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James Bond 007 - La saga de 1962 à 2002


Desperado
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Perso je m'en fous, c'est plutôt marrant même. En balançant une James Bond noire sous couvert de progressisme alors que ce n'est que du marketing cynique, il savent que la toile va s'enflammer, ça va faire le tour de la merdosphère à base de "c'est parce que les racistes gnagnagna, Trump est un nazi gnagnagna", c'est toujours ça d'économisé sur le budjet promo, c'est un moyen d'attirer de nouveaux spectateurs et de toute façon ceux qui s'insurgent iront le voir quand même.

 

J'espère juste que ça ne sera pas un sjw fuckfest avec une James Bond panafricano-féministe luttant contre le front de libération du manspreading.

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Non mais ils peuvent très bien faire un film avec une agent secret femme sans que ça soit James Bond, non ?

 

Certes mais le retentissement ne serait pas le même. Ça sera un film de plus perdu au milieu de milliers de films.

Mais oui j'aimerais bien une belle saga avec une femme qui pète des bouches et se tapent des gars pour les foutre à la poubelle après.

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Perso je m'en fous, c'est plutôt marrant même. En balançant une James Bond noire sous couvert de progressisme alors que ce n'est que du marketing cynique, il savent que la toile va s'enflammer, ça va faire le tour de la merdosphère à base de "c'est parce que les racistes gnagnagna, Trump est un nazi gnagnagna", c'est toujours ça d'économisé sur le budjet promo, c'est un moyen d'attirer de nouveaux spectateurs et de toute façon ceux qui s'insurgent iront le voir quand même.

 

J'espère juste que ça ne sera pas un sjw fuckfest avec une James Bond panafricano-féministe luttant contre le front de libération du manspreading.

La saga ayant toujours surfé sur la tendance du moment, c’est quasi certain qu'on aura ce que tu décris !

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En tout cas le fait que Phoebe Waller Bridge ait fait une passe sur le scénario me donne un peu d'espoir. J'aime beaucoup Fleabag et Killing eve donne une bonne idée de ce qu'elle peut faire dans le registre espionnage.

 

Et puis il y a déjà eu un james bond noir. Le film s'appelait xxx 2 et c'était chouette (bon pas vraiment mais le james bond de lee tamahori était affreux aussi)

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  • 2 years later...

Actuellement en train de me refaire toute la saga. En fait, j'en ai vu plus que je ne pensais.

On commence avec les 60's!

 

James Bond 007 contre Dr No :

Une sympathique série B, un peu fauchée, qui donna naissance à un des personnages les plus importants de la Pop culture depuis plus d'un demi-siècle. Il suffit de pas grand chose pour le créer: le thème musical (qui n'est pas de John BARRY, soit dit en passant), le matricule, la vodka-martini, le "Bond, James Bond", la séquence avec le gun barrel...  Avec le recul, étonnant de voir que tout vient de ce petit film, à la réalisation honnête et carrée mais sans génie. Son principal atout étant clairement le charisme de son interprète. Le spectateur qui le découvre maintenant serait certainement déçu, mais si on le replace dans le contexte, c'est un  bon film d'action dépaysant, même si ce n'est pas encore réellement un James Bond.

 

Bons baisers de Russie:

Bien meilleur que Dr. NO. Les moyens accordés par la production sont bien plus conséquents, ce qui se traduit par des séquences d'action plus spectaculaires, des décors plus impressionnants ... L'intrigue est bien plus intéressante est est une réelle histoire d'espionnage: 007 se fait manipuler pendant la majeure partie du film par le SPECTRE. Cette organisation criminelle apparait enfin (seulement évoquée dans Dr. NO) et montre ce qu'on attend d'un méchant dans un James Bond: chef charismatique (même si on ne voit pas son visage), des hommes de mains patibulaires et réellement menaçants pour 007, qui existent à l'écran et ne sont pas de simples figurants. On voit enfin les gadgets de Q (dans Dr. NO, il n'était qu'armurier), il y a une vrai séquence de pré-générique... Ce n'est pas encore parfait, mais ça s'en rapproche.

 

Goldfinger:

Souvent considéré comme un des meilleurs, Goldfinger fourmille de moments cultes: le corps recouvert d'or de Jill Masterson, première utilisation de l'Aston Martin avec tous les gadgets (également première séquence où Q montre les gadgets dans son labo), un méchant mégalomane (un peu ridicule également) qu'on croirait issu d'une B.D, l'homme de main Oddjob avec son chapeau...etc.

On a enfin une chanson digne de ce nom au générique! Goldfinger est réellement le film qui définit ce que doit être un James Bond! Pas grand chose à reprocher à cet opus, à part sa vision de la condition féminine. La façon dont 007 traite Pussy Galore met mal à l'aise (il la viole pour la ranger de son côté!). Rétrospectivement, les James Bond de cette époque ont été beaucoup critiqués pour leur machisme, critique exagérée pour les précédents opus, mais justifiée ici.

 

Opération Tonnerre:

Un James Bond qui rentre dans la catégorie des "Bon, mais sans plus". Parmi les défauts du film, les antagonistes: ils ont la lourde tâche de passer après Auric Goldfinger et Oddjob. Sans être mauvais à l'écran, ils sont bien moins impressionnants que leurs prédécesseurs. L'intrigue n'est pas exceptionnelle et n'a pas très bien vieillie: cette histoire d'armes atomiques volées fait très cliché de nos jours (à l'époque, certainement moins). De même, le jeu de chat et de la souris auquel se livrent Bond et Largo parait assez fade par rapport à celui entre 007 et Goldfinger. Quand au cadre de l'histoire (les Bahamas) rappelle un peu trop celui de Dr. NO (La Jamaïque). Rétrospectivement, on se rend compte que la plupart de JB qui suivront calqueront leur trame narrative sur Opération Tonnerre ou Goldfinger.

Mais ça reste cependant un excellent film d'action avec de nombreuses séquences cultes: Le Jetpack, le vol des bombes, la piscine remplie de requins, le climax avec le combat entre les hommes-grenouilles... Les scènes sous-marines, qui constituent un des points forts du film, ont été réalisées par Ricou Browning: acteur/cascadeur/réalisateur spécialisé dans ce type de séquences, il incarnait "L’Étrange Créature du Lac Noir" dans le film homonyme et signera "Mr No Legs", un nanar avec un cul-de-jatte karatéka (un film qui fait rêver sur le papier, mais s'avère assez chiant).

Sinon, comme d'habitude, James Bond agit comme un mufle avec les femmes: notamment, il monnaie le silence d'une infirmière en échange de faveurs sexuelles...

 

On ne vit que deux fois:

Encore un très bon cru de la saga: l'histoire a été écrite par le célèbre auteur Roald DAHL qui a pondu une intrigue intéressante avec d'excellentes idées (le repaire dans le cratère, la fausse mort de Bond...). Le gros atout du film étant Donald PLEASANCE dans le rôle de BLOFELD qui, malgré un temps de présence réduit, s'impose comme le meilleur ennemi de 007. Sa présence avait été teasée lors des précédents opus (on ne voyait que ses mains et son chat) et son apparition aurait pu tomber à plat, mais le talent du comédien en fait un des meilleurs moments de la saga.

Par contre, pour le reste du SPECTRE, c'est pas ouf': les bad guys sont plutôt transparents, même la JB Girl qui essaie de tuer 007 est insipide malgré le charisme de la comédienne. Mais il y a de très bons moments d'action qui restent impressionnants, même de nos jours: la bataille aérienne avec l'hélicoptère Petite Nellie, l'assaut sur la base de SPECTRE...

 

Au Service Secret de Sa Majesté:

Premier gros faux pas de la franchise! Le principal défaut est évidemment George LAZENBY: ce type doit être une des plus belle erreur de casting existante. Il n'a clairement pas le charisme et la présence physique pour incarner 007. Cependant, à sa décharge, ce sont les producteurs qui l'ont choisi et il a la lourde tâche de passer après Sean CONNERY ce qui est mission impossible.

Le film est d'une structure déséquilibrée, avec une intrigue bizarre qui est résolue d'une manière peu crédible (certes on est dans un James Bond, mais il y a des limites). Durant la première partie, qui est trop longue, BOND tente d'infiltrer incognito le repaire de BLOFELD à la manière d'un film d'espionnage classique, mais sans l'efficacité narrative d'un Bon Baisers de Russie. Le second acte est, par contre très réussi avec les nombreuses séquences d'actions dans la neige des les Alpes Suisses, qui offrent un décor original et intéressant. Par contre, la résolution de la menace est torchée en une seule scène dans le bureau de M! Il y a dû y avoir un problème de script ou autre chose pendant le tournage. Ou bien, les scénaristes ne savaient vraiment pas conclure leur histoire.

Autre chose très déséquilibrée, la romance avec Tracy: si Dianna RIGG est un excellent choix de casting (peut-être le meilleur pour une JB Girl), les séquences s’enchainent sans que l'on sente une réelle alchimie entre les personnages. Le script n'aide pas réellement, la plupart de leur rencontre intervenant "par le plus grand des hasard" et l'ensemble faisant très téléphoné. C'est dommage car cela permettait d'explorer une autre facette de BOND. Après tout, c'est un être humain qui a des sentiments et une vie privée. Concernant les méchants, le choix de Telly SAVALAS en BLOFELD et de sa "femme" de main est plutôt réussi, il n'y a pas grand chose à leur reprocher. Il y a le problème de continuité avec le précédent opus (BOND et BLOFELD sont censés s'être déjà vu dans On ne vit que deux fois) mais qui est excusable: le processus de production cinématographique de l'époque était loin d'être aussi industrialisé que maintenant (on parle d'un film des 60's, pas du MCU).

Un peu déçu par cet opus qui propose des choses intéressantes pour renouveler la série, mais se vautre sur d'autres.

 

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Les 60's, pas de gros reproche à faire (même sur Au Service Secret de Sa Majesté qui au moins essaie de faire du neuf)

Les 70's, c'est différent

 

Les Diamants sont éternels

C'était laborieux. Après le semi-échec d'Au service secret de Sa Majesté, les producteurs ont souhaité revenir à une formule plus classique: ils ont donc fait du Goldfinger, en moins bien.

Le script est inutilement compliqué avec ce trafic de diamants qui serait l’œuvre d'un sous-Howard HUGHES mais en fait c'est Spectre... etc. Alors qu'il ne s'est passé que 4 ans depuis On ne vit que deux fois, Sean CONNERY semble avoir pris un gros coup de vieux. Il est toujours charismatique, mais semble beaucoup moins fringant. Charles GRAY reprend le rôle de BLOFELD après Donald PLEASENCE et Telly SAVALAS, il fait le job mais reste très en dessous de ses prédécesseurs. Quand au duo d'homme de mains, WINT et KIDD, je préfère ne pas en parler tant ils sont ridicules. Certes, cela les rend originaux dans la saga, mais c’est pas crédible à l’écran. (A noter que WINT est interprété par Bruce GLOVER, le père de Crispin). Les JB girls sont assez oubliables, à l'exception du duo Bambi et Perle Noire, mais qui n'apparait que durant une unique scène. Les scènes d'action ne sont ni intéressantes ni palpitantes. Même si la scène de poursuite dans Las Vegas est assez dynamique, elle est beaucoup trop classique pour un James Bond et donne lieu à un des plus beau faux-raccord du Cinéma.

 

Vivre et Laisser mourir

Pas génial non plus!

1er BOND avec Roger MOORE qui fera 7 films d'affilée pour la franchise (record inégalé à ce jour). C'est pas forcément la période préférée des fans: l'acteur succédait à CONNERY, chose peu aisée, et les auteurs ont essayé de coller à la mode de l'époque, en l’occurrence la blaxploitation (suite au succès de Star Wars ils essaieront de faire de la SF quelques années plus tard dans Moonraker et le résultat est assez infâme dans mon souvenir).

Pourtant, le film commence bien: la chanson du générique a été composée par Paul CARTNEY & WINGS et est certainement une des meilleurs de la saga.

Il y a aussi un problème spécifique à la France: Roger MOORE est toujours par Claude BERTRAND avec sa très belle voix. Le problème est qu'il donne au personnage un second degré absent de la version originale. C'était parfait pour Amicalement Votre, beaucoup moins dans James Bond.

L'histoire est assez ridicule: au lieu d'un milliardaire mégalomane ou d'une organisation secrète, on a un vulgaire trafiquant de drogue qui veut juste envoyer sa marchandise en contrebande. Pas de chantage au monde entier, ni de tentative de déstabiliser l'ordre planétaire. C'est dommage car l'acteur fait preuve d'un réel charisme à l'écran, mais son personnage est trop mal écrit. Et que dire du retournement à la moitié du film qui s'avère franchement ridicule!

Du côté des hommes de mains, c'est plutôt réussi: on a un manchot tiré à quatre épingles avec une pince coupante au bout du bras, ainsi qu'un Baron Samedi issu du folklore vaudou. Ils sont malheureusement un peu trop sous-utilisés. Pour les JB girls, on a Jane SEYMOUR qui campe une tireuse de cartes dans un rôle assez inattendu et intéressant, sans non plus atteindre des sommets.

Mais le vrai problème est, selon moi, la réal' et surtout le montage: il y a des moyens financiers conséquents qui se voient à l'écran, Guy HAMILTON a déjà filmé deux autres James BOND et sait ce qu'on attend de lui. Mais les scènes d'action sont globalement molles à l'écran. Le plus frappant est la scène de poursuite en bateau qui beaucoup trop longue et absolument pas palpitante, alors que les cascades et la prise de vue sont réussies

 

L’Homme au pistolet d’or:

Ce film a un potentiel énorme, mais totalement gâché par un traitement mou et fainéant. Prendre Christophe LEE pour incarner le méchant est certainement une des meilleurs idées de la série. Surtout que son rôle (un tueur à gages d'élite à l'arme spéciale) est original et change de la nomenklatura de SPECTRE. Son homme de main est également très bien trouvé, l'acteur français Hervé VILLECHAIZE, nain au sourire sadique. Il y a également quelques bonnes idées: la base secrète du MI6 dans l'épave du Queen Elizabeth, la cascade automobile avec la vrille, la balle d'or avec le matricule 007...

Mais dans l'ensemble, c'est chiant!

Le script est indigent et se contente d'être une simple course-poursuite avec un Mac Guffin. Les JB Girls sont particulièrement insipides. Ce sont les mêmes personnes qui se sont occupées du montage de Vivre et laisser mourir: on retrouve ce sentiment de scènes d'actions (d'ailleurs rares) trop longues et molles.

Mais si on peut (presque) excuser certains défauts, il y a aussi de sacrées idées de merde qui ne passent pas: les scènes de karaté ne servent à rien et sont ridicules car il est visible que Roger MOORE ne connait pas cet art martial. Mais le pire est le retour du Shérif J.W. PEPPER, vu dans Vivre et laisser mourir, un personnage qui n'est ni attachant ou sympathique et s'avère même franchement saoulant.

 

L’Espion qui m’aimait:

Enfin un BOND réussi! Les responsables des précédents opus ont été débarqués et on voit le retour de Lewis GILBERT (réal' de On ne vit que deux fois) et John GLEN au montage (déjà respo sur Au Service secret de Sa Majesté et futur réal' de tous les James Bond dans les 80's). les scènes d'action sont plus efficaces, rythmées et restent impressionnantes, même plus de 40 ans après. Du côté des méchants, on a droit à Curd JUGENS qui compose un multi-milliardaire mégalomane, mix entre BLOFELD et GOLDFINGER: pas forcément très intéressant, mais très classe. Mais le meilleur, c'est l'arrivée de l'homme de main iconique de la saga: Requin! C'est un vrai film à grand spectacle, qui cherche à en mettre plein la vue: le producteurs n'ont pas lésiné et ont dû bien négocier avec la Royal Navy vu les bateaux et les moyens visibles à l'écran. Du côté des JB girls, Barbara BACH est une très belle espionne soviétique, mais il y a surtout Caroline MUNRO qui incarne une sbire avec un bikini presque aussi sexy que celui qu'elle porte dans Starcrash. Malheureusement, elle n'apparait que trop brièvement à l'écran. Détail surprenant: l'espionne soviétique fait référence au mariage de BOND, ce qui n'avait pas été fait dans les films précédents.

 

Moonraker:

Les 70's se terminent douloureusement pour 007. A l'exception de "L'Espion qui m'aimait", le bilan est assez peu glorieux et Moonraker n'arrange rien. Ce n'est pas aussi catastrophique que dans mon souvenir, mais on est plutôt dans le fond du panier. Dans les points positifs, on a droit au retour de Requin/Jaws: même si son personnage a été adouci et que sa romance est ridicule, il reste toujours LE meilleur homme de main de la série jusqu'à maintenant. Michael LONSDALE est également très bon en ennemi: j'aime beaucoup son perso' de multi-milliardaire mégalomane, qui n'est pas sans rappeler Elon MUSK avec Space X (d'ailleurs, ce dernier pourrait jouer un excellent méchant dans un James BOND: lui-même!).

Mais dans l'ensemble, c'est très moyen: le plan du bad guy est ridicule (la justification du vol du Moonraker au début du film est navrante!), la tentative d'introduire de la SF dans l'univers de James Bond ne marche pas (un vol d'armes atomiques, oui! Une station spatiale et un combat dans l'espace avec des soldats armés de rayons lasers, non!).

Globalement, si les scènes d'action sont originales (le saut en parachute, la poursuite à Venise...) elles manquent de souffle et de dynamisme (à l'exception de la poursuite en canots en Amérique du Sud). Les scènes d'action des films avec Sean Connery (pourtant réalisées 10 ans auparavant!) m'ont laissé de meilleurs souvenirs.

Ce qui est surprenant, c'est que l'équipe de Moonraker est quasi-identique à celle du film précédent (réal', scénariste, monteur, chef'op, décorateur...). Mais ici, ils se sont plantés. Peut-être que la coproduction Franco-britannique a foutu le bordel, ou que les producteurs historiques (Albert R. BROCOLI et EON) se sont trop impliqués.

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Moonraker le Bond mal aimé. Pourtant le film regorge de qualités. Le prégénérique est toujours aussi impressionnant. De mémoire il a nécessité une trentaine de chutes libres pour boucler la scène. la scène de la centrifugeuse est un modele de montage cinéma. La mise en place de la scène du téléphérique est d'une redoutable efficacité. La poursuite en gondole est délirante et énérgique. ON y reconnait Claude Carliez en gondolier et Michel Berreur en tueur. La fameuse scène dans l'espace doit bien plus à 2001 qu'à Star wars. A aucun moment star wars n'évoque l'apesanteur. La mort de LOndsadle est calquée sur le saut de Bowman dans 2001. Le sublime  score planant de John Barry renvoie lui aussi à 2001. Pour finir, le film avec ce passage musical touche au sublime:

 

Edited by Natale
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On passe aux 80's:

 

Rien que pour vos Yeux - 1981

 

Début de John GLEN, monteur sur plusieurs précédents opus, qui signera 5 BOND d'affilée durant les 80's et ne fera quasiment rien d'autre par la suite. Après le bordel qu'a été Moonraker (malgré son succès public), les producteurs sont revenus à du plus classique: un système secret est perdu en Méditerranée, le MI6 envoie son meilleur agent pour le récupérer, le KGB envoie le sien... blablabla.

L'intrigue est pas folichonne et les méchants sont moyennement intéressants. Et la chanson-titre est vraiment pas géniale, toute comme la musique qui sonne beaucoup trop fin 70's/début 80's.

Même si Rien que pour vos yeux est un James BOND "correct mais sans plus", il a d'indéniables qualités. Les scènes d'actions sont originales, dynamiques et impressionnantes: la scène de poursuite à moto et à skis dans la piste de Bobsleigh justifie à elle seule le visionnage du film. L'autre atout du film est Carole BOUQUET dans son rôle d'arbalétrière animée par la vengeance qui est une JB girl très badass: avec le recul on se rend compte qu'elle aurait pu être une star de films d'actions très crédible.

 

Octopussy - 1983

 

A la base, James BOND n'est qu'une petite série B dont les budgets des suites sont allés croissants avec le temps. Il y a toujours eu un côté bis, plus ou moins assumé. Pour Octopussy, la première partie en Inde donne l'impression d'un film d'aventure des 50's, avec certains relents de colonialisme. Sur ce dernier point, les James Bond ont souvent montré une vision caricaturale des pays traversés, mais ici c'est franchement gênant. On n'est pas en présence d'un des meilleurs opus: beaucoup de longueurs, des méchants pas charismatiques (sauf Steven Berkoff en officier soviétique, mais qui surjoue un peu trop), des scènes d'action parfois un peu trop molles (surtout durant la première heure)... Mais il y a également de bonnes idées: l'île habitée uniquement par des femmes, la scène de poursuite sur le toit du train, les jumeaux lanceurs de poignards (mais mal exploités)... Surtout que pour une fois, l'intrigue est intéressante et mêle exotisme et géopolitique.

 

Jamais plus Jamais - 1983 - Irwin KERSHNER

 

Petit hors-sujet dans la rétrospective officielle des BOND: suite à une histoire de droits, une autre compagnie que EON produisit un remake d'Opération Tonnerre avec Sean CONNERY remettant le smoking qu'il avait abandonné depuis 10 ans. Il manque certaines choses habituelles d'un Bond: le thème musical, la séquence d'ouverture avec le gun barrel, les acteurs habituels pour M, Q et Moneypenny... Mais globalement rien de fondamental au cahier des charges d'un 007. Sean CONNERY est clairement trop vieux pour le rôle, mais il semble s'en amuser tout comme le reste du casting et le réalisateur. L’histoire est un remake d'Opération Tonnerre, mais beaucoup de BOND officiels ont la même trame narrative, ce qui ne pose aucun problème au final. Jamais plus Jamais se situe dans la moyenne haute de la série: des méchants charismatiques (Max von SYDOW en Blofeld, Klaus Maria BRANDBAUER en Largo), d'excellentes séquences d'action (derrière la caméra, on a le réalisateur de L'Empire contre-attaque). Un des gros points forts du film est clairement la présence de Barbara CARRERA en JB girl: très belle et très sadique, elle rejoint Requin et Oddjob au panthéon des meilleurs hommes de main. Il y a quelques défauts (la séquence de jeux vidéos est une catastrophe et s'avère incompréhensible à l'écran), mais rien qui ne gâche réellement le spectacle. Ce qui a dû être drôle, c'est l'étonnement des spectateurs qui voyaient débouler un autre James Bond en 1983, quelques mois après Octopussy. Je me demande si beaucoup connaissaient cette histoire de droits d'auteurs.

 

Dangereusement Votre - 1985

 

Le plus 80's des BOND: Grace JONES en JB girl et Duran Duran à la chanson titre!

Un film qui signe également la fin d'une époque avec la dernière apparition de Lois MAXWELL qui incarnait Moneypenny depuis Docteur No. Également la dernière apparition de Roger MOORE en tant que 007. Beaucoup trop vieux pour le rôle (il est plus âgée que la mère de sa partenaire Tanya ROBERTS), il décide de raccrocher les gants. Pour l'anecdote, il est également plus âgé que Sean CONNERY (ce dernier est né en 1930 alors que MOORE est né en 1927). Le film est à l'image de son acteur principal et manque sérieusement de pep's. C'est très mou et donne l'impression d'un cahier des charges qu'on déroule sans passion ni envie. Un des problèmes rencontré par la saga, c'est qu'on a l'impression que toutes les intrigues sont copiées sur Goldfinger ou Opération Tonnerre. Les rares moments où d'autres schémas narratifs ont été tentés (L'Homme au pistolet d'or), les films n'ont pas été concluants. Le méchant ZORIN est un clone d'Auric GOLDFINGER. Certes le charisme de Christopher WALKEN en fait un excellent antagoniste, mais on a le sentiment de tourner en rond. Mais soyons honnête, il y a également de bons moments: la scène d'inondation de la mine, la présence de Patrick MCNEE, l'affrontement sur le Golden Gate... Par contre, la scène de pré-générique avec le snowboard sur fond de Beach Boys, c'est non. Mais je peux pardonner tous les défauts de Dangereusement Vôtre, car il y a la JB girl la plus fascinante qu'on ait vu, qui aurait mérité d'être l'antagoniste principale: May Day par Grace JONES. Martialiste émérite, dotée d'une force quasi-surhumaine, elle est suivie par deux assistantes porte-flingues avec qui elle semble avoir une relation ambiguë. Ultra-badass, son sacrifice en fait un personnage surprenant dans l'univers James BOND.

Anecdote: une des assistantes de May Day est incarnée par Alison DOODY qui sera Elsa SCHNEIDER dans Indiana Jones et la Dernière Croisade. L'autre est jouée par Papillon Soo Soo qui incarnera une prostituée dans Full Metal Jacket

 

Tuer n'est pas jouer - 1987

 

Un bon cru dans l'ensemble: Timothy DALTON est un 007 crédible à l'écran. L'intrigue est originale et, fait plutôt rare dans la saga, s'inscrit dans un contexte géopolitique contemporain (la guerre d'Afghanistan). Le rôle de Maryam d'ABO en JB girl convaincant, plutôt original et on sent une véritable alchimie à l'écran avec T DALTON. Il y a également de très bonnes scènes d'action, dues au talent de cascadeur de Remi JULIENNE. Andreas WISKNIESKI est un très bon méchant en Necros. A part la musique, pas de fautes de gout.

En fait, le vrai problème des films des 80's, c'est la réalisation de John GLEN: il a une façon de filmer qui est très plan-plan, pas dynamique pour un sou. C'est clairement un artisan compétent, qui sait tenir un budget et respecter un planning, mais guère plus.

 

Permis de tuer -1989

 

Fin de la période Timothy DALTON, et pas la porte de sortie la plus glorieuse.

L'idée de montrer un 007 en rupture avec les services secrets et animé par la vengeance est plutôt intéressante, mais très mal exploitée. A part sur 2-3 péripéties, l'intrigue et son déroulement sont ceux d'un BOND classique et pas très inspiré (démanteler un trafic de drogue). Le méchant en chef est incarné par Robert DAVI, un acteur que j’apprécie beaucoup. Mais son rôle n'est pas très intéressant et rappelle trop celui de Yaphet Kotto dans Vivre et laisser mourir (un truand violent, mais sans grande originalité). On a également droit à Benicio DEL TORO en homme de main dans son premier rôle à l'écran: il est plutôt convaincant et meurt d'une façon assez horrible. Mais comme pour Robert DAVI, un bon acteur avec un personnage mal écrit. Les deux JB girls sont particulièrement catastrophiques: outre un manque d'originalité dans leurs personnages, les actrices manquent totalement de charisme à l'écran. Quand à John GLEN, il n'a pas fait de réels progrès depuis le précédent opus: on a toujours le sentiment de regarder une série TV, certes très friquée, mais à la mise en scène souvent anesthésiée. Permis de Tuer a cependant un des climax les plus impressionnants de la série avec une poursuite en camion-citerne et une déluge d'effets pyrotechniques à l'ancienne (cette époque sans CGI...) Moment qui justifie à lui seul le visionnage du film! Par ailleurs, on a droit à une petite apparition de Branscombe RICHMOND (futur Bobby SIXKILLER dans la série Le Rebelle) en figurant lors d'une bagarre dans un bar (ceci, par contre, ne justifie pas qu'on visionne le film, sauf si...)

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Il y a 1 heure, Lord Ruthven a dit :

Permis de Tuer a quand même pour lui des mises à mort assez sales, et d'une manière générale, les Dalton poussent un curseur sur ce point. Le mec qui explose dans le sas sous pression m'avait traumatisé.

Permis de tuer est largement réévalué depuis l'ère Craig . Violence inédite. le film est en avance sur son temps.

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le plus gros problème des diamants sont ses scènes d'action molles et filmées en mode pantouflage. Dommage la scène de l'incinération est l'une des meilleures mise en danger de Bond ("la fosse aux serpents" comme dit Guy Hamilton dans le commentaire audio). Et le papa de Crispin Glover est excellent en tueur homo à l'humour caustique.

Edited by Natale
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Les 90's:

 

GoldenEye - 1995 - Martin CAMPBELL

 

Nouvel interprète pour BOND et nouveau réalisateur. Six ans se sont écoulés depuis le dernier épisode, une éternité dans la saga. La fin de la Guerre Froide laissait penser que les aventures de 007 n'auraient plus d'intérêt, mais si on regarde les précédents opus attentivement, on se rend compte que le conflit Est-Ouest n'a jamais été réellement au cœur des intrigues. On avait éventuellement affaire à quelques dissidents du KGB ou de l'Armée Rouge, mais jamais le Kremlin directement. GoldenEye est l'exemple réussi de la relance d'une franchise qui tournait sérieusement en eau de boudin: les auteurs ont compris ce qui marchait dans les précédents films et l'ont repris intelligemment. Le pitch est calquée sur Opération Tonnerre (le vol d'une arme surpuissante), schéma classique mais qui a fait ses preuves. L'antagoniste en chef est un charismatique trafiquant d'armes international qui, fait intéressant, a été lié par la passé à 007. La "femme de main" est une tueuse impitoyable sadique et qui semble légèrement dérangée. Y a des gadgets, de très bonnes d'action et surtout un réalisateur qui sait découper ses scènes et filmer l'action. Par rapport à John GLEN, le progrès est considérable, on a vraiment l'impression de regarder un blockbuster de cinéma et pas un épisode de l'Agence Tous Risques. Après, il y a toujours l'éternel débat si Pierce BROSNAN est un bon BOND ou pas. Pour moi il se situe entre CONNERY ET MOORE: les auteurs ne pouvaient pas se permettre de tenter de réinventer le perso comme ils l'ont fait avec CRAIG et ont donc choisi de faire du classique. A cette époque, la franchise n'était pas assez stable pour essayer de réellement faire du neuf. Pierce BROSNAN est un JB correct, qui fait très bien le job, sans être transcendant.

 

Demain ne meurt jamais - 1997

 

Un peu décevant après la réussite de GoldenEye. La première partie est assez longue, peu d'action et peu de spectaculaire. La relation entre Pierce BROSNAN et Teri HATCHER ne fonctionne pas du tout à l'écran. Puis lorsque Michelle YEOH entre réellement en scène, le film prend son envol: le duo avec 007 marche mieux, les scènes d'actions deviennent spectaculaires (cette évasion suivie de la poursuite à moto!)... Au final, on se retrouve avec un BOND correct qui fait le job.

Le problème de Demain Ne Meurt Jamais est son pitch: un magnat des médias veut déclencher un conflit entre l'Angleterre et la Chine pour remplir ses manchettes. Cela peut fonctionner si on veut faire une œuvre satirique, mais pas convaincu que la franchise JB soit idéale pour cette idée. On a du mal à adhérer au film: à défaut d'être réaliste, un film JB doit être a minima crédible. De ce fait, Jonathan PRYCE en méchant n'est pas très impressionnant, malgré le talent de l'acteur.

 

Le Monde ne suffit pas - 1999

 

La confirmation que 90% de la réussite d'un film dépend du casting:

- Denise RICHARDS, la caricature de la bimbo hollywoodienne, en physicienne nucléaire c'est non!

- Sophie MARCEAU qui ne sait toujours pas jouer la comédie, c'est non!

- Robert CARLYLE en antagoniste, c'est non! Pas que l'acteur soit mauvais, mais physiquement, il n'a pas la présence nécessaire. Il n'y a qu'à comparer avec Sean BEAN dans GoldenEye, la différence est frappante. Ce n'est pas uniquement une question de talent: dans Dangereusement Votre, Grace JONES, qui n'est pas vraiment actrice, est très monolithique, mais sa seule présence physique suffit à créer un personnage inoubliable. Mais ici, le bad guy fait très creux et sans saveur.

L'histoire est pas trop mal pour la saga avec un contexte géopolitique intéressant. Les scènes d'action sont correctes, l'intro plutôt sympa avec la poursuite sur la Tamise. Le problème de ce film était déjà perceptible dans GoldenEye: les producteurs ont voulu jouer la sécurité et retrouver le ton des films de CONNERY/MOORE (sans le côté gros con macho) mais ils n'ont pas réussi à se renouveler suffisamment et tournent déjà en rond au bout de 3 films

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Je te trouve bien gentil avec Goldeneye. Je trouve les scènes d'action bien moins dynamique que chez Glen. Exit la violence de Permis de tuer. Le saut à l'élastique du pré générique est aussi palpitant qu'un téléfilm et la poursuite en voiture pourtant signée Julienne n'arrive pas à la cheville d'un rien que pour vos yeux. Dire que Broccoli a ajouté des scènes d'action à la dernière minute suite au succès de Jason Bourne pour ne pas palir de la comparaison. Pierce Brosnan affiche une mine constipée à la Seagal pendant tout le film et Eric Sera pète les plombs avec le plus mauvais score de sa carrière.

L'un des plus mauvais Bond de la saga qui ne sera dépassé que par Meurt un autre jour et Quantum of solace.

 

Martin Campbell se rattrapera avec l'excellent casino royal.

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Les 2000's!

 

Meurs un autre jour - 2002

 

Certainement le pire des James BOND! Si certains opus de la franchise étaient mauvais, celui-ci est particulièrement mauvais et est un exemple d'accident industriel cinématographique. Dès le pré-générique, on voit que le film est moche: étalonnage des couleurs, photographie, CGI avec les ignobles fonds verts... tout est une laideur inattendue pour un blockbuster de cette ampleur. Certes le film date de 2002, mais même pour l'époque c'est pourri! On sent une légère influence de Matrix avec le look d'un des bad guy, les ralentis ou le thème de la réalité virtuelle, ce qui ringardise encore plus le film. Pourtant, l'idée de départ est intéressante et le film tient à peu près la route jusqu'à l'épisode de Cuba, malgré sa laideur. Mais dès que l'on voit la voiture invisible, c'est un festival de conneries non-stop! Je me demande s'il n'y a pas eu un recyclage de script ou si ce dernier n'a pas été modifié sur le tournage en catastrophe.

Ou bien, ils ont cherché à faire une parodie!

Autre gros problème: Halle BERRY en JB girl, ça ne marche pas du tout à l'écran! Aucune classe, aucun charisme! En étant sympa, je donne un bon point à Michael MADSEN en chef de la CIA qui surjoue, comme d'habitude, son personnage de plouc mal dégrossi face à l'élégance de Judi DENCH en M.

Et en plus la chanson de Madonna est très mauvaise!

 

Casino Royale - 2006

 

La franchise a déjà connu des hauts et des bas, mais jamais un aussi grand que celui entre cet opus et son prédécesseur. Exit Lee TAMAHORI, retour de Martin CAMPBELL qui avait déjà inauguré l'ère Pierce BROSNAN.

Casino est une triple réussite de la part de ses auteurs:

- Ils ont réussi à introduire un nouveau BOND qui ne se contente pas de singer ses prédécesseurs. Fini le brun distingué, place au blond teigneux à l'allure de petite frappe,

- Ils ont réussi à introduire une Origin Story sur comment James est devenu 007, ainsi qu'une JB girl qui soit autre chose que le coup d'un soir, rompant avec ce qui pourrissait la franchise depuis l'échec d'Au Service Secret de Sa Majesté et la mort de Tracy/DianaRIGG,

- Simplement, ils ont fait un excellent film d'action qui respecte les codes de la franchise (Scènes d'actions, bad guy charismatique, rebondissements...), ce que peu de films ont réussi à faire,

Dès la première scène (la poursuite de parkour), le ton est donné: fini le dégueulis de CGI de Meurs un autre jour, retour à l'action physique où acteurs et cascadeurs mouillent le maillot.

Martin CAMPBELL confirme son statut d'excellent réalisateur de blockbuster: il filme d'une manière efficace et lisible. Quand au montage, il est signé par Stuart BAIRD qui sait parfaitement rythmer et couper les plans.

 

Quantum of Solace - 2008

 

Pas aussi catastrophique que dans mon souvenir, mais quelle déception après Casino Royale!

Le film a été développé et tourné durant la grève des scénaristes de 2007, ce qui se ressent: rien n'est clairement introduit, développé ou résolu. L'histoire est censée commencer une heure après celle du précédent opus, mais à l'exception de quelques scènes maladroitement raccrochées aux wagons ou allusions dans les dialogues, on n'a jamais l'impression d'être dans la continuité de Casino Royale. Il semblerait que ce soit Daniel CRAIG et Marc FOSTER qui aient réécrit pas mal de trucs durant le tournage qui aurait commencé sans que le script soit achevé, d'où l'aspect mal foutu du film. L'exemple le plus flagrant est le perso' de Strawberry FIELDS dont on a l'impression qu'elle joue dans une parodie de James Bond et qui semble totalement décalée dans l'histoire. Un autre exemple est le choix de Mathieu AMALRIC: un excellent acteur, mais dont le personnage a des enjeux trop obscurs, dont le destin est réglé au détour d'un dialogue. Et qui physiquement ne fait pas le poids face à Daniel CRAIG ce qui rend le combat final ridicule. Outre l'écriture faiblarde, Quantum Of Solace est très mal filmé: on est loin de la lisibilité et du dynamisme du duo CAMPBELL/BAIRD. L'action est souvent hystérique à l'écran avec un montage sous cocaïne qui laisse peu de temps au spectateur pour se poser. Même dans les scènes de dialogue, tout semble aller beaucoup trop vite et comme s'il fallait tourner rapidement du fait d'un budget trop court.

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Les 2010's!

 

Skyfall - 2012

 

Un épisode sous forte influence de C. NOLAN: esthétique froide, réaliste mais proche de la SF, un héros tourmenté par son passé et qui parait prêt à passer de l'autre bord, un méchant clownesque qui ne semble avoir d'autre but que le chaos... Ces choix peuvent ne pas plaire, mais d'un autre côté, Skyfall remplit tous les critères d'un James Bond: méchant charismatique au plan machiavélique, scènes d'action spectaculaire, JB girls sexy... On a droit au retour de Stuart BAIRD au montage qui sait la bonne longueur à donner aux plans pour qu'une scène soit lisible et dynamique, loin de la bouillie visuelle de Quantum Of Solace. On peut trouver le plan du bad guy un poil capillotracté (et même débile pour peu qu'on y réfléchisse), mais on est dans un James Bond. C'est-à-dire une série B, certes très bien friquée, mais ça reste du bis. Très bon climax dans la lande écossaise: c'est surprenant et jamais vu dans la saga ce type de décor. L'assaut final où Bond doit composer avec les moyens du bord n'est pas sans rappeler le premier Die Hard où le héros, quasi à poil, affronte une meute de mercenaires sur-armés.

 

Spectre - 2015

 

Retour de la fameuse organisation terroriste que 007 avait dû affronter dans les 60's: quasiment pas introduite dans les précédents films, Spectre débarque dans la période Craig et est censée être la cause de toutes les aventures de l'agent anglais. Ça fait un peu capillotracté avec Casino Royale et Quantum Of Solace, mais ça passe à peu près si on de bonne humeur et pas trop regardant. Mais en ce qui concerne Skyfall, c'est beaucoup moins cohérent: le bad guy est censé agir par folie et par vengeance, pas être aux ordres d'une organisation secrète. La façon dont on parlait de Spectre dans les films de l'époque Sean Connery était plus simple et efficace, même s'il y avait des défauts de cohérence: quoi de plus intrigant que cette main mystérieuse caressant un chat?

Plusieurs problèmes d'écriture: la révélation du lien entre Bond et Blofeld est censée être un choc. Mais à cet instant de l'histoire, on n'a presque pas vu le méchant auparavant. Résultat, on s'en moque car cet antagoniste nous est indifférent. Par contre, Christopher WALTZ est très bien dans son rôle: menaçant, sadique, mais également avec la petite pointe d'ironie indispensable.

Si Dave BAUTISTA a le physique pour être un homme de main à la OddJob ou Requin, son personnage est trop peu caractérisé. Il n'est finalement qu'un gros malabar pas très intéressant. Pourquoi attaque-t-il Madeleine SWANN et 007 dans le train, alors qu'ils se dirigent exactement là où Spectre veut qu'ils aillent? (A part l'hommage à Bons Baisers de Russie).

Cela a déjà été dit ailleurs, mais Léa SEYDOUX est clairement une erreur de casting: elle n'a clairement pas le charisme, l'élégance et l'ironie pour jouer un JB girl. On ne sent absolument aucune complicité avec Daniel CRAIG.

Les scènes d'action sont correctes et bien filmées, mais sans plus. Rien d'inoubliable à ce niveau. Le problème du film est qu'ils ont essayé de faire un 007 avec Daniel CRAIG mais sur le ton des films avec Sean CONNERY: ça ne marche pas.

 

Vu le dernier, mais je dois me le refaire après cette intégrale.

 

Je vais pas faire de classement, ça n'aurait pas de sens. Mais je me rends compte que la saga compte de très bons films, mais aussi un nombre conséquent de pas terrible, voire franchement mauvais. Dans la plupart, il y a au moins quelque chose à sauver (une scène d'action, un méchant...), mais certains ne sont regardables que grâce au label James Bond.

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Belle retrospective Mike!!

Pour Moonraker, que j'aime beaucoup pour son cote BD, il y a quand meme une des plus belles scenes de la serie, la mort de l'assistante du mechant, poursuivie par des chiens. On se croirait dans un autre film.

Sinon Permis de Tuer, ca reste meme plus gore que beaucoupde Joel Silver! Bonnard (et pourtant Dalton et sa tete de prof d'EPS, j'ai du mal).
 

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