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Carrie au bal du diable- Brian 'je suis Dieu' De Palma- 1976


Binky
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Whatezeufeucke, merde quoi Cyril, comment veux-tu faire un forum digne de ce nom sans topic Carrie ????

 

Bref, De Palma adapte Stephen King et livre un des teen movie les plus cruels et trash que l'on puisse voir. Un film rempli de perversités (plein d'images de nichons, de pantalons moule-bite et autres plans assez explicites dans l'ensemble), bourré de tension, vif comme l'éclair dans son rythme, ca traîne pas et ca fait bien.

 

Le mec s'empare du genre et l'innonde d'insolence, de violence et de vulgarité. De Palma fait déjà la leçon aux futurs faiseurs de films pour jeunes acariens propres sur eux, aux films d'ados blancos et richards des campus. Ici, ils finissent massacrés, dans un bain de sang, et l'auteur retranscrit parfaitement une période pas facile (c'est le moins qu'on puisse dire) où y'a toujours un souffre-douleur qui n'a rien fait (par définition) et réclame vengeance.

 

De Palma a bien retenu la lecon d'Hitch prononcée dans les entretiens avec Truffaut: une bombe explose d'un coup, sans prévenir, et le spectateur a droit a quinze secondes de surprise, de tension, d'attention. Mais si le spectateur sait que la bombe va exploser, et s'il sait quand, bah ca nous donne une bonne heure de pure tension, voir plus. Carrie, c'est ca: tout un long métrage de pure tension.

 

Sinon j'ai flashé avec hargne sur la pouffe avec sa casquette débile, celle la j'étais pressé que Carrie la découpe en morceaux la pouffiasse

 

sans oublier Travolta qui se fait faire une pipe et égorge un cochon.

 

et ce thème

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Un film que j'ai toujours beaucoup aimé (et même supérieur au roman de King, à mon sens) et que j'ai rehaussé davantage lors de la dernière vision. Comme d'hab chez DePalma, le final est l'occasion de délivrer une apothéose, et par là même un exercice de style épuisant, rageur et spectaculaire. Et si le carnage du bal est déjà un grand moment, la transformation de Piper Laurie, succombant dans un cri quasi orgasmique , en icône religieuse et martyr, me sidère.

 

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Oui de palma en parle dans son bouquin

Il utilise deux lentilles de focale différente fusionnées ensemble ou alors une lentille fendue en 2.

Son usage le plus frappant c'est la scène du meurtre de la vietnamienne dans outrage.

Et Carrie est une bombe. Le ralentit avec la corde et le sceau avec la musique de pino restera dans mon Panthéon des scènes de suspens. Pour moi c'est le meilleur fantastique de de palma. Supérieur à phantom et très largement supérieur à fury. Et c'est une des meilleures partition de pino donaggio.

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J'aime beaucoup beaucoup aussi. J'ai du le voir 3-4 fois je pense, et chaque vision m'a semblé encore mieux que la précédente. A chaque fois on découvre un nouveau petit truc qui nous avait échappé, à chaque fois on est happé de la même façon par ce récit, sa sensibilité, sa justesse, et son climax quasi parfait. Les acteurs sont au top, idem pour la mise en scène de De Palma. Tout semble millimétré, tous les éléments sont en parfaite adéquation, et ça fonctionne d'un bout à l'autre. Vous me donnez envie de le revoir tiens !

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  • 10 months later...

 

Je l'avais jamais vu, et j'ai profité du cycle De Palma au grand action pour rattraper mon inacceptable retard.

 

C'est vraiment magnifique, et je serai pas étonné que Sofia Coppola l'ait vu plus d'une fois en préparant Virgin Suicides, vu que l'atmosphère des deux films est assez proche.

 

L'ouverture est géniale avec cette iconisation du corps de Sissy Spacek qui tourne à l'horreur et présente tous les enjeux du film : une fille élevée en retrait des autres (la mère témoin de Jéhovah complètement folle) qui ne connaît même pas son corps ne peut être que la cible des autres. La fin est ambigüe car la pauvre Carrie pète complètement les plombs

 

 

et tue tout le monde même les gentils qui ont rien fait. Elle va jusqu'à hanter les rêves des survivants façon Freddie. Ca c'est de la vengeance.

 

 

Visuellement, c'est wahouu, et la construction est vachement bien : y a juste une montée en tension tout du long, et quand ça pète, ça pète fort.

 

Bonne entropie.

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C'est vraiment magnifique, et je serai pas étonné que Sofia Coppola l'ait vu plus d'une fois en préparant Virgin Suicides, vu que l'atmosphère des deux films est assez proche.

 

Proche?

On n'a pas du voir le même film.

DePalma te fait t'attacher à ses personnages, dans Virgin Suicide t'en as juste rien à foutre, elles ont beau se suicider en série, ça ne touche à aucun instant, on attend juste que la dernière gourdasse crève pour pouvoir sortir de la salle. De ce fait, je ne trouve aucune similitude entre les deux films.

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Proche quant au niveau de l'histoire, de certains liens ou thématiques, pas proche au niveau de l'ambiance, de la mise en scène ou du traitement en général. Coppola use d'une atmosphère qui lui est propre, plutôt lointaine, De Palma use de perversités et de son brio habituel.

Le malaise chez Coppola tient plus du spleen adolescent et du silence trop long.

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dans Virgin Suicide t'en as juste rien à foutre, elles ont beau se suicider en série, ça ne touche à aucun instant, on attend juste que la dernière gourdasse crève pour pouvoir sortir de la salle.

 

Clair.

 

Je hais les films de Sofia Coppola (fallait que ça sorte aussi).

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Coppola use d'une atmosphère qui lui est propre

 

Elle s'est tout de même très inspiré de Pique-nique à Hanging rock pour Virgin suicides.

Son style propre devrait être un manichéisme vomitif et des personnages aussi bouleversants et bouleversés que la litière pleine de mon chat (ça, c'était pour faire +1 avec Kero et Panda)

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C'est vraiment magnifique, et je serai pas étonné que Sofia Coppola l'ait vu plus d'une fois en préparant Virgin Suicides, vu que l'atmosphère des deux films est assez proche.

 

Proche?

On n'a pas du voir le même film.

DePalma te fait t'attacher à ses personnages, dans Virgin Suicide t'en as juste rien à foutre, elles ont beau se suicider en série, ça ne touche à aucun instant, on attend juste que la dernière gourdasse crève pour pouvoir sortir de la salle. De ce fait, je ne trouve aucune similitude entre les deux films.

 

 

J'ai vu le Coppola à sa sortie donc mes souvenirs sont sans doute trompeurs, mais comme les deux se passent dans les années 70 et parlent de filles ultra sensibles éduquées de manière rigide et qui se crament à cause de leur ouverture aux autres, je trouvais que c'était un peu proche. Et au niveau de la mise en scène, il me semble qu'au niveau des couleurs, les films étaient assez proches. Après, Sofia Coppola est plus evanescente, et moins virtuose que De Palma, et c'était juste une petite comparaison au passage, mais bon voilà, ça m'y a fait penser.

 

Ceci dit, si c'est juste pour dire : De Palma c'est bien, Coppola c'est nul, donc elle peut pas s'être inspirée, je suis pas convaincu.

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J'ai vu la Coppola à sa sortie aussi, pas revu depuis, mais pour moi le DePalma parle d'une fille refoulée et persécutée qui va faire comprendre leur douleur à ses persécuteurs à un moment charnière de sa vie, alors que "Virgin Suicides" parle de poufs désabusées qui se font tellement chier au quotidien qu'elles ne voient pas d'autre issue que le suicide en sachant que ça va potentiellement faire chier leurs proches (et encore). Après il y a plein d'autres films avec des jeunes dans les 70's

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Je l’avais vu une fois il y a longtemps : bon souvenir mais sans plus.

 

Je l’ai revu il y a quelques temps : grosse claque !

 

Un festin visuel

 

Un De Palma au sommet de son art qui nous gratifie d’une tripotée d’idées géniales : split-screens de fou (la préparation du sale coup à base de sang de cochon), tourbillon éreintant (la scène de danse), fétichisme giallesque (les gros plans sur la bouche de Nancy Allen), explosion de couleurs (le bal kitchouille) et de sons (le discours de la mère qui, en boucle, ressurgit lors de l’humiliation finale de Carrie).

 

Gargantuesque

 

J’adore le côté complètement étouffant du final (on passe une bonne moitié de métrage dans cette foutue salle de bal !) et la phénoménale montée en puissance qui précède l’apocalypse télékinésique.

 

Y’a aussi le début dans les douches, limite érotique puis carrément cauchemardesque (Carrie trempée, cheveux pendants, marchant nue et courbée vers ses camarades, cadrée de dos comme un monstre).

 

Dix idées par plan. L’une des plus belles œuvres de De Palma

 

Chef-d’œuvre !

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Tu oublies de parler de cette sublime musique !

HS: Pour le coup, Vertigo est un peu chiant, mais ça te fait revoir pas mal de De Palma (Body Double, Pulsions) avec un oeil nouveau. Le baiser de Vertigo devient du grotesque bien putassier et vulgaire dans Body Double.

Cela dit si De Palma a(vait ?) besoin d'Hitch pour alimenter son cinéma, je n'ai jamais eu besoin de Vertigo pour comprendre la puissance de l'art de cet élève fidèle.

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  • 5 years later...

Ben avoir la meilleure copie possible

Les remasterisations 4k sont de plus en plus nombreuses, et à la limite tant mieux : tout film devrait en mériter (enfin... ). Le seul soucis c'est que certains films ont déjà d'excellentes copies donc la différence est vraiment légère (Showgirls ou Mulholland Drive, à tout hasard). Pour Carrie, la copie du Shout est bonne mais le disque est zoné, donc c'est plutôt une bonne nouvelle d'avoir une nouvelle copie pour le coup.

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