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Le Skylab - Julie Delpy - 2010


Jeremie
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Pas très envie de me tremper avec Bienvenue à Bord, et vu que j'avais adoré La comtesse, c'était une séance toute trouvée pour bibi

 

La B.A ne trompe pas : Delpy renoue avec la comédie de moeurs familiale, les films de vacances comme on en fait plus trop : on pense pêle-mêle à Hotel de Plage, Cousins Cousines, Les maris, les femmes, les enfants...bref, rien de scenaristiquement élaboré, tout reposant sur une succession de sketches autour d'un repas familial à Saint-Malo, un bel été 1979 où le Skylab menace de s'écraser sur la Bretagne.

 

Les gueules et les personnages farfelus se multiplient, petits ou grands : le macho, la psycho-rigide, le petite farceur, la peste, les post-soixanhuitards, la tante sympa, le parent maboul, le footballeur...

Seventies ou pas, on se retrouve obligatoirement dans cette journée entre plage, méchoui, averses et pastis. Au contraire des films cités qui se moulaient sans aucun effort dans leur époque, Delpy apporte quelques constrastes temporels amusants (en particulier le débat culturel et la présentation de l'aspirateur ). Portrait d'un monde franchouillard plus vivant, plus braillard, plus vulnérable aussi (les nombreuses allusions aux blessures de guerre).

Tout le monde se débrouille bien, Delpy ayant l'idée de ne pas employer les bouffons habituels pour des têtes connues et bien rodées ; je suis plus reversé sur la petite Lou Alvarez, un peu bovine.

Partie de foot, touche pipi, pêche aux crabes (et aux nudistes), premier slow, chansons, surboom... Nostalgique, malgré quelques longueurs (l'histoire des sirènes dans la bagnole, c'était franchement à couper ) et même si la pointe d'émotion finale vient à manquer (pas trop saisi d'ailleurs le discours final, pointant vaguement l'éloge de la famille et le changement des mentalités) : une bonne comédie française, c'est déjà pas mal.

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Non mais bovine toi-même ! Pourquoi tu dis ça ? C'est une petite fille, quoi.

 

Et la scène des sirènes elle latte. C'est du papa raconte dans le texte.

 

Sinon, beaucoup aimé. C'est un peu comme les petits mouchoirs (y a même Valérie Bonneton), sauf que c'est bien. On a pas envie de baffer les personnages, y a des montées dans l'absurde qui font plaisir, un ton très libre dans les dialogues. Au moins, pour une fois, un film autobiographique qui fait pas toc.

 

Le film est servi par un casting 5 étoiles où rayonne Noémie Lvovsky, la meuf qu'a la classe.

 

Le meilleur film français de l'année, jusque là, ce qui en dit autant sur la qualité du film que sur la faiblesse du ciné français cette année.

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Je parle plus au niveau du jeu que du physique : j'ai trouvé ça timoré, pas très naturel, un peu mou. Quant on voit les autres gosses à côté...

 

Plus j'y pense, plus j'aime Je savais qu'un retour à la comédie de moeurs à l'ancienne ça ferait du bien

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Bien aimé aussi. J'avoue que le début m'a un peu fait peur. La caractérisation des persos n'y va pas avec le dos de la cuillère, et j'ai commencé à craindre que tout le film soit comme ça malgré une certaine justesse. Mais non, le film évolue, et commence à varier un peu les registres. On passe d'un truc fun à des passages plus graves, mais l'équilibre se tient bien et rappelle forcément des trucs à chacun. Tout ce qui touche à l'enfance et l'adolescence sonne vraiment juste. Le reste je sais pas, je suis pas vieux. Non, plus sérieusement, plus on avance dans le film, plus on s'attache à tout ce petit monde. Le tout s'enchaine bien, à tel point que je n'ai jamais regardé ma montre, j'ai franchement ri à de nombreuses reprises, et le film se permet des ruptures de ton assez surprenantes et vraiment bienvenues ! J'avais déjà une certaine sympathie pour Julie Delpy, mais elle signe là son film le plus abouti, et de loin, et on ressort de là avec un sourire aux lèvres (malgré une conclusion un peu abrupte, en effet...). Une bonne surprise !

 

PS : En fait, ce film c'est un peu l'adaptation d'un passage de "Rockcollection" de Voulzy, le :

On a tous dans l' cœur des vacances à Saint-Malo

Et des parents en maillot qui dansent chez Luis Mariano

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  • 1 year later...

Tiens je l'ai revu et j'ai autant apprecié que la première fois, voire peut-être plus ! Les rares reserves que j'avais sont passées sans problèmes, limite à croire que je reproche plus grand chose au film...

 

J'aime bien le fait qu'on réussit un peu plus à situer les membres de la famille à la seconde vision (c'est un peu galère à la première) et Delpy a tout compris à la nostalgie, à ce côté moment suspendu sans vraiment l'être, aux archétypes familiaux qui reviennent sans cesse...bref, j'attends encore une comédie française qui se montrera aussi drôle et habile.

Et j'avais pas remarqué que le film était tourné en numérique !

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