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Portrait de la jeune fille en feu - Céline Sciamma - 2019


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Une jeune peintre (Noémie Merlant) est engagée pour dessiner le portrait d'Adèle Haenel de la Bretagne de on sait pas trop quand (début XVIIIème siècle ? avant ?). L'enjeu est de taille : ce portrait doit permettre de marier la jeune à un noble Milanais, ce qui permettrait à sa mère (jouée par Valéria Golino de Hot shots) de revenir dans sa ville natale. Sauf qu'Adèle ne veut pas se marier, et donc ne veut pas de portrait, ce qui oblige la peintre à se faire passer pour une dame de compagnie chargée de l'empêcher de se suicider à l'idée de ce mariage arrangé.

 

Bref. Ce n'est pas simple.

 

 

 

Qui dit rentrée de septembre, dit gros n'importe quoi de sortie avec pas mal de films un peu hype qui sortent en même temps. Cette semaine, on a Ad astra, le nouveau Woody Allen, ce film donc, le Chardonneret (je ne sais pas si c'est bien, mais la bande annonce passe assez souvent au cinéma), et même des nouveaux Boukhrief et Roger Avary (je ne savais même pas qu'il avait tourné un nouveau film, qui plus est avec Marc Dacascos).

 

Portrait de la jeune fille en feu a la hype pour lui : prix du scénario à Cannes, 4 de note presse sur Allociné (seul le critique des cahiers du cinéma semble défoncer le film), et dans le top 100 des films de la décennie de Indiewire (pour ce que ça vaut).

 

Et clairement, c'est bien. Il y a toujours un petit problème de rythme, mais quand même moins de moments de creux que bandes de filles. Il y a des partis pris un peu casse gueule (

les apparitions fantômatiques d'Adèle Haenel qui préfigurent le final très émouvant, mais hors contexte rappellent un peu Jean Rollin

) mais c'est certainement le film le plus accessible de la réalisatrice et le plus directement émouvant.

 

Céline Sciamma a un sens de l'image forte et réussit à caser une autre scène musicale assez folle.

 

Comme dans naissance des pieuvres, tout est affaire de montée du désir, qui est d'autant plus forte que l'on est dans un monde entièrement féminin à l'image mais où la présence en creux de l'homme est étouffante. Mariage arrangé, grossesse non désirée, interdiction pour les femmes peintre d'étudier l'anatomie masculine, ce qui les coupe des grandes peintures historiques, etc.

L'histoire d'amour n'est pas particulièrement originale (

en gros c'est sur la route de Madison en lesbien avec de la peinture à la place de la photo

mais elle marche très bien, et la relation entre le trio féminin que constitue les deux actrices principales et la jeune domestique fonctionne à merveille.

 

Le film n'est pas pudique, mais il n'est pas non plus bourrin façon La vie d'Adèle. Globalement je suis vraiment convaincu.

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Sans être aussi tranché que Cyril, j'y allais aveuglement (j'avais adoré Bande de filles et Naissance des pieuvres), et grosse déception à l'arrivée. C'est bien filmé, bien cadré, bien joué (bien que perso, je trouve que Haenel a un côté anachronique que je ne saurais expliquer), les thèmes sont bien abordés mais c'est trop rigide. Je m'attendais à un romanesque façon La leçon de piano, mais là on est plus dans le glaçon que dans le feu (hormis la très belle scène de la fête). Et personnellement, choisir un morceau de Verdi pareil pour célébrer la mélancolie amoureuse, j'ai trouvé ça complètement à côté de la plaque...alors que l'idée finale est tellement belle. Donc dommage...

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