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3 Billboards, Les Panneaux de la Vengeance - Martin McDonagh (2018)


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Citation
Après des mois sans que l'enquête sur la mort de sa fille ait avancé, Mildred Hayes prend les choses en main, affichant un message controversé visant le très respecté chef de la police sur trois grands panneaux à l'entrée de leur ville.

 

Moi je ne crierais pas au chef d'oeuvre, mais c'est quand même assez cool.

Comme d'hab avec McDonagh l'humour est bien senti. Tout se suit avec plaisir. Les acteurs sont au top, Sam Rockwell en premier.

 

Après In Bruges m'avait plus marqué, 7 Psychopaths sans plus, là ça se situe au milieu.

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Un peu pareil... L'accroche "chef d'oeuvre révolutionnaire" en rajoute des caisses, faut pas exagérer.

Mais ça reste un très bon film avec un casting au top - ici aussi, préférence à Rockwell, jamais personne n'avait incarné l'idiotie avec autant de réussite. McDormand et Harrelson sont néanmoins impeccables. Une petite réserve quant à la fin, pour le coup, javais vraiment envie que ça aille plus loin.

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Pire citation du monde. Résultat : des gens se sont sentis obligés d'applaudir à la fin de la séance

Pas passé un mauvais moment en ce qui me concerne : sur un terrain balisé, un traitement assez surprenant, très noir et très acide, avec une Frances Mcdormand phénoménale. Mais j'ai trouvé que la seconde partie (après l'incendie) patinait un peu, le tout avec un real ne sachant plus trop quoi faire de son histoire (jusqu'à la fin très MEH).

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Ben moi je fais clairement partie du clan des conquis, et je me permets même un petit

 

 

Comme souvent, avec ce genre de films, on y va avec une petite appréhension. On a toujours la crainte de voir une grosse machine à Oscars, la peur d'une œuvre survendue par la presse et les festivals, à grand coup de prix et de bandeaux "Chef d’œuvre ultime" sur toutes les affiches. J'y allais donc, non pas à reculons, mais sur mes gardes. Et bien je dois dire que le film m'a cueilli comme rarement ! J'ai vraiment adoré. D'un bout à l'autre, quasiment sans réserves.

 

Le postulat de départ avec cette histoire de panneaux m’intriguait, mais (heureusement) le film va bien au delà de tout ça. D'ailleurs le titre français "Les panneaux de la vengeance" est complètement con et à coté de la plaque ! J'ai adoré les personnages, leur traitement, les acteurs. Il y a une galerie assez incroyable de persos, avec chacun leurs qualités et leurs failles, mais là où ça aurait pu virer à un simple catalogue de "cool" ou de "décalé" (ce qui était un peu le cas ds "7 psychopathes"), on a ici une approche beaucoup plus profonde, pleine d'humanité, rejetant tout manichéisme, qui fait qu'on s'attache sans mal à tout ce petit monde, où le moindre second rôle (l'ex mari, le nain, ...) a une vraie existence, un vrai truc à défendre. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils le défendent tous à merveille. Frances Mc Dormand (que je n'aime pas en général) est incroyable, Rockwell tout autant, mais vraiment, encore une fois, on n'a pas trop envie de mettre un nom en avant tant ils sont tous parfaits !

L'histoire est vraiment bien foutue, complexe, pleine de ruptures, narratives, de ton, on est constamment surpris, mais sans que ça soit une accumulation de twists factices ou de revirements improbables. Les persos évoluent, des fois on est avec eux, des fois on les prend pour des connards, personne n'a vraiment raison ou tord, ils font ce qu'ils peuvent, avec leur foi et leurs limites.

 

Enfin voilà, pas besoin d'en faire des tonnes, mais voilà typiquement le genre de films qu'on aimerait voir plus souvent, solide, intelligent, mature, drôle, touchant, qui passe du léger au truc bien dark en un clin d'oeil. Entre le 50e reboot / Marvel / blockbuster faisandé et le film tellement indé qu'il intéresse plus personne, un cinéma "du milieu" qui revigore. A voir, absolument.

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  • 2 weeks later...

J'y allais a reculons, car j'avais peur d'un film faux fillm de genre, pour maquiller une chronique sociale casse burne a mourir (Lone Star et tes 2h10, vas te faire foutre), et en fait, c'est vachement bien.

A part tous les acteurs/personnages super humains (et, d'ordinaire, pourtant je ne suis pas fan de la Frances et sa tete de fermière facho), le real n'oublie jamais que chaque scene doit raconter un truc et faire avancer l'histoire.

Sans compter, un "humour" a froid qui aide a s'attacher aux persos.

Meme si la seconde partie est plus diluée (apres le gros tournant en milieu de metrage), chapeau!

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  • 1 month later...

Le film n'est, certes, pas l'immortel chef-d'oeuvre absurdement survendu.

Mais comme ça fait du bien quelque chose qui sort des sentiers battus et dont on ne devine pas tout trois quart d'heure à l'avance (même si je trouve que 7 psychopathes allait encore plus loin dans la déconstruction et la complexité narrative) !

 

La dernière partie retombe, certes, dans quelque chose d'un peu plus classique.

Mais l'ensemble témoigne d'un tel humanisme et parvient tant à constamment surprendre, que ce soit par le biais d'étincelants dialogues ou de scènes décalées juste ce qu'il faut, qu’on n’a pas envie de se montrer injuste.

Le parfait antidote anti-blockbuster con, en somme. Avec un big up particulier aux acteurs d’une rare justesse et à la musique discrètement mélancolique de Carter Burwell.

 

Martin McDonagh, je te kiffe !

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  • 2 years later...

J'ai trouvé ça absolument magnifique. Peu de réalisateurs arrivent à faire passer du rire aux larmes dans la seconde. Comme ça, je pense à Bong Joon-Oh. Mais Martin McDonagh, c'est du high level aussi. Plusieurs fois, on ne sait pas si on doit rire ou pleurer... 

Et puis  ces acteurs, ces personnages... Grosse claque. Pour le coup, je suis 1000% raccord avec ce qu'en dit DPG. 

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