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Avortement Clandestin - Pierre Chevalier (1973)


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Citation

Un soir, après le travail, au lieu de prendre l'autobus, Sophie accepte de monter en moto avec un inconnu. Le conducteur est jeune, beau, persuasif. Elle accepte de boire un verre chez ses amis. Là elle est contrainte de boire et finalement, battue et violée.
Enceinte elle explique tout à sa mère et les deux femmes disposant de peu de revenus vont d'une mauvaise situation à une autre, entrainées dans une spirale infernale...

 

Et bien c'était pas bien hein.

Déjà parce que la fille, Sophie, après s'être fait violer a la bonne idée avec son keumé, Jacques, d'aller confronter le violeur histoire qu'il paie pour un avortement. Sauf que pas de bol elle tombe sur le voisin qui lui aussi veut la baiser. Donc à priori à Chantilly (la ville du viol) y a que des porcs sales.

Un peu avant Jacques ne s'était pas montré plus bouleversé que ça à l'annonce de la grossesse et du viol.

Il y a un rythme assez neurasthénique pendant la pauvre heure que dure le film, le tout sur une musique type comédie de golmons complètement hors propos.

Je ne sais plus comment ça se déroule mais Sophie va voir un docteur qui lui dit qu'il ne fera rien car l'avortement est illégal. On va lui parler ensuite de l'Angleterre, du coup sa mère y va pour choper les tarifs. Elle revient et c'est trop cher, du coup Sophie sur les conseils d'une amie, va en soirée bourges où on lui présente M. Duroc qui aime bien payer pour de la chair fraiche, donc rebelote tentative de viol.

Finalement elle décide de se faire douloureusement avorter en clando dans un HLM, avec les vieilles qui font les concierges. Et elle se fait balancer aux poulets par on ne sait qui. Là y a un flics qui enquête et qui chope Sophie et sa mère, le gars en charge de la déposition culpabilise à mort Sophie (et c'est pas le premier) car elle aurait dû venir pour parler des cet "accident". A aucun moment ils ne vont s'occuper à trouver le violeur.

Et puis là Sophie et sa mère se retrouve au tribunal, par manque de moyen on a toute une séquence avec des magistrats, juges, etc... qui braillent face caméra devant un rideau, et toujours avec une musique flinguée. Sophie est relaxée et nous dit que pour elle ça s'est bien terminé, mais les autres, hein les autres...

 

On sent quand même l'opportunisme d'Eurociné de surfer sur le débat de l'époque en proposant un film qui finalement a l'air assez proche de la réalité. Car nombreux sont les personnages qui shament la Sophie, ceux qui se déchargent (Jacques) et les flics qui en branlent pas une et qui accablent la meuf (comment ça ça n'a pas changé ?). Puis on va pas me faire croire que les plans nichons et chatte c'est pour montrer l'horrible vérité.

C'est pas malaisant, c'est juste moche et limite.

 

Et pour les curieux le film est sur Youtube.

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