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A tombeau ouvert - Martin Scorsese - 1999


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Aka Bringing out the dead

 

"Martin Scorsese dans « son » New York, ténébreux et désespéré, plein de pauvres et d'exclus, de violence urbaine et de rues dangereuses. Tiré d'un livre de Joe Connelly, le film présente trois nuits d'un paramédic au milieu d'une faune nocturne d'exclus, d'accidentés, de fous, d'alcooliques et de criminels…"

 

4e (et dernière en date) collaboration Schrader / Scorsese, le film a souvent été vendu comme un "Taxi Driver" des années 2000, ce qui est à la fois vrai et faux. Vrai, car on reprend pas mal de codes du chef d'oeuvre des 70's. Un personnage solitaire, à la dérive, hanté par un paquet de trucs, et qui tente de digérer comme il peut la faune new yorkaise nocturne et ses fantômes (le Vietnam pour l'un, les morts qu'il n'a pu sauver pour l'autre)... Faux, car si la toile de fond est la même, le traitement en est tout autre. Ici, Cage n'est pas coupé du monde, et son moteur n'est pas la haine, il éprouve une totale empathie pour tous les freaks qu'il va croiser au fil des nuits. Mais un certain nombre de parallèles peuvent se tisser, et les deux films semblent plus cohabiter sur le fil de la complémentarité que de la redite.

 

Les années passant, il est toujours fascinant de se replonger dans ce Scorsese, qui représente un des derniers vestiges de ce NY "pré Rudolph Giuliani". L'ambiance nocturne est absolument incroyable. Les lumières, le montage, les choix de la BO, tout participe à créer cette ambiance hors du temps, hors du monde, dans laquelle baigne Cage avec sa gueule de mec qui s'envoie du Jack au saut du lit et qui n'a pas dormi depuis 3 semaines ! Le casting est au top, avec une pelletée de seconds rôles de talent (John Goodman, Ving Rhames, Patricia Arquette, Tom Sizemore...), la caméra de Scorsese est d'une vivacité sans limites. L'histoire est une sorte de film à sketchs, en 3 temps, au gré de ses 3 équipiers. Avec un tronc commun, Cage, et Arquette pour l'accompagner, tenter de survivre, chacun à sa façon. Plus qu'un récit classique, on a surtout le parcours d'un homme, en chemin vers la rédemption, et surtout l'apaisement, face à cette vie, son lot de morts... C'est, au final, un sacré morceau de péloche, dans le fond comme dans la forme. Et si ça n'est pas le plus accompli, c'est peut être le Scorsese le plus habité de ces 20 dernières années, digne descendants de ses débuts new yorkais 70's... A redécouvrir, clairement.

 

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J'ai détesté quand je l'ai découvert au cinéma. Ma passion pour le ciné de Scorsese s’est arrêté avec ce film.La relation entre Cage et Arquette et plate et morne, l'humour tombe à plat, des seconds rôles casse bonbons comme le black qui demande à Cage de l'euthanasier tout le long du film. Le film copie la série Urgences qui avait le vent en poupe à l'époque mais sans parvenir à rendre les perso attachants

Je ne suis pas fan de Taxi Driver au départ mais ce Bringign out the dead est un petit frère boiteux.

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un peu comme natale, sauf que je n'ai jamais été fan de scorcese, même si je reconnais la valeur de ses "classiques" (idem pour schrader)

j'avais été attiré par la bande-annonce et la jolie affiche, et je m'y suis copieusement fait chier. vague souvenir d'un truc prétentieux et ridicule qui s'éparpille en symbolique et mauvaises idées pour ne mener nulle part.

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  • 3 years later...
Aka Bringing out the dead

 

"Martin Scorsese dans « son » New York, ténébreux et désespéré, plein de pauvres et d'exclus, de violence urbaine et de rues dangereuses. Tiré d'un livre de Joe Connelly, le film présente trois nuits d'un paramédic au milieu d'une faune nocturne d'exclus, d'accidentés, de fous, d'alcooliques et de criminels…"

 

4e (et dernière en date) collaboration Schrader / Scorsese, le film a souvent été vendu comme un "Taxi Driver" des années 2000, ce qui est à la fois vrai et faux. Vrai, car on reprend pas mal de codes du chef d'oeuvre des 70's. Un personnage solitaire, à la dérive, hanté par un paquet de trucs, et qui tente de digérer comme il peut la faune new yorkaise nocturne et ses fantômes (le Vietnam pour l'un, les morts qu'il n'a pu sauver pour l'autre)... Faux, car si la toile de fond est la même, le traitement en est tout autre. Ici, Cage n'est pas coupé du monde, et son moteur n'est pas la haine, il éprouve une totale empathie pour tous les freaks qu'il va croiser au fil des nuits. Mais un certain nombre de parallèles peuvent se tisser, et les deux films semblent plus cohabiter sur le fil de la complémentarité que de la redite.

 

Les années passant, il est toujours fascinant de se replonger dans ce Scorsese, qui représente un des derniers vestiges de ce NY "pré Rudolph Giuliani". L'ambiance nocturne est absolument incroyable. Les lumières, le montage, les choix de la BO, tout participe à créer cette ambiance hors du temps, hors du monde, dans laquelle baigne Cage avec sa gueule de mec qui s'envoie du Jack au saut du lit et qui n'a pas dormi depuis 3 semaines ! Le casting est au top, avec une pelletée de seconds rôles de talent (John Goodman, Ving Rhames, Patricia Arquette, Tom Sizemore...), la caméra de Scorsese est d'une vivacité sans limites. L'histoire est une sorte de film à sketchs, en 3 temps, au gré de ses 3 équipiers. Avec un tronc commun, Cage, et Arquette pour l'accompagner, tenter de survivre, chacun à sa façon. Plus qu'un récit classique, on a surtout le parcours d'un homme, en chemin vers la rédemption, et surtout l'apaisement, face à cette vie, son lot de morts... C'est, au final, un sacré morceau de péloche, dans le fond comme dans la forme. Et si ça n'est pas le plus accompli, c'est peut être le Scorsese le plus habité de ces 20 dernières années, digne descendants de ses débuts new yorkais 70's... A redécouvrir, clairement.

 

 

Je signe de partout ce fabuleux texte !!!

 

Ce film est fascinant, c'est peut-être le plus beau rôle de Cage, et ce plan final ....

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  • 1 year later...

Revu hier et c'est un poil trop long, sinon il passerait nickel pour moi. La redondance des scènes d'ambulance casse un peu le rythme.

Mais je peux comprendre le plaisir de se taper un film sur la nuit à NY avec un Nico sobre mais éclaté. Y a un coté Spike Lee des beaux jours que j'aime bien.

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