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Mémoires affectives - Francis Leclerc (2004)


Steve
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aka Looking for Alexander

 

SWS m'avait bien chauffé sur ce film à l'époque sur DD quand il était revenu du Québec. Et donc je me suis jeté dessus à l'annonce de la projection au festival.

 

 

Pourtant déclaré cliniquement mort, Alexandre Tourneur, 41 ans, vient de sortir d’un long coma. La principale séquelle de cet accident est une grave perte de mémoire. Au fur et à mesure qu’il revoit ses proches, quelques images viennent le hanter durant sa convalescence. Au-delà des mémoires oubliées foisonnent dans la tête d’Alexandre celles d’un passé lointain et violent. Sa quête du souvenir l’amènera là où on lui avait pourtant fait jurer de ne jamais revenir. En remontant à la source, il va enfin découvrir la vérité.

 

Qu'est-ce que la mémoire ? Quelle perception nous donne t-elle des autres, du passé et du présent ? Thème existentiel et plutôt risqué à aborder au cinéma, et pourtant "Mémoires affectives" déroge à la règle du classique film d'amnésie. Francis Leclerc inclut des pistes intéressantes dans son film, qu'elles soit du domaine des sciences humaines, du drame fantastique ou du thriller policier. Le film projete le spectateur dans la tête de son héros à la mémoire brisée par un accident peut-être révélateur d'un passé trouble. Et pour y arriver, le réalisateur a mis au point une mise en scène précise, une mécanique géniale pour que non seulement on avance tout le long au rythme de la quête du héros, mais aussi que toutes les pièces du puzzle se rassemblent finalement sans surenchère d'explication. L'athmosphère du film est pesante, calme à la surface, mais nerveuse dans sa chair (la photographie et les superbes effets sonores y contribuent). Et enfin on voit un peu autre chose que Montréal. Roy Dupuis campe brillament un homme à qui l'on n'offre aucune alternative à la perplexité éternelle, laissé pour compte, et qui ne doit se battre qu'avec lui-même pour résoudre le mystère qui l'habite. Un osti de bon film qui hante longtemps après la projection, je suis encore en maudit qu'on n'arrive pas à faire ça par chez nous.

 

Trailer

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