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LUFF 2007


ParaNorman
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Petites chroniques jour après jour que j'ai faites sur le festival. Bon, je suis en décalage mais cela convient parfaitement pour une manifestation comme le LUFF. Here we go!!!

 

Alors voilà, le LUFF a bien commencé ce soir. ENFIN!

 

Et c'est toujours un réel plaisir de s'y engouffrer. On attend que la nuit pose son drap nocturne aux ombres chiadées et voilà que l'étrange et l'inhabituel commence à s'installer.

 

Me voici arrivé à la Cinémathèque que j'y croise d'étranges créatures, immobiles mais pas autant que cela, chorégraphiant une attitude qui défie les lois de la bienséance, tout comme l'attitude vestimentaire qui le dispute sans commune mesure avec une sexualité débridée totalement affichée. L'ambiance s'installe.

 

Au milieu de créatures underground, on y croise toujours des visages (re)connus. Je crois y voir Christophe Lemaire mais ce n'est pas vers lui que je tends mes lèvres... pour un bisou. Le staff bénévole se pare de visages "friendly" (smack, smack!). Ca fait plaisir de vous revoir (même si ça fait pas longtemps (que l'on ne s'est vu). Oh, tu t'es cassé un doigt? Totalement underground! Arf... C'est pas fait exprès? Désolé pour toi alors!

 

Accrédité, me voici abonné à toutes les activités du Festival. Je vais me régaler. Dans la précipitation, mon Pass se pare d'une identité...sans photo. Plus underground que cela, il faut le faire!

 

Malheureux que je suis. J'ai oublié mon appareil à photos. Du coup, me voici bien emprunté pour vous montrer le LUFF en images. Un ami que je supplie (en fait, pas vraiment) me jure de me refiler ses images du jour prises sur le vif. Je m'impatiente déjà alors que la soirée débute!

 

Les couloirs de la Cinémathèque grouille de monde. On se croirait dans une fourmilière. Je discute, entrecroise des regards, des gens, une faune pas forcément si particulière. Certainement curieuse... Les silhouettes s'entremêlent. Dans un coin, posté fièrement mais à l'allure toute charmante : une femme nue? Nue? Mais oui. Pas qu'un peu, même pas partiellement, mais TOTALEMENT nue. A l'aise, les fesses à l'air et les seins pointant sans gêne. Une créature humaine, vivante et belle s'engouffrant dans la salle Paderewski. Etonnant mais finalement pas si étonnant. Nous sommes au LUFF. J'aime.

 

C'est l'Ouverture. Sponsors à l'écran, avant même le logo de cette édition '07. Le festival est organisé par des bénévoles, faut bien un financement. En l'état, le LUFF vit. C'est très bien comme ça. L'intégrité se trouve dans son programme. Il est alléchant, nous sommes contents. Les événements bizarres débutent déjà sur scène. Performance. Dubitatif, on verra la suite. Le film du soir débute, le LUFF c'est parti. VIVA!

 

L'avis? Pas tout de suite. Les films du LUFF se savourent toute la nuit! A demain!

 

http://www.clap.ch/reportagespage.php?id=131

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VIVA de Anne Biller fut le film d’ouverture de cette nouvelle édition LUFF. Une mise en bouche tout ce qu’il y avait d’alléchant avec un charme rétro complètement fou, à l’univers pétri de couleurs à vous filer une tumeur aux yeux. Cette légère introduction à la Compétition Internationale des Longs Métrages change radicalement avec le 2nd Day du Festival, aux thèmes beaucoup plus lourds et sérieux.

 

On plonge directement, à vif pourrait-on dire, avec PETIT POW ! POW ! NOEL dans un film intimiste d’une sensibilité glaçante. Une sorte de journal intime filmé par un fils bien décidé à contraindre son père autiste à entendre quelques vérités bien perturbantes sur leur relation. Un long-métrage coup de poing qui vous prend aux tripes, dérangeant et d’une véritable émotion à la force très « brute ». On aura à peine le temps de s’en remettre qu’il faut déjà s’en prendre plein la tronche avec DANTE’S INFERNO, l’autre film de la Compèt’ présenté ce jeudi soir. D’un genre complètement « autre», ce premier long-métrage de Sean Meredith (présent durant la projection), vaut surtout pour son visuel très élaboré, sorte de théâtre du XIXe siècle où les personnages sont des silhouettes en carton. Cette modernisation du classique d’Alighieri est très amusante mais plutôt vaine en dehors de son étalage technique.

 

La soirée continue… Les « Superstars » de la Warhol Factory sont présentes. L’occasion d’admirer les reliques d’une autre époque nous parler d’Andy et de découvrir HEDY, hommage à l’actrice Hedy Lamar où Warhol introduit un travesti qui traverse des images d’une beauté toute n/b sur la douceur mélancolique du « Clair De Lune » de Debussy. Beau et émouvant… Un prélude toute en douceur avant la Conférence sur le cinéma érotique danois, justement intitulé « Totally Uncensored ». Une occasion unique d’entendre Jack Stevenson nous parler de cette révolution sexuelle cinématographique à grands renforts d’extraits qui n’ont pas laissé de marbre son public. Un plaisir d’y voir quelques séquences du chef-d’œuvre de Joe Sarno, INGA, ainsi que d’autres perles iconoclastes que l’on rêverait d’avoir chez soi comme le très psychédélique TROIS FOIS PLUS D’AMOUR ! On sourit, on rigole, on se mord les lèvres… Deux heures de présentation où l’on ressort avec l’envie d’en découvrir encore plus !

 

Pour la fin de soirée, nous changeons radicalement d’univers pour aller rejoindre un autre monde tout aussi underground : celui de Koji Wakamatsu. Malheureusement pour nous, le réalisateur n’est pas présent à Lausanne, la faute à de petits soucis de santé. Le cinéaste nous l’annoncera carrément lui-même à travers une petite bande vidéo destiné à son public où l’on sent l’artiste déçu de ne pouvoir être auprès de nous pour « faire la fête » et discuter de son cinéma. Reste les films, au nombre de quatre œuvres méchamment captivantes. Ce soir, l’occasion est donnée de découvrir QUAND L’EMBRYON PART BRACONNER. Film qui fit grand bruit suite à sa récente interdiction de diffusion sur France (pour les moins de 18 ans). Un retour incompréhensible d’une certaine censure. Heureusement pour le public du LUFF, nous voici convié à une séance « uncut » où le scandaleux film s’offre à nos yeux. Un film très touchant, beau et violent. Wakamatsu nous enivre. Encore plus? Cela sera le cas dès demain. Vivement…

 

http://www.clap.ch/reportagespage.php?id=132

 

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Chronique 3rd Day : http://www.clap.ch/reportagespage.php?id=133

 

C’est vendredi. Heureusement, d’ailleurs. Non pas que je me réjouisse que le festival avance déjà si vite mais bien parce que cela annonce des festivités plus glorieuses à savourer jusqu’au bout de la nuit sans se soucier d’un possible lendemain professionnel un peu houleux. Car le LUFF ça fatigue. La vie d’un fan de l’Underground c’est intense. A raison de 3 à 4 projections par jour, il faut savoir tenir ses yeux éveillés, aux aguets des chef-d’œuvres cinématographiques tout en surveillant les étranges activités qui surprennent toujours au détour d’un couloir ou d’un recoin bien éclairé de la Cinémathèque (surtout ne pas oublier d’aller aux toilettes !).

 

Le week-end du LUFF démarre donc en trombe, et ce dès 16h30 avec une série de documentaires intrigants dont notamment l’œuvre d’un dénommé David Blyth qui est venu nous présenter ses TRANSFIGURED NIGHTS. Documentaire à base d’images provenant directement de webcams qui nous font découvrir des personnes à travers leur alter ego masqués, nouveaux dieux fétichistes tout droit sortis d’Internet. C’est intrigant, la faune humaine…

 

Après quelques petites minutes plongées dans l’univers d’une fabrique à mannequins (POLISTIRENE) et découverte de 2 courts films tokyoïtes de Jan Verbeek, je quitte l’antre de l’Arsenic pour rejoindre la salle Paderewski pour la 2ème partie de la présentation du cinéma érotique danois. VENOM, phénomène médiatique en 1966, a participé à l’abolition de la censure au Danemark. Dans sa version originale, ce film contient des bribes de pornographie hardcore explicite. Celles-ci nous seront offertes en bonus à nos rétines avant la projection du film. La copie présentée est « uncut » et se dévoile, comme lors de sa diffusion à l’époque, avec de larges croix blanches sur les scènes offensantes au lieu de les couper.

 

Après l’échauffement des sens, retour à l’Arsenic pour découvrir le curieux Damon Packard et son fou furieux REFLECTIONS OF EVIL. Œuvre expérimentale qui attaque de plein fouet la pop culture hollywoodienne, c’est un film percutant et narrativement assez foutraque pour ne pas dire surprenant. Drôle et totalement déjantée, une œuvre curieuse qui n’a pas laissé son public insensible. Et, pour finir, après un programme bourré jusqu’à la gueule qui ne laisse guère de temps pour reprendre son souffle, je fonce me replonger dans les fabuleux films de Koji Wakamatsu. Ce soir, nous auront droit à ses ANGES VIOLES où un homme frustré s’introduit dans un dortoir d’infirmières afin d’y commettre des actes plus que répréhensibles. Une œuvre somptueuse, où l’on ressort déboussolé par tant d’images marquantes qui s’impriment sur nos mirettes ébahies. Nihiliste, désespéré mais aussi beau à en pleurer. Tout le meilleur du cinéaste. Rien de tel pour clôturer le 3rd Day d’une édition LUFF qui s’annonce de plus en plus exceptionnelle. La suite, c’est pour tout à l’heure…

 

 

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Chronique 4th Day : http://www.clap.ch/reportagespage.php?id=134

 

Quel stress ! L’accumulation de fatigue a quelque peu prolongée ma sieste de l’après-midi que me voilà déjà en retard pour mon marathon LUFF du jour ! Mince, en plus c’est le jour du « film de nonnes » ! Heureusement, si je peux parler ainsi, un problème technique a finalement empêché le départ de la projection. Ouf, mon retard de presque 30 minutes ne m’aura fait manquer aucune miette de THE THREE TRIALS. Pourtant, c’est presque à regret que j’y repense car le film est une sacrée déception. Jusque là, la programmation pour la Compétition Internationale était impeccable et voilà qu’apparaît notre vilain petit canard. Un conte pour adultes où l’on appréciera de voir toutes les déviances sexuelles d’une jeune nonne souffrant de narcolepsie. Sympathique d’y observer de jolies scènes sexuelles mâtinées de « body art » mais dans l’ensemble c’est plutôt assez ennuyeux, rien de tant pervers et aussi sensuel qu’une émission de Patrick Sébastien. Déception toute relative qui n’entachera pas la suite de ma petite sélection de longs-métrages.

 

Les rétrospectives du LUFF sont diablement passionnantes qu’il serait pêché de ne pas se précipiter sur ses perles d’un autre temps. C’est une occasion unique de (re)voir les merveilles de Koji Wakamatsu sur la Grande Toile, d’autant plus que VA, VA, VIERGE POUR LA DEUXIEME FOIS est incontestablement le chef-d’œuvre de cette sélection. L’impact n’en est qu’encore plus grand sur grand écran. Du nihilisme poétique, à la violence exacerbé, dérapages Technicolor traumatisants et yeux mouillés en sortant de la salle. Une merveille inoubliable. Ce fut également le cas pour la fin du cycle concernant le cinéma érotique danois avec WITHOUT A STITCH. Cette fois-ci, l’on suit une jeune femme nommée Lilian qui part à travers l’Europe à la recherche d’expériences sexuelles diverses. Une œuvre réjouissante et drôle autant qu’elle est sexy et excitante. Aucune partie génitale ou pénétration n’est montrée mais sous-entend absolument tout en matière de relations sexuelles. Et c’est un plaisir d’admirer la candide et délicieuse Anne Grete Nissen qui se dévoile entièrement et avec un amusement communicatif dans cette œuvre frivole qui nous montre, en tandem avec GIFT (présenté le soir précédent au LUFF), comment le cinéma érotique a été transformé en seulement 2 ans.

 

Ce samedi soir c’est également un film de clôture où, bien que le Festival se poursuivra encore toute la journée du dimanche, l’on annonce en préambule les noms des grands gagnants de cette nouvelle édition LUFF. L’occasion de voir Christophe Lemaire annoncer le choix du jury. Et ce sera DANTE’S INFERNO de Sean Meredith qui est primé. Pas de grands discours, cette pseudo cérémonie est dirigée dans un pur esprit underground, en atteste la présence d’artistes en pleine performance sur la grande scène de la salle Paderewski qui viennent légèrement perturber notre Mr. Lemaire visiblement sous le charme. Une fois la tâche accomplie, c’est sous un tonnerre d’applaudissements que les spectateurs accueillent le réalisateur Lloyd Kaufman venu présenter son film en compagnie d’une bien jolie demoiselle (qui s’est occupée des divers effets spéciaux du long-métrage) et, bien entendu, l’inséparable et impayable Toxic Avenger. Kaufman ne met pas longtemps à se mettre le public dans sa poche, totalement acquis à sa cause cinématographique, tellement l’homme est un personnage public véritablement délicieux, s’exprimant même dans un français hésitant mais indéniablement tordant. Cela sera également le cas de son dernier long-métrage, POULTRYGEIST. Violente attaque contre l’industrie du fast-food, cette NIGHT OF THE CHICKEN DEAD est un festival délirant de tout ce que la Troma Team peut apporter de meilleur. Un long métrage déjanté à hurler de rire, débordant de violence, de sexe et de gore. Une projection unique et totalement folle où le public très festif participera largement lors de sa diffusion à grands coups de cris, hurlements et gros éclats de rire se terminant dans d’énergiques salves d’applaudissements. Merci Lloyd pour ce grand moment de cinéma. Jubilatoire séance de cinoche où le LUFF atteindra ici un sommet d’ambiance comme on en connaît rarement. Grand moment pour une nouvelle journée LUFF de haute qualité !

 

Christophe Lemaire annonce le gagnant de la Compétition Internationale des Longs Métrages,

accompagné par les étranges créatures qui peuplent le LUFF.

 

Présentation de POULTRYGEIST.

Lloyd Kaufmann et deux membres de l'équipe de barjots TROMA!

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Et voilà. Dernier jour de festival. Cela fait toujours un peu bizarre car la clôture c'était hier soir, non? Je sais plus... Du coup, on a l'impression d'être en total décalage. Un sentiment bizarre vous submerge, on se sent privilégié car il y a bien encore quelques oeuvres à découvrir et des personnages excentriques à rencontrer aux détours des nombreux endroits où se situe les projections du festival.

 

Même si le grand gagnant du LUFF '07 est maintenant connu (projection à 20h45 pour les retardataires!), cela n'empêche pas de faire salle comble à l'Arsenic pour EASTER BUNNY, KILL! KILL!. Sombre film où l'on ne rigole pas vraiment face une variation du thème "serial killer" qui brosse des thèmes dérangeants comme la pédophilie. L'occasion pour Chad Ferrin, le réalisateur, de revenir au LUFF (il fut le grand gagnant du LUFF en 2004!) avec un film à ne pas mettre devant tous les yeux. Délectable!

 

Dernière occasion de se replonger au coeur des Warhol Superstars avec la projection ultime : CIAO MANHATTAN! Entre fiction et réalité, le destin tragique d'Edie Sedgwick, actrice underground et mannequin. Ou comment voir de l'auto-destruction filmée. Ca vous prend aux tripes et vous retourne complètement. Pathétique et émouvant. Le film a laissé des traces marquantes parmi les filles de la Factory comme en témoigne l'une des Superstars présente à cette séance. Et moment d'émotion touchant et sincère qui renforcera encore plus l'impact du film sur son public!

 

Et, pour réellement clôturer ce festival, un retour à la rétrospective Wakamatsu avec SEX JACK, le plus politisé de ses films présentés au LUFF. Un film qui présente la liberté comme une illusion au sein d'un groupe de révolutionnaires. Alienation sexuelle, violence et fin antisociale. Tout ceci ne respire pas la franche rigolade. Une manière sobre et décalée pour un dernier film de festival qui nous suit sur le chemin du retour. Bien marquante que c'est édition 2007 qui est finalement terminée et ce fut très certainement la plus admirable de toutes ses programmations depuis sa création. Bravo à ses initiateurs et son armée de bénévoles qui nous ont offert 5 jours de grand bonheur, pleine satisfaction de cinéphage dans une ambiance festive et... underground, honneur soit fait aux artistes et leurs performances d'une autre dimension. Ce fut un régal. L'attente commence déjà pour l'année prochaine.

 

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Tain trop bien la déco de la cinémathèque !!!

 

Je vous envie, ça a du être exceptionnel comme d'habitude mais vraiment ruiné je suis...

 

BON ET SINON GIBBY IL ETAIT COMMENT ?

 

Tu nous as manqué.

 

Bon sinon Gibby moyen quoi. Il était assis en lotus en train de passer des bandes son de sa voix qui se superposait sur plusieurs pistes.

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Je vois que le père Haynes n'a toujours pas arrêté les drogues dures donc...

 

 

Je viens d'aller mater des videos de Fuckhead sur leur site, effectivement... Je pense que j'aurais adoré voir ça

Je pensais que la musique était achtement plus brutale par contre.

 

Pilou

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En fait le jeu scénique était moins orienté "actionnisme" que sur les vidéos, mais la musique était nettement plus violente. C'était même super speedé!! Le mec à la guitare avait la disto la plus géniale jamais entendue: dégueulasse, crasseuse et rugueuse. Du génie!!

 

Gibby s'est assagi, son live était bien mignon.... déception. Mais lui c'est une crème. Il vient dormir à la maison demain avant de repartir pour les States... Là il squatte chez Lydia Lunch, en Espagne

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