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Or Noir - Jean-Jacques Annaud - 2011


kevo42
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Allociné a écrit

 

Cette grande fresque épique située dans les années 30 au moment de la découverte du pétrole, raconte la rivalité entre deux émirs d’Arabie et l’ascension d’un jeune Prince dynamique qui va unir les tribus du royaume du désert.

 

 

Bande-annonce :

 

MgucrBj4CLE

 

Le nouveau film de Jean-Jacques Annaud sort mercredi, et tout le monde s'en fout !

 

Est-ce que ça va être nul pour autant ? On va voir. Mais le fait de pas voir une bande-annonce au cinéma, ni une affiche dans le métro est inquiétant, tout de même.

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  • 7 months later...

Jean-Jacques Annaud ose le genre devenu old school de la fresque épique...et tous le monde s'en branle. Très étrange l'indifférence polie -un pote fan d'Annaud ignorait jusqu'à l'existence du film- qui a entouré Or Noir et le retour à l'écran d'un de nos très grands cinéastes (Annaud est quand même un des rares réalisateurs en activité qui puisse se réclamer de Leone sans se couvrir de ridicule).

 

Bon, force est de constater qu'avec un cadre pareil, on pense tout de suite à Lawrence d'Arabie, et Or Noir se serait sans doute passé de la comparaison, quand bien même Annaud cite de temps en temps le monument de David Lean. Là où Lawrence d'Arabie remplissait parfaitement ses 4h -et sans un bout de gras s'il vous plait-, il manque clairement un truc à Or Noir. Coincé dans ses 2h, film n'a pas forcément l'ampleur qu'appelait le sujet, il y a des élipses et des transitions assez déconcertantes. Tahar Rahim, aka "tout mon jeu est dans le regard" est quand même pas super convainquant non-plus. Mais, ça s'améliore sur la fin -il a une petite barbe, ça aide-.

 

En somme, l'ensemble tente de nous montrer le changement du mode arabe traditionnel et on a surtout l'impression de voir deux enturbannés se mettre des baffes dans un bac à sable géant. Puis d'ailleurs, dans l'intrigue, l'exploitation du pétrole vire carrément au second voir au troisième plan...

 

Le reste du casting est exemplaire en revanche, même si Antonio Banderas a tendance à cabotiner un brin.

 

On appréciera la direction artistique qui fait la part belle aux costumes colorés -ça change des habituels Bédouins fringués avec des draps- et quelques batailles courtes mais bien fichues. Ainsi qu'un réel morceau de bravoure, la traversée du désert d'un batailon en chameaux vers la mer, peut être l'instant où Annaud paye le plus explicitement son tribut à Lawrence d'Arabie. Peut être aussi, hasard ou coincidence, le seul instant où le film trouve vraiment le souffle qu'il méritait.

 

D'une manière général, le spectacle reste de qualité. Mais avec un sujet à mis chemin entre qui-vous-savez et There Will be Blood, Annaud avait moyen de lâcher une bombe.

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  • 8 months later...
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