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Martyrs de Pascal Laugier (2008)


Stéphane
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Oui Celia, ça gicle.

 

Un film bien particulier, du genre casse-gueule dans son exercice d'équilibrisme irrécupérable, mais il en ressort une certaine évidence à l'arrivée. Le film sort de sa catégorie pour tomber dans l'objet filmique qu'on n'a pas vu venir.

Ca tombe bien ça parle de transcendance.

 

C'est dur d'en parler sans le griller... la première partie sèche méchamment : mise en scène à l'énergie, la hargne, des actrices et des corps tout en spasmes. Il y a une vraie force viscérale et physique qui s'en dégage... j'ai beaucoup aimé... eu un peu plus de mal sur la seconde. Au 108ème coup de poing, on décroche...

La troisième partie est la plus incroyable, la plus audacieuse et confère au film une puissance sombre implacable... réellement impressionnante.

 

Sinon, j'ai vu que le film de Florence Quentin était à l'affiche aussi.

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Petit florilege de critiques ou l'amateur de genre passe pour un idiot

 

Le Figaroscope

Un style certes, mais qui n'évite pas la complaisance façon "gore".

20 Minutes

Un scénario naïf et des seconds rôles outrés. Reste la surenchère de gore qui devrait réjouir les amateurs du genre.

 

Les Inrockuptibles

Parvenant à cumuler dans une première heure toutes les plaies habituelles de ce cinéma-là, le film se trouve une raison d'être lors du long huis clos final.

 

Le Parisien

(...) pour qui aime voir des femmes méthodiquement torturées, enchaînées au fond d'une cave, battues encore et encore, et même (...) dépecées vivantes (...) c'est du Mozart.

 

Bon j'avoue celle du Parisien m'a fait rire

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Vu hier matin au MK2 Biblio et assez déçu dans l'ensemble...d'un côté on a un jusqu'au boutisme graphique,le travail réussi de Benoit Lestang (RIP),le visage de Mylène et une première partie loin d'être parfaite mais relativement prenante.

De l'autre côté faut quand même se farcir un "discours" un peu vaseux sur les martyrs,une violence hélas pas toujours justifiée et surtout 3/4 d'heure de torture porn répétitif et soporiphique à base de distribution régulière de pains et de baffes,avec en prime l'intrusion pas franchement heureuse d'une "secte" toute droit sortie d'une mauvaise série B ("Mademoiselle": )

C'est dommage,j'avais trouvé "Saint Ange" plutôt sympa,ici il y a encore quelques bribes de scènes et d'idées pas inintéressantes,je pense encore que Laugier a du potentiel,mais j'espère qu'à l'avenir il s'éparpillera un peu moins.

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C'est pour ça, je m'interroge.

 

demande à Kill Bill sur devil dead,il pense la même chose que moi du film.

 

je n'ai pas été convaincu par cette grosse mamma qui nous balance un speech explicatif -dont on se serait bien passé- sur les martyrs,photos du "Nouveau Détective"...euh photos d'archive à l'appui ...on lorgne fort du côté du sous-Balaguero (Djoumi style ) et du sous-HOSTEL là...et on rejoint un schéma assez convenu et décevant...

 

voilà,tu me contrains à être un peu méchant avec le film,c'est pas bien.

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Passionné, talentueux, arrogant, ou bien encore prétentieux, autant de qualificatifs permettant, au vu de Saint ange, sa première œuvre, et des déclarations ayant accompagné la sortie de Martyr, de définir Pascale Laugier, définition évidement sans doute éloigné de la réalité, à défaut de l'être de ce que laisse transparaître son image "publique".

 

"Saint Ange" était une oeuvre particulièrement soigné sur la forme, mais dont le fond laissant malheureusement fortement dubitatif, à moins, dans un élan masochiste, de se considérer automatiquement, simple spectateur que nous sommes, plus ou moins incapable d'être réceptif à la vision nébuleuse du film de fantôme qui imprégnait "Saint ange". Peu attirer par l'auto flagellation, j'en avais pour ma part conclu, que "Saint Ange", aussi soigné soit il, était malheureusement une oeuvre bien creuse.

 

La vision de Martyr permet en tout cas d’affiner certains points autant qu’il succite de nouvelles interrogations.

 

En effet, "Martyr" apparait non pas comme le film d'un réalisateur prétentieux ou arrogant, mais surtout comme le film d'un réalisateur à la schizophrénie artistique assez étrange, et aux ambitions parfois contradictoire.

 

La première partie du film se présente ainsi comme un film d'exploitation assez classique, rappelant les raps and revenge des années 70/80., matinée de fantastique sous influence.

Malgré le fait que le fait que l’une des premières scènes du film soit tout simplement catastrophique, caricaturale et joué avec les pieds (Les acteurs peuvent postuler pour le prochain film de Jean Clement Gunters, sûr qu'ils seront pris !) le film, porté par 2 actrices qui, elles, s’avère par contre excellente, démarre sur les chapeaux de roue. Intense, violent, cruel et extrêmement gore, le film remplit son contrat de production bis et rentre dedans, tout comme lorsque celui s'engage sur un terrain plus fantastique.

 

Les réalisateurs français semblant depuis quelques années persuadés que la voie du succès est la surenchère dans la tripaille, Laugier y apporte avec bonhomie sa contribution personnelle. On attaquait les femmes enceintes aux ciseaux dans « A l’intérieur », et bien on dessoudera des gamines au fusils de chasse dans Martyr ! )8

 

Pourquoi pas après tout, même si cette surenchère commence à friser le ridicule, on ne va pas faire la fine bouche devant des scènes rappelant « La guerre des Gangs » de Lucio Fulci !

 

Que, de même, que Laugier, qui clame partout sa passion pour Argento (Et lui dédie au passage son film !) s'inspire en fait bien plus de l'univers putride d'Hellraiser et pique des plans entiers à Jun Ho de Takeshi shimizu, n'a finalement que peut d'importance puisque au final, cela fonctionne plutôt bien dans le film.. Et cela dure pendant une bonne heure, une heure ou les défauts des films d'exploitations (Incohérences multiples, clichés en tout genre et caméra ultra racoleuse caressant au plus près corps déchiquetés et murs maculés de sang) ne s'avère pas plus que dans les autres films de ce style être des défauts gênant. Mieux, certains peuvent au final tout simplement pas être considérer comme des qualités (L'amateur bourrin de film d'horreur si il ne rechigne généralement pas au joie de la suggestions toujours plus efficace pour mettre mal à l’aise, préfère néanmoins le plus souvent le gros gore qui tache !).

 

Malheureusement, tout s'effondre avec une deuxième partie tout simplement catastrophique !

 

Avec l'arrivé des "méchants", c'est soudain le Laugier "Auteurisant" qui refait surface. Un Laugier définitivement à l'ouest lorsqu'il s'agit d'essayer de développer un scénario intéressant et de pousser l'implication et la réflexion du spectateurs plus loin.

 

Acteurs ridicules (La vielle a l'air de sortir d'un film de Jean Pierre Jeunet) dialogue affligeant (Le speech sur les Martyrs !) le film, dont les fondations étaient déjà faible, s'effondre ici définitivement, surtout que Laugier se décide alors, pour développer son histoire, de nous infliger ..... 30 minutes non stop de tortures ! )8

 

Des minutes interminables, à défauts d'être insoutenables, tentative puérile et complètement ratés d'essayer de nous faire resentir la douleur du personnage principale. Les gens peu habitué a ce type de scène seront probablement impressionné et mal à l'aise face à ce spectacle voyeuriste, mais la plupart de ceux habitué à ce type de films ne pourront que baillé en regardant régulièrement leur montre.

 

Laugier, ou comment faire du "Torture porn", pour parler comme les magazines branchés, bien plus racoleurs que les Saw, Hostel et cie mais pourtant bien moins efficace !

 

Et tout en affirmant le contraire à qui veut l'entendre, ben bien sûr !

 

Après une tel débauche de putasserie, venir se plaindre des décisions de contrôle faux cul, c'est tout simplement minable. Hey, faut assumer toto ! )8

 

Le dénouement de l'histoire est à l'image de son scénario, stupide, bâclé et saupoudré de quelques références bidons pour exister les gogos. (Ah les plans dégueux de « lautre monde » !)

 

Bref, Laugier, qui est loin d'être un manchot niveau réalisation, devrait peut être réviser ses aspirations à la baisse et arrêter de cacher son goût du sang et de la violence derrière des ambitions auteurisantes qu'elles soient sincère ou non. (En tout cas, vu sa façon de filmer la violences et l’insistance inutile de certaines scènes, le mec a visiblement pris son pieds à filmer ses effusions de sang, et c’est tant mieux pour lui !), ambitions dont il est visiblement trop faible pour les mener à terme de façon satisfaisantes. L’ambition, c’est bien, mais si c’est pour au final faire un film complètement raté (Alors qu’il avait bien démarré) c’est quand même un peu dommage ! .

 

A ce niveau, Saint Ange était creux, Martyr lui, est juste risible.

 

Bref, si Laugier n'arrive pas à la cheville d'un mec comme Argento (N’en déplaise à certains abruti) et n'y arrivera peut être (Sans doute ?) jamais, il vient tout de même de gagner avec Martyr son entré aux club des bouchers charcutiers du cinéma de genre français. (Faut pas en avoir honte hein ! )

 

Enfin bon, comme apprenti seulement hein, n'est pas non plus Aja qui veut !

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T'as pas vraiment aimé, donc.

Mais c'est curieux cette manière de se positionner par rapport à la violence du film, en pretextant que les plus aguerris bailleront... c'est assez ambigu de reprocher à la fois, je te cite, la putasserie de ces longs passages et d'en donner l'idée d'une certaine frustration... une attente n'est pas comblée en la matière ou j'ai mal compris?

Pour moi il est clair, que si l'on sort du film à ce moment là, on passe à côté de l'oeuvre en bloc, que par ailleurs tout le monde semble s'évertuer à saucissonner en trois parties. (dont moi de prime abord)

Y a quelque chose d'assez impensable dans ce long couloir de tortures, d'assez injustifiable... qui paradoxalement les justifie.

J'ai aussi beaucoup aimé la gestion de l'espace dans cette maison... l'idée d'un passage... les escaliers... les étages supérieurs...y a quelque chose d'assez évocateur là-dedans, qui agit plus ou moins consciemment sur l'immersion dans le film et lui donne une dimension particulière.

Deux jours que je l'ai vu, et j'ai vraiment le sentiment d'avoir vu un film à part. Tout simplement, une oeuvre à part entière.

C'est évident que si on préfère FRONTIERES (de mon point de vue, une vraie bouse)... y a un monde entre les deux... et je dis ça sans aucune arrière-pensée condescendante.

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J'ai aussi beaucoup aimé la gestion de l'espace dans cette maison... l'idée d'un passage... les escaliers... les étages supérieurs...y a quelque chose d'assez évocateur là-dedans

 

c'est vrai,ça évoque juste une centaine (au moins!) de films d'horreur qui ont été tournés avant MARTYRS.

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(Ah les plans dégueux de « lautre monde » !)

 

tu veux parler de "la lumière blanche" vue par Anna?

j'ai cru à ce moment là qu'on allait voir les angelots de "Brainstorm"!

 

 

Bref, si Laugier n'arrive pas à la cheville d'un mec comme Argento (N’en déplaise à certains abruti) et n'y arrivera peut être (Sans doute ?) jamais

 

tiens il en remet une couche :

 

http://www.dvdrama.com/news-28825-dario-argento-par-pascal-laugier.php

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J'ai pas compris cette histoire d'abrutis ?

Tu peux expliciter ?

 

je crois qu'il se réfère peut être à BEEEP qui écrit dans la revue BEEEP et qui gueulait tout joyeux face caméra à la sortie de la projo presse parisienne: "Argento est mort,vive Laugier!!!"

BIP BIP

 

cela dit ces rapprochements forcés avec le cinéma d'Argento me paraissent un peu hâtifs,à part quelques plans en formes de clin d'oeil à "Ténèbres","Opera" et "Phenomena" (film que par ailleurs Laugier rejette ).

Je trouve "Martyrs" bien plus proche de "Hostel",avec une petite pincée de Balaguero et de Zulawaski.

 

PS: vous avez vu la musique du film qui pompe/rend hommage à celle de "l'emprise" à un moment??

Laugier aime beaucoup ce film aussi.

Edited by Guest
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