Jump to content

Anazapta - Alberto Sciamma (2001)


bloknotise
 Share

Recommended Posts

 

 

Anazapta Alberto Sciamma 2001

 

Le seigneur d’un petit village anglais pendant la guerre de cent ans en 1348 est fait prisonnier par les français. Son neveux rentre au village lui aussi accompagné d’un prisonnier, le fils d’un conte français, qui servira de monnaie d’échange.

Dès l’arrivée du prisonnier français le village est plongé dans une misère noire à cause d’une pluie incessante et l’épouse du seigneur est la proie d’un fléau tuant, un a un, tous ses proches en leur laissant d’effroyables stigmates.

Le démon serait-il à l’origine de ces maux ?

 

Alberto Sciamma réalisateur de Killer Tongue en 1996 film de SF déjanté, improbable traitement d’un scénario des frères Cohen par Alex de la Iglesia contant les aventures d’une braqueuse (Melinda « mais comme elle est belle bordel » Clarck qui a reçue le prix de la meilleur actrice pour le film a Stiges en 96) dont la langue est investie par un extra-terrestre lubrique. En 2002 Jericho’s mansion avec un extraordinaire James Caan sombrant dans une folie douce, film nominé au festival du film de Montreal.

Entre les deux en 2001 Sciamma a réalisé Anazapta, resté invisible pendant 2 ans puisque le film n’a été distribué qu’en 2004, alors que dès le marché du film à Cannes en 2002 Lightning Entertainment annonçait son achat. C’est d’après ce que j’en lis un peu partout sur le net à cause de la très mauvaise presse (en règle générale anglo-saxonne) du film. Effectivement quand le film est projeté un peu partout dans le monde, la France est au centre de la polémique concernant la guerre en Irak, et n’a pas vraiment la côte auprès du public américain ou anglais. Hélas pour lui le film de Sciamma met en scène un français venant punir pour leurs odieux péchés l’entière population d’un village anglais, élément malheureusement inéluctable à la mise en place historique du récit. Pas de chance la critique souffrira peut-être d’une opinion concernant plus la France et donc le personnage principal du film que le cinéma.

 

La preuve en est les incompréhensibles comparaisons avec Le pacte des loup ou Le nom de la rose qui jonchent les chroniques du film un peu partout sur le net. Alors qu’à l’évidence la volonté plastique et artistique du film se trouve vraiment ailleurs. C’est flagrant quand on voit que la lumière et la photographie empruntent plus aux peintures de Jérome Boch ou celles de Van Eyck qu’a Barry Lindon ou Excalibur (c’est peut-être les bougis je ne sais pas). Ou encore l’intrigue du film présentant une malédiction vécue de l’intérieur, mettant en scène tout l’obscurantisme de son époque, du manque d’hygiène au fanatisme religieux, tout les traits de la barbarie y passent, (étonnant de voir aussi que la bêtise et la naïveté des personnages traduites dans les dialogues aient été perçues comme des maladresses) Sciamma punie l’humanité, ses mœurs et toute son horreur au moyen age. Le film s’est tourné avec très peu de moyens et des acteurs confirmés, comme souvent chez les réalisateurs ibériques Sciamma à un don pour faire rentrer le spectateur dans l’intimité physiques des personnages et là ça sent vraiment pas bon. Le seul film à coté duquel on pourrait comparer Anazpta à ce niveau là c’est Justinien Trouvé ou le Bâtard de dieu, encore que si je me souviens bien ce dernier avait eu droit à un budget conséquent.

 

Voila niveau acteurs de la gueule, de la vraie : Ian McNeice excellent Baron Harkonnen dans la mini-série Dune, (le souffre douleur de Jim Carrey dans Ace Ventura en Afrique c’est lui) vous fera vivre avec horreur la toute puissance cléricale. Christopher Fairbanks avec son visage ravagé (excellent en sergent SS dans le Bunker entre autres) parfait dans son rôle de maudit et l’actrice principale (qui casse pas des barres c’est vrai) Lena Headey vue récemment dans the cave et the Brothers Grimm dont le jeu est un peu distant par rapport à ce que vit son personnage, dommage.

 

Voila je ne peux pas m’empêcher de finir en citant la dernière ligne de la critique du film par DVDrama :

 

… On demeure simple spectateur d’une aventure au final plus soporifique que diabolique. Pour les amateurs de série B uniquement.

 

(Est-ce que ça sous entend que les amateurs de Bis dorment beaucoup ?)

 

Bref, en même temps ça tombe bien ici c’est Zonebis et des amateurs de série B il y en a.

Link to comment
Share on other sites

 Share

×
×
  • Create New...