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The West Wing (A la Maison Blanche)


Messages recommandés

 

Entrez dans les coulisses de la Maison Blanche où l'équipe du Président des Etats-Unis est sur le qui-vive pour gérer les problèmes les plus divers. A l'ordre de tous les jours : intrigues, crises diplomatiques, chantages ...

 

Pas de topic sur cette excellente série

 

Je viens d'entamer la saison 3, du coup j'en profite poour rebalancer mes avis sur les deux crus précédents.

 

Saison 1

 

Aaron Sorkin.

 

Un mec capable de d’écrire un script génial sur un sujet pas intéressant (ça donne The social network).

 

Un type possédant un don inouï pour les dialogues.

 

Un scénariste dont je me suis promis de découvrir tous les travaux

 

On commence avec A la maison blanche (The West Wing), série dont il est l’initiateur et sur laquelle il a officié durant plusieurs années.

 

La première saison m’a laissé sur le cul !

 

C’est tellement bon que c’est bizarre que ce ne soit pas une production estampillée HBO

 

Une merveille. Une perle. Une pépite.

 

Ne mâchons pas les mots : un putain de chef-d’œuvre !

 

Un show ultra-intelligent d’une finesse absolue.

 

Un bijou d’écriture (la patte de Sorkin).

 

Des dialogues archi-ciselés, des personnages d’une justesse rare.

 

Une direction d’acteurs à tomber (Martin Sheen n’a jamais été aussi bon qu’en Président Bartlet ).

 

Une série hautement cérébrale et foncièrement humaine qui a le don de nous cueillir avec des moments d’émotion savamment amenés (la discussion entre le Président et un jeune marin pris dans une tempête, l’enterrement du vétéran SDF, la définition « bartletienne » d’un bon Directeur de cabinet, le recrutement du juge Mendoza, etc.).

 

Un show qui brille aussi par un humour raffiné et bien poilant (C.J. chantant The Jackal, Josh Lyman improvisant un point presse désastreux, …).

 

Un paquet de moments surpuissants (rhaaa, le passage où l’équipe décide de rompre avec le consensus mou dans l’épisode Let Bartlet be Bartlet ! ).

 

Jamais chiant malgré le sujet et le fonctionnement en quasi huis-clos.

 

De l’or en barre. Ni plus ni moins.

 

C’est juste grandiose

 

Il va sans dire que j’ai hâte de découvrir la suite

 

Saison 2

 

« Cette sensation, elle ne disparaît jamais. »

 

Cette phrase, prononcée au début de la saison 1 à l’adresse du personnage de Charlie Young (alors nouvellement embauché à la Maison-Blanche), s’applique à merveille à la série The West Wing.

 

Cette sensation (le « waow ! » lorsque tu découvres la série), elle ne disparaît jamais.

 

Un art du script hissé jusqu’à ses plus hauts sommets. Une symphonie du dialogue.

 

A ce niveau-là, ce n’est plus du talent. C’est de la magie

 

Une intelligence hallucinante doublée d’une impressionnante habileté à frapper au palpitant.

 

Une belle retenue dans l’émotion, ce qui en décuple paradoxalement l’impact.

 

La saison 2, un festival de moments intenses à vous foutre les larmes aux yeux : le Président taclant une réac’ à grands coups de citations bibliques, l’accueil surprise de Ainsley Hayes en sous-sol, le couteau offert pour Thanksgiving, Tobby soupçonnant Bartlet d’un lourd secret, la voiture de Madame Landingham, le monologue de Bartlet dans la National Cathedral, …

 

De jolis moments de rire aussi. Les dindons de C.J., la culotte de Donna, les rencontres foireuses entre Ainsley et le Président et, globalement, des dialogues qui titillent régulièrement les zygomatiques.

 

Un sens de l’humour exquis et ravageur.

 

Classe

 

Cette série est un pur travail d’orfèvre.

 

Preuve ultime : il y a deux ressorts narratifs …

 

 

le trouble post-traumatique de Josh et la maladie du Président

 

 

… qui, ailleurs, auraient été bidons.

 

Pas ici.

 

Ici, on est loin de la ficelle narrative opportuniste, du gadget de scénariste éculé.

 

Ici, ce sont deux éléments employés avec pudeur qui confèrent encore plus d’épaisseur aux personnages et à la série.

 

Sinon, le casting est toujours éblouissant.

 

Mention spéciale pour deux seconds rôles : Babish (Oliver Platt, acteur excellent et trop rare !) et Joey Lucas (Marlee Matlin, je t’aime ! ).

 

Que dire d’autre sinon que le dernier épisode est magique et vibrant d’humanité ?

 

Le joyau d’une deuxième saison en or massif

 

Voilou

 

Merci infiniment de ne rien spoiler sur la suite

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  • 2 weeks later...
  • 4 weeks later...

J’ai bouclé la saison 3.

 

Une poignée d’épisodes moins limpides que de coutume (ou alors j’étais trop crevé pour bien capter, ce qui n’est pas à exclure …) mais globalement ça reste une putain de série haut de gamme

 

On commence avec un premier épisode hors continuité tourné suite aux attentats du 11 septembre et qui s’impose … comme l’un des meilleurs trucs jamais écrits sur un l’extrémisme religieux. Rien que ça

 

Sinon, cette saison 3 est souvent nettement plus tendue que les précédentes avec, notamment :

 

- le procès …

 

 

… une sous-intrigue qui sera clôturée rapidement et avec une classe folle, témoignant de la volonté farouche de Sorkin de renoncer aux procédés narratifs faciles,

 

 

- la campagne,

 

- les menaces de mort pesant sur CJ.

 

A noter que la série prend un peu plus souvent l’air qu’avant (moment champêtre fort sympathique à la ferme des Bartlet).

 

A part ça, les dialogues sont toujours aussi acérés, intelligents et mélodieux (rhaaa, cette joute verbale informelle entre Bartlet et son opposant politique lors du dernier épisode !).

 

La série continue aussi à nous balancer des moments d’émotion désarmants (un exemple parmi tant : la serviette estampillée « Bartlet for America »).

 

J’ajoute que le dernier épisode est un véritable bijou d’écriture (dilemme moral terrassant ! ).

 

A l’arrivée, une saison qui maintient le niveau, et dieu sait pourtant s’il était élevé.

 

Si ça se tient comme ça jusqu’au bout, je vais vraiment crier au chef-d’œuvre télévisuel

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  • 5 years later...

Je finis bientôt la s2 avec presque 20 ans de retard. Je pense que ça vient de rentrer dans mon top5 de toutes les séries tv que j'ai vu. c'est magistralement écrit, superbement interprété par tout les acteurs, beaucoup d'humour, en en même temps beaucoup de tension, d'émotion. J'anticipe déjà ma tristesse quand je serai arrivée à la fin des 7 saisons.

(si je devais émettre une critique pour la forme, c'est le perso de Mandy présentée comme central dès le 1er épisode, qui disparaît petit à petit pour ne plus jamais être évoquée après la fin de la s1. je ne comprendrai jamais ce que ça coute aux scénaristes de juste glisser une phrase genre "elle est partie ailleurs, elle a changé de vie" ou n'importe quoi d'autre juste pour montrer qu'on prend pas trop les spectateurs pour des débiles...)

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