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Intouchables - Toledano/Nakache - 2011


Yatta-Man
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Et puis surtout j'ai pas trouvé que ce film était une "comédie". C'est une chronique, je trouve. Pour moi une comédie, comme tu dis, l'humour est "bigger than life", avec des situations, des quiproquos, dont tu sais que ça n'arriveras jamais. Là, "Intouchables", tout ce qu'on voit dans le film, peut arriver, il n'y a rien d'incongru ou de surprenant. Donc ça ne boxe pas dans la même catégorie que par exemple, pour citer des comédies françaises - réussies ou pas - Coco, La tour Montparnasse Infernale ou même la série des François Pignon, où tout est grossi volontairement. Ici toutes les blagues du film, bah tu peux les faire en vrai, c'est des vannes entre potes, tout le monde se les fait.

 

Oui enfin ça c'est juste TA vision de la comédie. Je connais des tas de films que je rattache à la comédie et qui sont juste des trucs du quotidien (je sais pas, un Clercks, Un air de famille, même les Chtis à la limite, puis bon, j'ai pris 3 exemples à l'arrach hein, j'ai pas potassé 3h dessus...) et qui n'ont absolument rien de "bigger than life".

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Fichtre DPG quelle idée de caser Clerks avec les Chtis

Nan j'plaisante, mais l'exemple de Kevin Smith est super pertinent. Les deux Clerks sont des comédies. C'est moins explicite que pour Jay et Bob... et Dogma mais ce sont quand même de vraies comédies.

Avec de l'émotion derrière, la vie quotidienne de deux losers qui font comme ils peuvent pour s'amuser. Tu peux trouver ca bizarre, écrit sur le papier (la journée de deux commerçants avec les bas...et...les bas) mais c'est vraiment marrant.

Autre exemple: Spaced. Le topo, c'est le quotidien de persos perdants sur les bords (et pas que sur les bords d'ailleurs), alors que la mise en scène (avec les répliques) apporte un puissant degré de burlesque délirant. C'est plus bigger than life que du Kevin Smith, mais ca reste inattendu comme comédie. Le pré-Spaced, selon moi, c'est Parker Lewis. Fin bref.

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Et puis surtout j'ai pas trouvé que ce film était une "comédie". C'est une chronique, je trouve. Pour moi une comédie, comme tu dis, l'humour est "bigger than life", avec des situations, des quiproquos, dont tu sais que ça n'arriveras jamais. Là, "Intouchables", tout ce qu'on voit dans le film, peut arriver, il n'y a rien d'incongru ou de surprenant. Donc ça ne boxe pas dans la même catégorie que par exemple, pour citer des comédies françaises - réussies ou pas - Coco, La tour Montparnasse Infernale ou même la série des François Pignon, où tout est grossi volontairement. Ici toutes les blagues du film, bah tu peux les faire en vrai, c'est des vannes entre potes, tout le monde se les fait.

 

Oui enfin ça c'est juste TA vision de la comédie. Je connais des tas de films que je rattache à la comédie et qui sont juste des trucs du quotidien (je sais pas, un Clercks, Un air de famille, même les Chtis à la limite, puis bon, j'ai pris 3 exemples à l'arrach hein, j'ai pas potassé 3h dessus...) et qui n'ont absolument rien de "bigger than life".

 

Je savais que j'aurais dû prendre une autre expression que ça, mais sur le coup j'ai pas trouvé. J'aurai dû dire "caricatural". Enfin je sais pas moi, toutes les comédies que j'ai vues, j'ai jamais ressenti de côté "réel" du truc, tout était mis en évidence pour que ça soit caricatural, qu'on devine bien la fiction. Ou alors j'ai vraiment pas de chance, et pourtant j'en ai vu des comédies... Dans les Chtis, je sais pas, mais je pense que personne n'a fait le coup du "faux village". Dans "Le diner de cons", personne n'appelle quelqu'un en se faisant passer pour un producteur Belge pour récupérer quelconque info, etc... Alors après peut être que personne va agresser un lycéen pour des croissants, mais je ne vois pas où le côté comique du truc est mis en évidence, d'autant plus que Omar ne met pas en avant de côté "comique" là dedans - genre le faire en rigolant, ou en casant des vannes -, et la "peur" entre guillemet du gamin n' aucun impact comique. Il a peur. C'est pas marrant. C'est pas que c'est du comique raté, c'est qu'il n'y a pas de côté comédie à cette scène, comme dans plein d'autres d'ailleurs. Pour moi le côté comédie de ce film, c'est quand les personnages s'envoient des vannes à la tronche. Le reste, j'ai du mal à voir en quoi ce sont des gags à proprement parler.

 

Pour Clerks, je ne les ai pas vus, donc je ne peux pas comparer.

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Pour aller dans ton sens, ce qui rend la scène des croissants moins "dramatique" (encore que je l'aie pas du tout ressenti comme dramatique dès le départ), c'est quand il apporte les croissants et que la femme lui dit de ramener des trucs pour le brunch le lendemain.

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En fait, ce n'est pas que "tu n'as pas de coeur", c'est que tu prends les choses trop à cœur, plutôt !

 

Pour le coup, le jeune bourge, c'est un cliché de plus (jeune bourge bouclettes ah ah) et justement, le truc qui amène de l'humour (mais c'est pas drôle pour autant) c'est le coup de la barrette dans les cheveux (lol en plus d'être bourgeois il est coiffé comme une fille mdr).

 

Du coup, tu vois, rien de bien dramatique là-dedans.

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Bon j'étais de l'avis de Brinbrin m^me si je n'ai pas vu le film et ça n'arrivera sans doute jamais, mais j'ai vu une interview du vrai assistant et perso il m'a plutôt donné envie de lui défoncer sa gueule de dur au grand coeur.

 

Mais quand Brinbrin a dit "je n'ai jamais vu Clerks" aller c'est bon démerdes toi, tu n'es pas digne!

 

BRINBRIN QU'EST CE QUE TU FOUS!! CLERKS????!!!

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C'est pas honteux, ca se laisse voir, c'est pas hilarant non plus (mais je ne m'attendais pas a eclater de rire donc on ne peut pas dire que j'etais decu) mais un minimum emouvant. Peut-etre un peu long et stereotype par moment, bon apres je sais pas, c'etait peut etre la rancon pour un succes populaire. Pour rajouter a la conversation sur les croissants, je dois dire que la non quand meme, fallait pas en faire un drame, c'est assez drole meme

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Soyons francs, j'ai pas mal rigolé.

Le soucis c'est que j'ai rigolé à des vannes. Le genre de trucs qui me fait rire quand mes potes m'envoient chier ou me chambrent sur mon gros nez, mais que je ne vais pas chercher au cinéma. Mais n'est-ce pas un peu le problème de tout ces humoristes estampillés Jamel Comedy Club, et consorts ?

Le problème c'est qu'on est face à un humour exclusivement "de chambrage", et que "Chambrer n'est pas narrer".

 

Le film dans son ensemble ne raconte rien de terrible.

C'est drôle mais sans plus, attachant mais sans plus, bien joué mais sans plus.

Mon soucis c'est qu'il n'y a rien à regarder, c'est de l'humour de programme tv, trainé sur deux heures, avec des acteurs qui connaissent leur métier.

Bref, mal écris, peu mis en scène, reste quelques gags pas mal.

Maigrelet, non ?

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Pour répondre à Steve, je "fais pas un drame" sur la scène des croissants, c'est juste pour moi une scène, parmi d'autres, qui illustre le côté connard et insupportable du personnage d'Omar. Pour moi y'a rien de marrant là dedans, dans le sens où y'a zéro gag, je ne vois pas vraiment ce qu'il y a de drôle au sens "burlesque" du terme. Mais c'est juste mon point de vue, je l'ai perçu comme ça, c'est tout.

 

Sinon je suis 100% d'accord avec Mr. Ouine.

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Le plus étonnant là-dedans c'est que tu as quand même fait l'effort de regarder le film....

Je veux pas me justifier, mais j'ai jamais vu "Les Chtis", "Les Petits mouchoirs", ni aucun "grand succès public français" de ces 5 dernières années. J'avais envie de voir celui-là pour savoir pourquoi, même les gens qui détestent ce genre de film autour de moi disaient "Rhooo ça va, c'est pas si mal".

 

Disons que c'est plutôt ce que ce film dit sur la société Française qui m'a intéressé, plus que le film en lui-même. A 5 mois des élections, j'ai pas trouvé que c'était une perte de temps. En plus je l'ai trouvé au téléchargement, donc je l'ai choppé. J'aurais jamais payé 8/10 euros pour voir ça en salle.

 

Verdict : C'est vrai que le seul personnage qui apprend de l'autre, c'est Cluzet.

Driss, lui, n'apprends rien, à part coller des calottes à son reufré pour le remettre dans le droit chemin à la fin. Il retrouve sa place dans la famille, mais pas parce qu'il a changé. Il est juste resté le même mais il va assumer son rôle d'adulte. Il apprends du travail, mais il n'apprend rien de François.

C'est comme si c'était vraiment un tabou qu'un "jeune de quartier" puisse apprendre quoi que ce soit d'un bourge. L'échange ne peux marcher que dans un sens.

Ah si, il reconnait un tableau de Dali à la fin - mais bon, ça ne change pas sa vie. Même son rapport à la peinture ne le change pas, ne le transforme pas : quand il peint, c'est pour se moquer des "croutes" abstraites vendues rubis sur l'ongle.

Bref, j'ai l'impression que ce film est travaillé par un drôle de mauvaise conscience blanche. La blanc n'a rien à transmettre, mais on a tout à apprendre de "l'étranger".

 

C'est pas malsain comme un sale film de droite façons "Le Cœur des Hommes", mais quand même, y'a un drôle de message au final que j'ai du mal à avaler.

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Bah en fait, il arrive finalement à pécho de la meuf non pas en lui causant de Earth Wind and Fire, mais en reconnaissant un Dali. C'est plus classe, plus chic, quoi.

Il apprend aussi qu'au lieu d'essayer de pécho des rousses lesbiennes, il devrait plutôt viser un niveau plus bas, c'est à dire draguer les employées de Pôle Emploi.

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Le plus étonnant là-dedans c'est que tu as quand même fait l'effort de regarder le film....

Je veux pas me justifier, mais j'ai jamais vu "Les Chtis", "Les Petits mouchoirs", ni aucun "grand succès public français" de ces 5 dernières années. J'avais envie de voir celui-là pour savoir pourquoi, même les gens qui détestent ce genre de film autour de moi disaient "Rhooo ça va, c'est pas si mal".

 

Disons que c'est plutôt ce que ce film dit sur la société Française qui m'a intéressé, plus que le film en lui-même. A 5 mois des élections, j'ai pas trouvé que c'était une perte de temps. En plus je l'ai trouvé au téléchargement, donc je l'ai choppé. J'aurais jamais payé 8/10 euros pour voir ça en salle.

 

Verdict : C'est vrai que le seul personnage qui apprend de l'autre, c'est Cluzet.

Driss, lui, n'apprends rien, à part coller des calottes à son reufré pour le remettre dans le droit chemin à la fin. Il retrouve sa place dans la famille, mais pas parce qu'il a changé. Il est juste resté le même mais il va assumer son rôle d'adulte. Il apprends du travail, mais il n'apprend rien de François.

C'est comme si c'était vraiment un tabou qu'un "jeune de quartier" puisse apprendre quoi que ce soit d'un bourge. L'échange ne peux marcher que dans un sens.

Ah si, il reconnait un tableau de Dali à la fin - mais bon, ça ne change pas sa vie. Même son rapport à la peinture ne le change pas, ne le transforme pas : quand il peint, c'est pour se moquer des "croutes" abstraites vendues rubis sur l'ongle.

Bref, j'ai l'impression que ce film est travaillé par un drôle de mauvaise conscience blanche. La blanc n'a rien à transmettre, mais on a tout à apprendre de "l'étranger".

 

C'est pas malsain comme un sale film de droite façons "Le Cœur des Hommes", mais quand même, y'a un drôle de message au final que j'ai du mal à avaler.

 

 

 

Bon après j'irai pas forcément jusqu'à dire que le film est travaillé par une mauvaise conscience blanche (pas que ça me choque mais ça ne m'a pas vraiment effleuré l'esprit), mais sur le fait que le personnage de Driss n'aprenne strictement rien, là je suis complètement d'accord, c'est vraiment ça qui m'a gêné dans ce personnage.

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Il apprend juste à se lever tôt, à faire face à ses responsabilités, à assumer son rôle de "grand frère", à travailler... C'est pas un changement de A à Z (ce qui aurait été tout aussi con) mais c'est déjà pas mal...

 

Bon, de toute façon, sur un film qui fait 20 millions d'entrées, on peut toujours trouver 3 milliards de sens cachés à un tel succès, je vous laisse hein !

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Je suis assez d'accord avec Mr Ouine, j'ajouterai à cela qu'Intouchables m'a même rappelé en ce sens un autre film: Sister Act (et bien avant la scène de l'anniversaire).

Pour le reste, c'est plutôt bien filmé et parfois assez drôle, même si bon, le côté "l'art contemporain est une escroquerie pour bourge" et "le classique c'est super chiant" m'a un peu gonflé, ça donne un côté grosses-têtes/Patrick Sebastien dont le film pouvait tout à fait se passer.

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  • 1 month later...
  • 1 month later...
  • 4 months later...

J'arrive un peu après la bataille mais j'ai trouvé ça très sympa.

 

Effectivement une jolie photo (des plans de cité à l'aube que j'ai trouvés assez beau) et une jolie musique pour emballer le tout.

 

J'ai même versé ma larmichette à mon grand étonnement sur la scène du restau à la fin.

 

Voila, un film agréable mais sans génie. Je sais qu'un succès populaire est souvent inexplicable et la franchement je vois pas pourquoi d'un coup d'un seul Intouchables arrive à sortir du lot.

 

C'est con que A L'origine par exemple n'ai pas cartonné au même titre (je cite la de tête un exemple de film Français que j'estime grand public et bien torché)

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  • 4 weeks later...

J'arrive aussi après tout le monde. Et pour le coup, je suis d'accord avec pas mal d'avis, même celui de Yatta

Côté bon point, on comprend en effet assez facilement le succès grand public. On sourit (c'est pas non plus la grosse poilade à mon sens mais bon), y'a une jolie photo, une bonne alchimie entre les deux acteurs. Du bon boulot. Par contre bon, c'est clair qu'il y a quand même un coup du mou par moment, du remplissage (le flashfoward du début, la fille de Cluzet qui en effet NE SERT À RIEN), une b.o qui souligne l'émotion jusqu'à plus soif (L'ÉMOTION TU L'A VEUX, TU L'AURAS), et que le personnage d'Omar est assez casse-couilles sur pas mal d'aspect. Et de là à lui balancer un césar il se contente quand même de faire un personnage du SAV sur presque 2H, et pas le plus drôle. Donc mouais...

Du même tandem, je préfère quand même Nos jours heureux, beaucoup plus drôle et moins démonstratif.

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