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Sorry we missed you - Ken Loach - 2019


DPG
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Le Ken Loach annuel, comme le Woody Allen, ou le Dany Boon, ou d'autres, le même film ou presque d'année en année...

 

On a donc un mec qui galère, dans une famille qui galère. On a du mal à boucler les fins de mois, on est surendettés, on se raccroche à des jobs de merde où on se fait pourrir par un patron qui est le dernier des connards. On prend le bus mais il tombe en panne parce que plus rien ne fonctionne, on se fait agresser, tabasser, on va à l'hopital, on perd 5h parce que plus rien ne fonctionne, tout est précarisé. On abandonne tout le monde, les jeunes, qui du coup vont tagger, voler, etc.. les vieux qui crèvent seuls chez eux dans leur pisse, les petites gens qui regardent le foot et boivent leur bière en bossant 14h par jour. Voilà, c'est ni mieux ni moins bien que les précédents, les fans et Telerama trouveront ça formidable, les autres suivront ça d'un regard lointain. Au final, le postulat de départ (l'uberisation du monde du travail) n'est pas tant que ça exploité. Il faisait déjà le même film avec un ouvrier ou un mec sur un chantier ou n'importe quel job comme ça depuis 30 ans. J'ai pas envie de dire du mal du film, d'une part, c'est exactement ce que je m'attendais à voir, donc il n'y a pas tromperie sur la marchandise, d'autre part, ce monde là existe, vraiment, et il est peint de façon assez juste ici et on ne peut que s'en attrister. Après, les héros de Loach sont qd même toujours des poissards puissance 1000. Genre le mec qui a TOUTES les galères du monde possibles et imaginables qui lui tombent dessus en MÊME TEMPS ! Bref, je suis allé voir ça parce que le film que je voulais voir était complet. C'est du Ken Loach, tout est dit.

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C’est marrant que tu parles du personnage poissard à qui tout tombe dessus en même temps. ça me rappelle une critique d'un justicier dans la ville auquel l'auteur reprochait au héros de Michael Winner , l'antithèse de Loach, de créer un héros poissard sur qui tombait en même temps tous les soucis de l'insécurité.

 

Il faudra que j'essaie un jour de voir un loach, en espérant que ce sera moins assomant qu'un Vincent lindon + Lioret/Brizé

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Paul Kersey est moins poissard que les femmes qui à son contact finissent invariablement mortes et/ ou violées. Je dirais plutôt qu'il porte la poisse. Le fait que parallèlement il puisse accomplir les pires exactions sans que la justice ne l'inquiète le moins du monde traduit même une certaine...chance.

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Certes. Mais même les réals avec un style, une patte, un univers ont le droit de sortir, de temps en temps, un tout petit peu de leur zone de confort ! Après, ils font bien ce qu'ils veulent hein, mais je prévenais

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