions courtes en DVD... Django en 1h40, ça serait surement très chouette. En l'état, bof...

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QT a retrouvé un peu du feu sacré : son Django passe beaucoup mieux qu'Inglorious Basterds et est vachement plus supportable que Boulevard de la Mort. Bon c'est pas encore ça : on pourrait raboter une demi-heure, chaque fois qu'on dresse une table il faut s'attendre à voir le casting jacter autour, Waltz nous ressort son numéro de dandy polyglotte à la sauce cow-boy et Samuel L jackson est gênant en Uncle Bens.

 

La BO est quelconque et la fin est mal foutue.

 

 

Déjà buter Uncle Bens, c'est discutable, mais pourquoi tuer la soeur ? elle a rien fait

 

 

Mais l'histoire est simple et sympa, c'est assez rythmé pour que ça passe, Jamie Fox déchire en Black Django et c'est peut être le Tarantino le plus violent depusi Reservoir Dogs (une louche de gore à la Kill Bill en prime) et ça flingue plus que dans les deux derniers Tarantio réunis. Les clins d'oeil à l'orginal sont sympathiques (rah, le générique), même si l'absence de mitrailleuse est inadmissible. Surtout, on découvre chez Tarantino un vrai sens de la comédie : la scène du KKK en plus d'être tordante est complètement ovniesque dans sa filmo.

 

Je suis un peu réconcilié avec QT.

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Un peu pareil.

La première partie est vraiment sympa mais surtout parce que ça ne ressemble pas trop à du Tarantino, en fait (c'est un peu paradoxal, oui) : chouettes persos (les acteurs sont tous nickels), histoire linéaire qui ne s'éparpille pas, bonne ambiance de western.

 

Et puis arrive la seconde (dès que DiCaprio entre en scène, en fait) qui voit le réalisateur retomber dans ses travers (ça se met à tchater sans fin).

Encore que c'est pas tant que ça cause qui est gênant mais surtout que ça le fasse sans que ce soit intéressant : toute la deuxième heure et quelque est soudainement privée de tension et de rythme (en gros, on s'emmerde).

Jusqu'aux fusillades finales bien réjouissantes qui réveillent un peu (c'est un moindre mal).

 

QT reste, en fait, fidèle à lui-même : fort doué pour créér de sacrées figures de ciné, des scènes qui marquent et des dialogues aux oignons. Mais toujours infoutu d'écrire une histoire qui se tienne et de ne pas s'égarer vers d'inutiles à-côtés qui lui tiennent de fil conducteur (ce qui est peut-être amusant mais ne fait pas une INTRIGUE).

Enfin, c'est pas comme si on le découvrait. Et en l'état, ça reste (en ce qui me concerne) son film le plus sympa depuis Pulp Fiction...

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Pour ma part, j'ai adoré. Je reconnais que c'est long, mais Tarantino a ce truc (qui fonctionne sur moi en tout cas) d'étirer les situations tout en réussissant à les rendre fascinantes...

A part ça, pas un acteur à jeter. C'est même le meilleur rôle de Jamie Foxx depuis Collateral.

 

Et une petite remarque : Spike Lee n'est qu'un idiot.

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Spike Lee a surtout un gros problème avec les blancs. A se demander comment il arrive à diriger des non-noirs dans ses films. C’est Spike lee qui a annulé le malcom X de Norman jewison avec comme argument "ce film ne doit pas être tourné par un blanc" . Jewison en gentleman a abandonné le projet tout en déclarant que que le binoclard a tort

Ah fraternité entre les peuples quand tu nous tiens !!!

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Déjà buter Uncle Bens, c'est discutable, mais pourquoi tuer la soeur ? elle a rien fait

 

 

 

Ben si, c'est elle qui décide de l'envoyer dans la mine pour qu'il souffre pour le restant de ses jours.

Quant à Bens, il le méritait bien, je ne vois pas en quoi c'est discutable.

 

 

C'était super , même si j'attendais une dimension plus épique et des passages qui jouaient sur les silences, à la Sergio Leone. Mais Tarantino est Tarantino, du coup les silences sont plutôt rares. Pour le reste, c'est plaisant de bout en bout, c'est beau, drôle, violent, les acteurs déchirent et pour une fois les choix musicaux ne sont pas trop merdiques.

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L'un des "Tarantino" que j'ai le moins apprécié même si je ne me suis pas ennuyé (malgré la longueur du film).

Ce qui m'a géné parfois c'est peut-être certaines erreurs de casting (j'ai pas trouvé DiCaprio très crédible dans son rôle, les personnages de Moguy et Lara Lee bof bof et Foxx limite).

Samuel Jackson et Waltz sont par contre top.

J'attendais LA scène de bravoure amorcée sur le carnage final mais non.

 

La dernière scène quand Lara Lee se fait zigouiller est excellente

 

Pas mal d'apparitions très sympas (Tamblyn, Stroud, Wopat etc.)

La scène avec franco nero, oui bon hum ok

Enfin la BO Morricone/Bacalov très bien...

j'ai entendu un morceau de rap à un moment Le morceau de trop

Enfin je n'ai saisi pas cette polémique lancée par Monsieur Lee...

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Quand je regarde un film de Tarantino, je ne vois plus un film de Tarantino, mais les stratèges qui font les films de Tarantino :

Les clins d’œil, les coups de coude, les images, les dialogues, les références lourdingues qui font constamment du pied au spectateur.

 

Grace à Django Unchained, j'ai mis le doigt sur ce qui m'insupporte le plus dans le cinéma de QT : sa recherche permanente du consentement du spectateur. Derrière chaque image, ce n'est pas un réalisateur qui emmène aux forceps le public dans son univers, mais un petit chien qui se retourne anxieusement toutes les 10 secondes pour voir si son maitre est toujours au bout de la laisse.

 

A chaque fois que je vais voir le nouveau QT, j'y vais pour vérifier ce que je sais déjà : que son cinéma et ses méthodes me sortent par les yeux.

Je devrais peut-être arrêter.

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Si tu le vois comme ça, tu devrais effectivement arrêter. Personnellement, je trouve qu'il opère une réappropriation qui fonctionne remarquablement bien. Alors oui, il joue du coude envers les "connaisseurs", ce qui n'empêchent pas les "non initiés" d'apprécier ses films. Autour de moi, c'est à dire mes collègues de boulot et de manière générale les gens qui n'ont pas notre culture cinématographique, ne se sentent pas largués... de loin pas. Les coups de coude, les clins d'oeil sont à mon sens un plus pour les autres (donc nous), et Tarantino est certainement en train de citer sans arrêt ses influences sans s'en cacher, il n'empêche que par ce biais il parvient à développer son propre langage cinématographique. Et celui-ci est tout de même très efficace. Est-ce qu'il y a des stratèges derrière?`Franchement, j'en doute. Cette "stratégie" lui est propre. C'est son style, et ce depuis "Reservoir Dogs".

 

Tubby, je ne sais pas si tu a vu le film en VF ou en VO, personnellement j'ai eu un peu malgré moi l'occasion de me faire les deux versions, et autant en VF c'est une catastrophe, autant en VO il déchire l'écran!

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Bon bah j'ai trouvé ça vachement bien. Peut être un peu long pour un claquage de beignet, mais assurément très bien. L'histoire est prenante, toujours ce sens du dialogue, c'est moins relou que dans Inglorious Bastard. Jamie Foxx n'est pas exceptionnel mais fait bien le job, celui qui ressort le plus c'est à nouveau DiCaprio, vraiment impérial. Il y a des scènes vraiment jouissives, des dialogues bien amenés (j'ai adoré la scène du diner), et une histoire bien construite. Après t'as des personnages un peu faire valoir (la meuf de Django, heureusement que c'est le "but" du personnage principal parce que sinon elle sert à RIEN), ou un peu prévisibles (ce sacripan de Christoph Waltz, personnage très bon mais un peu sans surprises), mais rien de gênant après tout, beaucoup de personnages ont leur place.

 

Bref, j'ai pas boudé mon plaisir, c'était très bien. Personnellement, je préfère des mecs qui balancent de la référence à foison mais qui savent en faire quelque chose pour créer un nouveau film qu'un énième remake.

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Un bon petit claquage de beignet en bonne et due forme

 

Un très bon Tarantino, que j'avais lâché depuis le Boulevard de la Mort, que j'avais trouvé insupportable (bon, en même temps, en VO sous-titré coréen). 2h44, mais je les ais pas vues passer. C'est du référentiel à longueur de temps, mais j'ai trouvé ça quand même très cool puisqu'il s'agit plus du bonus que du fond en lui-même. En plus, la narration est plutôt claire, sans son chapitrage relou, et une mise en scène impeccable.

 

Des scènes fantastiques : celle du KKK, les gunfights, les discussions, surtout celle de la salle à manger. Un casting aux petits oignons (DiCaprio excellent, et Foxx jouissif) et un très bon dosage entre action, humour, parlotte, tension... Bien aimé comment on passe de la partie chasseur de primes à la suivante : ça aurait pu être bien plus brut, mais ça passe tout seul.

 

J'ai pas été téléporté plus que ça par la BO par contre (les deux Kill Bill et Pulp Fiction sont loin, très loin devant).

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  • 2 weeks later...

C'est bien. Tout le monde a envie de le voir. Tarantino, c'est comme Tim Burton, le cinéaste que les gens vont voir en se disant : je pourrai en parler à table pour épater les voisins, et en même temps on passe un bon moment.

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Je suis entièrement d'accord. Mais, quand tu vois la queue pour l'expo Burton à la cinémathèque, ou que tu vois l'attente qu'il y avait autour d'Alice (wow Burton, fais Alice, ça va être fort, bah on a vu) tu te rends compte qu'il a encore une aura, et qu'il fait vachement de box-office.

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C'est en cela que le film est le meilleur Tarantino: au fond, même les non-initiés peuvent adorer. Il y a tous les petits trucs tarantiniens mais un énorme quelque chose en plus. Avant tout, c'est un putain de film, avant d'être un putain de Tarantino.

On peut pas en dire autant de Dark Shadows.

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  • 3 months later...
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