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Gérardmer 2013 - 30.01-03.02


Kerozene
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Prix du public : Mama

Prix de la critique : Berberian sound studio

Prix du jury : Berberian sound studio et The End

prix du jury jeunes : Mama

Prix du jury syfy (??) : You're next

 

J'ai été assez étonnée de voir des films très très minables en compétition, dont Remington and the Curse of the Zombadings. je suis très contente de voir que Berberian a été primé, c'est un excellent film . De ce que j'ai pu entendre autour de moi, le public a littéralement détesté.

Voilà, contrairement à certain ici j'ai bien aimé The Bay et You're next . Le choix du jury, avec un ex aequo, est un peu curieux : je vois pas pourquoi Berberian ne méritait pas d'être tout seul au podium. The end est un film assez curieux, mais qui ne m'a pas particulièrement enthousiasmé.

 

Pour la petite histoire, V/H/S (hors compétition) a été projeté avec un décalage de 3-4 min du son. Quelques (nombreux) spectateurs ont cru que c'était fait exprès. La séance a ensuite (au bout de 15 min avec ce décalage) été stoppée car pas de projectionniste.

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Un petit cru que cette édition qui voit primer "Mama", un film techniquement pas dégueulasse et qui contient quelques belles scènes, mais qui possède aussi un lourd quota de conneries issues d'un scénario tiré par les cheveux... et puis bon, ces histoires de fantômes vues et revues ça ne mérite pas un grand prix.

 

"Berberian Sound Studio" était - lui - vraiment intriguant, curieux film qui prend place dans un cadre original pour une histoire qui ne l'est pas moins. Peut-être l'un des meilleurs films du festival.

 

"The End"... euh... une jolie fable humaniste sur fond de fin du monde, véhicule d'une morale amenée de manière un peu cucul (nous ne sommes qu'une poussière dans l'univers, profitons simplement de notre vie sans se prendre le chou). C'est franchement pas génial.

 

"You're Next": le méchant titre du festival, gros défouloir qui nous a fait du bien à tous surtout après les léthargiques "The Complex", "The Crack", "House of Last Things" et je ne sais plus quoi. Home invasion qui charcle sévère, c'est hyper brutal et c'est juste totalement jouissif.

 

Pour le reste:

"The Complex": Hideo Nakata (présent dans la salle) essaie de renouveler une nouvelle fois le film de fantôme mais se prend les pieds dans la serpillière. Résultat: de la grosse valiumsploitation à la limite du supportable. Le public gêné a tout de même mollement applaudit la chose histoire de pas coller la honte au japonais.

 

"House of Last Things": une curiosité pleine de bonnes intentions mais terriblement maladroite. Le réalisateur tente de faire plonger son film dans une forme d'onirisme qui sombre rapidement dans le ridicule. Dommage pour lui.

 

"House at the End of the Street": joli thriller joliment torché dans la veine de "The Loved Ones" mais en moins méchant et dans lequel on retrouve Elizabeth Shue en super MILF.

 

"The Crack": un film qui n'avait rien à faire là, à se demander si les programmateurs n'en avaient pas fumer, du crack, en sélectionnant ce titre. Le film s'est fait copieusement descendre par 90% du public, pourtant c'est pas si mal, j'ai personnellement été captivé par cette famille en vacances qui glisse lentement mais sûrement sur des pentes sulfureuses aux relents d'inceste. Il faut dire que la tata du film mérite un sacré coup de bite!

 

"Hansel & Grettel: Witch Hunters": un actionner un peu con plus gore que prévu, entre "Van Helsing" et "Underworld".

 

"Modus Anomali": sans doute l'un des meilleurs titres de la sélection (après "Toad Road" ), un petit budget assez gonflé et surprenant tourné pour presque pas grand chose.

 

"In Fear": du caca

 

"Zombadings": de la merde

 

"Come Out and Play": remake puant des "Révoltés de l'an 2000"

 

"The Conspiracy": fakumentary plutôt sympa - mais n'a rien de fantastique dans tous les sens du terme

 

"Forgotten": des enfants, des fantômes et un twist.... jolies images, mais le film a déjà été vu 15 fois avant.

 

 

Il restait LA grosse découverte de cette édition, à savoir les films fantastiques de Carlos Enrique Taboada, réalisateur mexicain qui n'avait jamais été projeté en Europe avant cela. Sa carrière riche de 180 titres n'en comporte que 4 de fantastique. Sur ces 4 - réalisés entre 1968 et 1982 - j'ai été en voir trois, et si les plus vieux titres sont de factures plutôt classique (films de fantômes aux accents gothiques tout à fait plaisants), le troisième, "Veneno para las hadas" ("Du poison pour les fées") est en revanche particulièrement étonnant. On y suit deux gamines dont l'une fait croire à l'autre qu'elle est une sorcière. Le résultat est franchement pervers et donc forcément délicieux, mais c'est la mise en scène qui est la plus étonnante, le réalisateur ne filmant aucun visages hormis celui des enfants, adoptant ainsi un point de vue inédit et provoquant une immersion d'une belle efficacité.

Les films seront projetés à la Cinémathèque française, profitez-en.

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Tout bien d'accord avec Kerozene et Canard, à l'exception de Berbarian Sound Studio, trop nostalgique, et ou éducatif, à mon goût et dont le postulat de départ tue le film.

 

Pour compléter:

 

The Bay: fakumentary d'un ton plus que sérieux, quasi militant et qui tient bien la route

 

The Pact: histoire d'héritage et de fantôme, sa scène Z de discussion avec l'au-delà, mais le mal n'est pas la nunucherie prévisible et du coup le film en devient très acceptable.

 

Citadel: un très jeune père, meurtri, agoraphobe, tente dans un univers assez hallucinant de froideur, de maîtriser ses démons. Social et fantastique font très bon ménage. Une réussite.

 

Vanishing Waves: référence très marquée, film de l'est à tendance scientifique et interrogative. L'expérience clinique débouche inévitablement, dirai-je péjorativement, sur des scènes oniriques pas toutes réussies. Le thème central, de l'expérience qu'est le contact par "pensée/esprit" tourne assez vite vers un autre thème très casse-gueule qu'est l'amour. Son expression visuelle surprend parfois, séduit rarement et s'égare surtout sur des voies trop empruntées jusqu'alors. Le film qui déçoit, très probablement, car mon attente était démesurée.

 

Ray Harryhausen: Special Effects Titan: intéressant par le tour d'horizon proposé (le film avance année après année dans la carrière de Ray Harryhausen). De nombreux hommages - Cameron, Jackson, Burton et d'autres dont le nom ne finit pas par "on" - au ton de soumission quasi habité. Ce fut surtout l'occasion de revoir pas mal d'images de films et de sortir de l'association Ray et Jason, Sinbad et les Titans, qui, s'ils sont les plus connus, ne constituent de loin pas l'essentiel son l'invraisemblable travail de fourmi. Les clins d'oeil à Ray dans le cinéma fantastique proche donne quelques pistes pour briller en société. Bel hommage, mais pour peu qu'on ait un peu lu sur le bonhomme, on y apprend finalement pas grand-chose.

 

 

 

Sinon les sièges de l'Espace Lac sont toujours aussi inconfortables, Gerardmer toujours aussi déprimant et la régression de ces quatre jours toujours aussi savoureuse.

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  • 3 weeks later...

Intéressant, mais Marina de Van a jamais été au cinéma. C'est impressionnant.

 

En fait, ce sont surtout Boukhrief et Laugier qui sont intéressants. On peut quand même avoir de la nostalgie quand on voit les films qui ont gagné le grand prix à Avoriaz au jusqu'au milieu des années 80. Sur les dernières années, c'est pas terrible.

 

Quand même surpris que personne n'est vu Bedevilled, et c'est dommage, parce que c'est vraiment un beau film. J'ai presque envie de le revoir, du coup. Mais il est pas sorti au cinéma, et je pense que ça doit beaucoup jouer.

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