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Carnage - Roman Polanski - 2011


DPG
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Le pitch : Dans un jardin public, deux enfants de 11 ans se bagarrent et l'un blesse l'autre avec un gros bout de bois. Les parents de la "victime" rencontrent les parents du "coupable" pour s'expliquer. Les échanges commencent cordialement, mais le ton va petit à petit évoluer.

 

Très bonne surprise que ce nouveau Polanski ! Peut-être LA comédie de l'année en ce qui me concerne. J'ai d'ailleurs été assez surpris par le ton général du film, je ne m'attendais pas du tout à ça je dois dire.

Le début fait un peu peur, on présente les persos, leurs spécificités, leurs caractères, mais tout ça tourne un peu en rond dans la première demi-heure. J'ai vraiment eu peur pour la suite, me disant que le temps risquait d'être bien long, mais bon, je me disais "C'est Polanski quand même, tout ça va bien nous mener quelque part...". Et c'est ce qui arrive. Petit à petit les échanges commencent à dévier sur d'autres sujets, le beau vernis qui enrobe ces deux couples commence à s'écailler, le ton monte, etc... et le film devient de plus en plus mordant au fil du temps. Le tout est d'ailleurs remarquablement écrit, les dialogues et situations en révèlent souvent beaucoup plus qu'ils ne disent au premier abord. La mise en scène n'est pas transcendante, mais bon, le film est tiré d'une pièce de théâtre, ça se sent, et Polanski n'a pas chercher à inutilement "aérer" le film comme c'est parfois le cas, au contraire, il exploite à fond son côté "huis clos" un peu anxiogène. C'est donc un parfait terrain de jeu pour ses acteurs, et ils s'en sortent haut la main. Le quatuor (Jodie Foster, Kate Winslet, John C. Reilly, Christoph Waltz) fonctionne à merveille, chacun ayant un vrai rôle à défendre, et s’acquittant de la tâche avec brio. A titre perso, j'ai une petite préférence pour C.Waltz, encore une fois absolument génial, de froideur, de cynisme, et d'humoir noir tranchant.

 

Voilà, au final un jeu de massacre très réjouissant, parfaitement jubilatoire. Tout cela n'a rien de révolutionnaire, ça reste un Polanski "mineur", ce n'est surement pas le genre de films qu'on revoie 20 fois, mais j'ai vraiment passé un bon moment, dans une salle absolument hilare à de très nombreuses reprises, tout comme moi. Un bon moment de détente qui en dit pourtant bien plus qu'on ne pourrait penser sur tout un tas de sujets. Vivement conseillé !

 

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Pas très convaincu pour ma part, alors que j'adore Polanski. C'est vrai qu'il faut attendre une petite demi-heure avec

la formidable scène du vomi

pour que ça démarre sec. Tout le monde se donne à fond, c'est féroce, ça pourrait continuer pendant des heures en fait...et ça se termine un peu en queue de poisson. Pas beaucoup rigolé non plus, alors qu'il y a matière...

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Pareil que DPG et William, gros panard en ce qui me concerne et surtout hilarité générale dans la salle.

 

C'est effectivement du théatre filmé donc le film se repose principalement sur les acteurs et les dialogues, et de ce côté c'est parfaitement réussi. Les acteurs sont tous très bons, Christoph Waltz survole les débats mais il faut reconnaître qu'on lui a donné le meilleur rôle. Jodie Foster est aussi très impressionante dans une performance étonnamment physique, il faut voir son visage se tordre quand elle pète les plombs. Les deux autres ne déméritent pas, loin de là.

 

On peut y voir une critique d'une certaine bourgeoisie américaine mais franchement c'est surtout une bonne comédie où les saloperies fusent pendant 80 minutes.

 

Très bonne surprise.

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J'ai pas vu le film, mais vu que c'est une pièce française au départ, ça doit pas être spécifique à une certaine bourgeoisie américaine, à moins que ça ait été adapté et dans ce cas j'arrête d'ouvrir mes fesses, comme dirait je ne sais plus quel footballeur.

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Ben surtout je viens de discuter avec un collègue qui l'a vu et je me rends compte que je suis complètement passé à côté des références aux ennuis judiciaires de Polanski.

Et franchement quand j'y repense je me demande comment j'ai fait parce que ça saute aux yeux, vu les cibles sur lesquelles il s'acharne plus particulièrement dans le film (le personnage de Jodie Foster en tête) et les multiples allusions aux femmes et à leurs instincts.

 

Tain je suis vraiment miro des fois.

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J'avais pas fait le lien DU TOUT non plus. Et d'ailleurs, je pense que le film peut très bien se voir sans ça, je sais pas, c'est assez universel comme film, non ?

 

Tout à fait, d'ailleurs comme je dis je n'ai pas du tout capté quand je l'ai vu.

 

Mais le personnage de Jodie Foster, féministe cul-serré qui veut castrer les hommes en les forçant à refouler leurs instincts naturels (comme le soulignent avec une onctueuse condescendance les deux personnages masculins du film) a du beaucoup parler à Polanski ...

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Franchement, je sais pas trop... On peut toujours trouver des trucs, et le perso de Foster présente plein de traits super énervants (tiers mondiste à la con du haut de son bel appart new yorkais, j'ai lu tout Dolto et j'intellectualise n'importe quel geste, etc...), donc oui, elle est comme ça entre autres mais bon, voir le film sous cet angle est quand même très réducteur je trouve. Donc non seulement ça ne m'avait par sauté aux yeux, mais même plus, je ne partage pas cette analyse Monsieur !

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