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Cannes 2006


Cyril
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Un petit texte de Allociné sur les films potentiellement présent.

 

Une chose est sûre : cette année, au Festival de Cannes, on pourra découvrir les nouveaux films de Gus Van Sant, Olivier Assayas, Joel Coen, Walter Salles et Wes Craven. Tous ont en effet réalisé un... court métrage dans le cadre de Paris, je t'aime, projet fou qui rassemble une vingtaine de cinéastes internationaux, et qui sera projeté en ouverture de la section Un Certain regard. Autre certitude : c'est le Da Vinci code (photo) de Ron Howard, adaptation du best-seller de Dan Brown avec Tom Hanks et Audrey Tautou, qui donnera le coup d'envoi de la 59e édition de la quinzaine cannoise, le 17 mai prochain. Si on connaît depuis quelques semaines le nom du Président du jury -Wong Kar Waï-, le reste de la Sélection officielle (une vingtaine de films en compétition, presque autant hors compétition, sans même parler d'Un Certain Regard) ne sera dévoilé par les organisateurs que le 20 avril. Qui risque-t-on de croiser sur la Croisette ? Quels auteurs ont la cote sur la Côte ? Autrement dit : quels sont les films attendus ? Un mois avant l'annonce officielle, AlloCiné fait le point en dressant la (longue) liste des prétendants. A vos marques...

 

Coppola, Almodovar, Moretti...

 

Une cinéaste américaine branchée, une starlette, un film d'époque, et un tournage en France : si Marie-Antoinette (photo) de Sofia Coppola avec Kirsten Dunst ne fait pas partie du crû 2006, c'est à y perdre la tête. Et il n'est pas totalement exclu qu'elle soit en concurrence avec papa Francis Ford (Youth without youth)... On ne prendra pas non plus beaucoup de risques en citant le nom de Pedro Almodovar : son nouveau portrait de femmes, Volver, avec Penélope Cruz et Carmen Maura, sort dans l'hexagone le 24 mai (tiens, tiens...). Autre Latin chéri des cinéphiles, Nanni Moretti, palmé il y a cinq ans pour La Chambre du fils, pourrait bien présenter sur la Croisette son Caïman, annoncé comme une satire mordante sur Berlusconi -même si, étrangement, le film sort en France le 17 mai, soit la veille de l'ouverture du Festival...

 

Kaurismaki, Verhoeven, Loach...

 

Puisque nous sommes en Europe, restons-y : le Finlandais givré Aki Kaurismäki, naguère Grand Prix du jury pour L'Homme sans passé, se rappelle au bon souvenir des organisateurs : ses Lumières du faubourg devraient bénéficier d'une exposition cannoise. The Golden door, tourné en Argentine avec notre Charlotte Gainsbourg nationale, pourrait bien ouvrir les portes de la compétition à l'Italien Emanuele Crialese, découvert à la Semaine de la Critique avec Respiro. Autres sérieux candidats : Il Regista di matrimoni de Bellocchio, Les Climats du Turc Nuri Bilge Ceylan, l'auteur de Uzak (qui marqua Cannes 2003), Blackbook ou le retour de Paul Verhoeven dans sa Hollande natale (photo), Goya's ghosts de Milos Forman ou encore Zapakh kamnya du Russe Andrei Zviaguintsev, Lion d'or à Venise en 2003 pour Le Retour. Côté britannique, deux habitués se tiennent prêts : Ken Loach vient d'achever le tournage du Vent se lève, film d'époque sur la lutte pour l'indépendance de l'Irlande et Kenneth Branagh celui d'As you like it, nouvelle adaptation de Shakespeare. Il faudra peut-être aussi compter avec The Queen, évocation de la famille royale par l'impertinent Stephen Frears.

 

Allen, Soderbergh, Inarritu...

 

Chez les Américains, les grands noms ne manquent pas, tels Woody Allen avec Scoop (une comédie pour la clôture ?) ou De Palma et son très attendu Dahlia noir, soit deux bonnes raisons de réinviter Miss Johansson un an après Match point. Soderbergh, Palme d'or pour Sexe, mensonges et vidéo, espère bien revenir cette année avec The Good German -il serait accompagné sur les marches du couple glamour George Clooney-Cate Blanchett. L'actrice australienne joue aux côtés de Brad Pitt dans un autre film au profil "cannois" : Babel (photo) du Mexicain Inárritu (découvert en 2000 à la semaine de la Critique). Dans cette même catégorie "grand public et ambitieux à la fois", The Fountain de Darren Aronofsky et Southland tales de Richard Kelly ont toutes leurs chances. Citons encore Inland empire de Lynch et Flags of our fathers d' Eastwood, mais aussi Breaking and entering de Minghella, Le Labyrinthe de Pan de Guillermo Del Toro et The Namesake de Mira Nair.

 

Garcia, Ferran, Kechiche...

 

A propos de la toujours très délicate sélection française, un titre est sur toutes les lèvres : Selon Charlie de Nicole Garcia et son viril quatuor Bacri- Lindon- Poelvoorde- Magimel. On attend de pied ferme une autre réalisatrice, Pascale Ferran, qui n'avait plus donné de nouvelles depuis dix ans : la revoilà avec Lady Chatterley (photo), peut-être en compétition elle aussi. Bruno Dumont, qui fit tant de bruit sur la Croisette avec L'Humanité pourrait revenir avec Flandres. Fort du succès de L'Esquive, Abdellatif Kechiche suscite forcément la curiosité (La Graine et le mulet). Evoquons également Indigènes de Rachid Bouchareb, Le Voyage en Arménie de Guédiguian, Dans Paris de Christophe Honoré (avec le chic tandem Romain Duris-Louis Garrel) et les premiers films de deux scénaristes chevronnés : Quelques jours en septembre de Santiago Amigorena et La Californie de Jacques Fieschi. Et pourquoi pas, suprême audace, Les Anges exterminateurs du sulfureux Jean-Claude Brisseau ?

 

Kore-eda, Kusturica, Ocelot...

 

Tour du monde de la planète cinéma, le festival pourrait cette année faire escale en Argentine (Nacido y criado de Pablo Trapero), au Burkina-faso (Kato kato d'Idrissa Ouedraogo), au Japon (Hana Yori Mo Naho, un film de Samouraï par Kore-Eda, l'auteur de Nobody knows), en Chine (Wu Qingyuan de Tian Zhuangzhuang, et The Sun rises again de Jiang Wen, à qui on doit la fresque-culte Les Démons à ma porte), en Australie (Jindabyne de Ray Lawrence) ou en Inde, où nous convie l'Iranien Makhmalbaf (Scream of the Ants). Enfin, depuis quelques années, Cannes fait la part belle au documentaire et au cinéma d'animation : dans la première catégorie, on parle beaucoup pour 2006 du Maradona (photo) de Kusturica, d'un intrigant Zidane, un portrait du XXIème siècle et de Retour en Normandie de Nicolas Philibert. Dans la deuxième, il y fort à parier qu'on découvrira Azur et Azmar de Michel -Kirikou- Ocelot, et peut-être aussi Arthur et les minimoys de Besson, voire Cars, le dernier Pixar.

 

Ultimes précisions : il ne s'agit là bien sûr que de rumeurs et/ou d'espoirs. Et ce qu'on attend aussi du 58e festival de Cannes, c'est qu'il nous surprenne...

 

Bon le vrai retour que j'attend de Cannes c'est les films que Fred aura vu au marché du film

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