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The Act of Killing - Joshua Oppenheimer (2013)


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Lorsque Joshua Oppenheimer se rend en Indonésie pour réaliser un documentaire sur le massacre de plus d’un million d’opposants politiques en 1965, il n’imagine pas que, 45 ans après les faits, les survivants terrorisés hésiteraient à s’exprimer. Les bourreaux, eux, protégés par un pouvoir corrompu, s’épanchent librement et proposent même de rejouer les scènes d’exactions qu’ils ont commises. Joshua Oppenheimer s’empare de cette proposition dans un exercice de cinéma vérité inédit où les bourreaux revivent fièrement leurs crimes devant la caméra, en célébrant avec entrain leur rôle dans cette tuerie de masse. "Comme si Hitler et ses complices avaient survécu, puis se seraient réunis pour reconstituer leurs scènes favorites de l’Holocauste devant une caméra", affirme le journaliste Brian D. Johnson. Une plongée vertigineuse dans les abysses de l’inhumanité, une réflexion saisissante sur l’acte de tuer.

 

 

Et là c'est littéral. Voilà un documentaire vraiment unique et hallucinant en son genre, qui va encore plus loin que de présenter les faits le plus objectivement possible, puisqu'il sert officiellement de plateforme à des génocidaires pour s'exprimer le plus naturellement possible sur leur responsabilité dans l'execution de millions de gens.

 

J'ai vu la version longue de 2h40, il existe une version un peu plus courte de 2h. Je ne sais pas si l'effet est différent, mais en l'état on est proche d'une forme pure du documentaire, tel une oeuvre d'art contemporaine ultra-provocatrice, dérangeante, à la limite du film snuff. Il y a une idéé majeure par séquence, et le montage cru les fait s'entrechoquer pour évoquer le pire malaise chez le spectateur.

 

Difficile de s'en remettre, c'est en quelque sorte un film de genre ultime...

 

NickLeZob ça devrait être pour toi

 

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Modifié par Invité
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  • 5 weeks later...

Version de 2h40.

Attention, vertige garanti. Entre la plongée dans une Indonésie corrompue jusqu'à l'os, des responsables de meurtres de masse qui font l'apologie de leurs crimes ouvertement face caméra, des assassins qui rejouent tortures et mises à mort en brouillant différents registres de fiction et réalité... ça fout un peu le tournis.

 

On peut se demander si un point faible du film n'est pas qu'au milieu de ce festival atterrant de guignols criminels, le contrepoint a parfois du mal à se faire jour. Quelques protagonistes l'incarnent, mais le réalisateur est parfois obligé de s'y coller pour rappeler la brutalité qui se tient derrière cette foire de vieux génocidaires en goguette.

En tous cas il y là de quoi penser et discuter de heures et des jours durant, autant sur le fond de l'histoire que sur la forme du film.

A ne pas rater.

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  • 2 years later...

Ouf.... c'est effectivement radicale!

Et d'une effarante brutalité!

La complaisance avec laquelle ces mecs étalent leurs méfaits est aussi effrayante qu'effarante, et à côté de ça, l'exécuteur grassouillet du lot nous fait bénéficier des danses traditionnelles en drag telle une Divine d'Asie du Sud Est perdue dans des décors de nature verdoyantes, avant de saisir une machette afin de simuler une décapitation... c'est complètement WTF et d'une gravité qui fait très peur!

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