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L'étrange couleur des larmes de ton corps - Cattet & Forzani


Messages recommandés

En espérant qu'il n'ait pas la même exploitation en salles qu'Amer.

 

a priori non puisque ce n'est pas wildside qui s'en occupe... le film a donc peut être une chance de rencontrer son public en France.

 

 

 

Ah oui, ils vont faire le million, c'est clair

 

Pardon...

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Shellac, c'est un super groupe, mais niveau distribution, ils font pas des grosses sorties. Mais je suppose que c'est plutôt le genre de films qui se rentabilise sur le dvd, et peut-être sur les ventes à l'étranger, non ?

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  • 2 months later...

Pour contrecarrer le cynisme cyclique de Dario Carpenter

 

C’était l’une de nos plus vives attentes de ce Locarno 66, le film dont on murmurait le nom-talisman en secret : L’Etrange couleur des larmes de ton corps. Le deuxième long-métrage franco-belge du couple Hélène Cattet et Bruno Forzani, quatre ans après la découverte d’Amer, leur giallo arty et fétichiste qui les avaient imposés en nouveaux hérauts d’un cinéma de genre aux abois. Et nos attentes furent récompensées : tout en restant fidèles à leur imaginaire de prédilection (le bis, le gore, l’expérimental, le porno-art), les cinéastes prolongent avec un désir et une furie inentamée la formule d’Amer, que l’on pourrait résumer ainsi : atteindre une extase purement sensorielle, provoquer un vertige physique et mental chez le spectateur, assailli pendant près de deux heures de visions hallucinées, où se croisent Lynch, Kenneth Anger, Stephen Sayadan et Jess Franco. Plus narratif qu’Amer en apparence, L’Etrange couleur…fait le récit d’une enquête menée par un homme à la recherche de sa femme, disparue dans un manoir dont les murs recèlent de nombreux et obscurs secrets (fantômes, organisation mafieuse, simples délires psychotiques ?). Mais l’essentiel n’est pas là : moins à l’aise dans les scènes dialoguées, Cattet/Forzani ne visent qu’à créer une sorte de grand ride visuel et auditif, un film trip scandé par des séquences purement graphiques où l’effroi et le gore se mêlent indistinctement au désir, où seuls les sens sont mis à contribution. Filtres rouges, bleus, jaunes, split-screen, stop-motion, les cinéastes déploient des trésors d’inventivité formelle et plongent dans l’histoire du cinéma de genre comme De Palma dans le cinéma d’Hitchcock: à la manière de conservateurs révolutionnaires, d’adulateurs iconoclastes, de suiveurs avant-gardistes.

 

http://www.lesinrocks.com/2013/08/17/cinema/locarno-prime-albert-serra-au-terme-dune-superbe-edition-11417858/

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  • 3 months later...
Shellac, c'est un super groupe, mais niveau distribution, ils font pas des grosses sorties. Mais je suppose que c'est plutôt le genre de films qui se rentabilise sur le dvd, et peut-être sur les ventes à l'étranger, non ?

 

ça peut pas être pire que Wild Side...

 

Sinon le film passe cette après midi au PIFFF. Yeah !

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Bon ben c'est pas avec ce film que vous changerez d'avis sur les réals. Si vous avez aimé "Amer", vous serez aux anges, si vous vous étiez fait chier sur leur premier long, ça sera la même chose ici ! C'est toujours aussi fou visuellement, expérimental en diable, avec un super travail sur le son, un montage au top, plein d'effets visuels chouettes comme tout et une ambiance assez unique. Tout ça pour un film toujours aussi autiste, à la narration déstructurée à l’extrême qui en laissera plus d'un sur le bord de la route, avec un scénar' à tiroir ramené à sa plus simple expression, toujours aussi flou et incompréhensible. Verre moitié plein, moitié vide, ça dépend des gouts. J'ai pas passé un mauvais moment, mais je me suis qd même bien fait chier et je le reverrais jamais. Pas envie d'en dire du mal mais c'est juste que leur cinéma n'est pas le mien...

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Perso, j'étais aux anges.... Bien plus qu'avec "Amer" d'ailleurs.

Cet hommage aux gialli est tout le contraire de ces mêmes films.

Il ne s'agit pas d'une histoire alambiquée et peu compréhensible traversée de quelques fulgurances visuelles, mais d'une constellation de fulgurances visuelles (et auditives) traversée par une histoire alambiquée et peu compréhensible. Donc mieux vaut savoir apprécier les expérimentations visuelles, sinon vous risquez de vous trouver comme mes voisins lors de la projo: celui de droite ronflait, celui de gauche ne cessait de regarder l'heure sur son mobile en soupirant. Difficile de leur en vouloir. Mais j'ai pris mon pied.

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En ce qui me concerne j'attendrais une seconde vision pour me prononcer définitivement, car j'ai trouvé formellement cela magnifique mais en même temps je me suis fais chier dans cette volonté à tout prix de casser toute once de récit.

 

Le son de la salle était vraiment trop fort et m'a considérablement gêné.

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Le son de la salle était vraiment trop fort et m'a considérablement gêné.

 

C'était parfait en ce qui me concerne... Le volume a évidemment sciemment été calibré par Bruno Forzani, et je dois dire que j'ai été réjoui de constater les gênes que cela pouvait provoquer dans le public - car oui, c'était relativement désagréable (encore que mon côté masochiste a fait que je me suis réellement délecté), et cela contribuait à rendre l'expérience sensorielle fascinante. A ma connaissance, et pourtant il doit y en avoir d'autres, le seul qui s'est permis de provoquer le public de la sorte auparavant est Tsukamoto - qui est bien plus extrême à ce niveau puisqu'il te déchire les tympans sur 90 minutes alors qu'ici il ne s'agissait que de deux ou trois scènes. Ce ne sont pas des films faits pour te caresser dans le sens du poil.

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Le son de la salle était vraiment trop fort et m'a considérablement gêné.

Ce ne sont pas des films faits pour te caresser dans le sens du poil.

la camera carresse-t-elle encore pendant 1h les poils de nez des acteurs, avec des bruits de ventilo cassé?

 

Non, les poils sont troqués contre un téton féminin turgescent dont l'image m'a obsédé pendant les 24 heures qui ont suivi la projection... Quant au son, c'est tellement finement élaboré que j'aurais sans doute apprécié quelques coups de ventilos pétés

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