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Territoires - Olivier Abbou - 2010


Jeremie
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Le premier long-métrage du réal de l'étrange mini-série Madame Hollywood, qui s'est laissé exiler au Canada pour ce faux survival/torture-porn tourné en langue anglaise...

 

De retour d'un mariage, un groupe de cinq jeunes adultes croisent les phares d'un tandem de douaniers au beau milieu de la nuit. Très vite, la situation dégénère...

 

A placer juste à côté de Martyrs et de Hunger pour situer : c'est vraiment tendu à mort, et carrément éprouvant (Abbou ne cède cependant pas aux facilités du genre, donc pas de gore) : il est clair que ce n'est pas une partie de plaisir. Or, le troisième acte parachève le métrage sur quelque chose d'assez inaboutie et d'un brin longuet

le personnage du flic à la Iggy Pop est bien dessiné mais mène vers un cul-de-sac, et aucune explication ne sera livrée aux spectateurs

et en même temps d'une noirceur assez vertigineuse. Un cast solide (c'est pas la France ça Madame) et une photo bien cradingue signée Karim Hussain.

C'est encore à découvrir au Publicis pour les parisiens, mais plus pour longtemps...

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  • 1 year later...

J’ai bien aimé malgré le côté bancal de la chose.

 

Au début, j’ai eu un peu peur.

 

Peur de me farcir un énième torture porn / survival avec, encore une fois, un réal’ qui veut rendre hommage à tout un pan de sa culture cinéphagique et se sent donc obligé de nous balancer l’indispensable « dimension politique », histoire de faire comme ses glorieux ainés (Big John, Romero, Hooper and Co).

 

Heureusement, on évite ça (enfin à peu de choses près).

 

Merci les acteurs impliqués et les personnages relativement bien écrits qui permettent aux victimes de susciter ce qu’il faut d’empathie.

 

Merci les acteurs impliqués et les personnages relativement bien écrits qui permettent aux tortionnaires d’avoir ce qu’il faut de nuance.

 

Du coup, le long processus de déshumanisation (dont on ne saura finalement pas tout à fait ce qui l’a motivé, la paranoïa des deux bourreaux me semblant un peu légère comme cause unique) a une certaine puissance (rhaaa, la torture son et lumière dans le container ! ), c’est déjà ça.

 

Et puis soudain, sans prévenir, le film bascule.

 

Ça se passe au moment où le privé dépressif entre en scène.

 

D’un coup, le film devient magique. L’alchimie opère

 

L’ambiance devient formidable. Triste, mélancolique, morne.

 

On se croirait chez Douglas Buck (qui, comme de par hasard, signe le montage du film) et c’est sacrément bien.

 

Deux premiers tiers du film : pas mal.

 

Dernier tiers du film : énorme

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J'avais maté le début, et arrêté en cours de route, pas d'humeur ce jour là pour un énième torture porn... Du coup, vu que j'ai encore le DVD qui traine dans un coin, je devrais peut être retenter le truc avant de le rendre à mon pote....

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  • 8 months later...

bon bah c'est pas mal sans être la folie.

 

A partir du privé c'est bien (magnifique séquence de course dans les bois qui rappelle Schizophrenia). Mais bon on reste dans les clous.

 

Marre des plans qui bougent dans tous les sens, marre d'une horreur pseudo réaliste avec un message sociétale.

 

ce qui m'emmerde c'est que les personnes ne se rebellent pas au début ce qui m'a rappelé que Compliance est peut être le film d'horreur le plus malsain que j'ai vu cette année et pour cause c'est une histoire vraie .

 

Dès les premieres minutes je n'ai pas cru un seul instant à la situation de départ (doigt dans le cul au milieu des bois... ) même si on nous rabâche l'argument des 500 000 disparitions par an.

 

edit : super morceau de fin

 

9ME8ISbP5iI

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