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Lost River - Ryan Gosling - 2015


Yatta-Man
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Voici donc le tout premier film de Ryan "Monoexpressif" Gosling. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il semble avoir bien retenu ses leçons de lumières fluos chez Papa Refn.

 

Bon. J'ai rien pané à la bande-annonce. Le film s'est fait défoncer la gueule à Cannes (projo copieusement huée). Mais au vu du trailer, je suis quand même over hypé (et je m'en mordrais peut être les doigts à sa sortie). En plus c'est la bande à Johnny Jewel (Chromatics, Glass Candy, Symmetry...) qui a fait la B.O.

 

H8ngDiG9V8w

Edited by Guest
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  • 2 months later...

Alors (David) beau, oui. Inspiré, euh... non, vraiment pas.

 

Je vais faire court : j'ai détesté quasiment du début à la fin.

Le prototype de ce que je hais au ciné : creux, vide, vain, artificiel, poseur à un point que ça en deviendrait presque rigolo si ce n'était pas si chiant (me suis même assoupi en quelques occasions, vers la fin).

Si j'étais taquin, je dirais qu'on voit bien que Gosling a bossé avec Refn...

 

On sent, évidemment, une grosse influence lynchienne (elle-même pas mal matinée d'Argento). Mais un Lynch qui n'aurait strictement rien à dire et prendrait, en plus, toooouuuut son temps pour le faire (sans oublier de surligner chaque scène d'une musique omniprésente et rapidement gonflante).

En gros, si on aime les plans de maisons qui brûlent au ralenti, c'est le film parfait. Dans le cas contraire, mieux vaut tranquillement passer son chemin...

 

P.s. : sinon, Matt Smith, que je ne connaissais que très peu, affiche une bonne présence en même temps qu'une chouette tête de psycho. Curieux de le revoir dans quelque chose de regardable...

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J'attendais beaucoup le film au tournant, et j'ai été un peu déçu. Y'a des références bien digérées (on est jamais dans le clin d'oeil), une ambiance prenante, un casting éclectique, une superbe photo de Debie, une très belle utilisation de Detroit...et malgré tout, ça reste inabouti, avec plein de choses effleurées (les personnages de Mendes, Kateb, le "caisson", la relation entre le héros et sa voisine...) mais jamais travaillées. Gosling ayant remonté le film après Cannes (même le titre a changé), j'aimerais quand même voir un DC pour juger pleinement l'oeuvre. En attendant, c'est attachant, mais pas totalement convaincant.

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  • 3 months later...

Bon et bah moi j'ai trouvé ça vraiment bien, et je comprends pas trop pourquoi il s'est fait défoncer.

 

Certes, c'est pas exempts de reproches. Ca semble parfois te hurler "JE FAIS DU CINEMA D'AUTEUR", notamment avec des personnages MYSTERIEUX!!!! et des poncifs ici ou là propres à ce genre de cinéma.

 

Mais en dehors de ça, j'ai vraiment accroché, la réal et la photo sont sublimes. Comme je disais plus haut, Gosling a bien dû retenir les leçons de Tonton Refn (il est d'ailleurs crédité dans les remerciements), et les a bien appliqués à la lettre. L'atmosphère est sublime, vraiment envoûtante, et bien aidé par la b-o de Johnny Jewel. Le scénar est certes simple, mais au moins a le mérite de pas s'enfoncer dans des digressions dont on a rien à foutre. Le fait que les persos ne soient pas plus creusés que ça ne m'a pas dérangé plus que ça, j'ai suffisamment eu l'impression d'en savoir assez sur eux et que davantage n'était pas nécessaire. Du coup ça forme un ensemble cohérent et qui se suit facilement sans sourciller, contrairement à un film comme Inherent Vice par exemple, inutilement complexe. Certes c'est du cinéma contemplatif - comme les derniers films de Refn après tout - ça mise davantage sur une atmosphère que sur un scénario simple, mais pas désagréable et qui sert plutôt bien le film.

 

Bref, j'ai beaucoup aimé, et je le recommande volontiers, plus que Inherent Vice ou A Most Violent Year, par exemple.

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