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R.A.S. - Yves Boisset - 1973


DPG
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1956. Pendant la guerre d'Algérie. March, Charpentier et Dax, réservistes, se retrouvent dans un bataillon disciplinaire et sont pris dans des engrenages : ceux de la guerre, de la torture et de la mort. Le commandant Lecoq doit constituer une unité d'élite avec les réfractaires dont les motivations politiques sont diverses.

 

 

Film d'Yves Boisset sur la guerre d'Algérie, dispo depuis l'an passé en z2 dans le coffret Boisset.

 

C'est un Boisset assez sobre qu'on retrouve sur ce "RAS" inspiré par une expérience algérienne qu'il a lui-même vécu. A ce titre, il l'explique clairement dans les bonus, le soucis du détail pour coller au plus près à la réalité a été au cœur de ses préoccupations. L'idée de montrer la guerre telle qu'elle est, à savoir chiante la plupart du temps, et surtout faites par des hommes, qui sont pour la plupart encore des gamins, qui n'ont rien demandé à personne, et qui réagissent comme ils peuvent face à toutes ces atrocités auxquelles ils n'étaient pas préparés.

 

C'est à la fois la force et la faiblesse du film. Force dans le soucis du détail, quasi documentaire, dans la galerie de personnages, variés, soignés, attachants, qui se retrouvent là plus ou moins contre leur gré, quels que soient leurs origines, géographiques, sociales... Dans la peinture sur l'absurdité de la guerre, la torture, le monde de l'armée et ses codes... Relative faiblesse, car le film ne passionne pas toujours. Ce refus du spectaculaire a parfois ses limites, et si l'émotion n'est jamais oubliée, on regarde quand même par moments sa montre. C'est un choix, certes, mais on peut aimer une autre approche cinématographique d'un conflit...

 

En définitive, un film intéressant. Pas THE bombe, pas un immanquable ou un truc qui vous marque à vie, mais une œuvre intéressante, courageuse, sans concession, dont la sincérité et l'humilité transpire de chaque plan. Sublime musique de De Roubaix en prime. A découvrir.

 

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Je crois qu'on ne voit pas un seul pied noir dans le film. Au début ils sont en France, et ensuite, en Algérie, en plein milieu de nulle part, quasi tout le temps dans un camp militaire, et les seuls civils croisés sont des arabes qui vivent loin de tout, et qques fellaghas...

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