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Il Piu Bel Giorno della mia Vita - Cristina Comencini (2003)


Superwonderscope
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A la faveur de la première communion de Chiara, la fille de Rita (Sandra Cecarelli) , toute sa famille va se réunir le dimanche, "le plus beau jour de sa vie"... ou se désunir? La grand mère (Virna Lisi) qui vit dans ses souvenirs et n'a peut etre pas vu passer le temps ni su accorder le temps nécessaire à ses 3 enfants.

 

Sara (Margherita Buy) vit seule avec son fils et ne fait cnfiance à personne depuis la mort de son mari. Elle enchaine les aventures sans lendemain. Elle entame une relation épistolaire par téléphone avec un inconnu (Ricky Tognazzi).

 

Rita se sent diminuée vis à vis de son mari (Carlo bagliani) et entame un début d'adultère avec un vétérinaire (Jean hughes Anglade) qui comme elle tente d'arreter de fumer. Et son autre fille vient d'échouer à ses examens... la débandade pointe le bout de son nez.

 

Claudio (Luigi Lo Cascio) est avocat et vit avec Luca (Marco Quaglia) mais n'assume pas cette histoire, ni vis à vis de lui, ni vis à vis de sa mère.

 

Toutes ces relations vont se mélanger, interférer les unes avec les autres, dès lors que Luca viendra autour de la maison familiale, juste pour promener son chien. Chien qui s'échappe, comme les trahisons et mensonges de chacun.

 

Film choral où, pour une fois, tout ne se résume pas à des engueulades et des hurlements familiaux (à la Juste un baiser, au hasard). Tout estconstruit comme un puzzle qui s'assemble pièce par pièce, reconstituées par un scénario remarquablement bien écrit. Une narration ciselée jointe à une mise en scène aux cadres travaillés, privilégiant un format Scope avec une mutlitude de petits détails au premier plan, comme pour donner un angle de vision particulier qui sied à la petite Chiara, témoin (in)volontaire des mensonges de chacun.

 

Intelligent, direct, très sensible sans céder au sentimentalisme, la structure familiale éclate sous la pression des non-dits. pas pour mieux se reformer, mais pour quelque part se transfigurer et évoluer vers des rapports plus justes, mais forcément pour rompre l'équilibre précaire de chaque protagoniste. Certaines scènes sont assez cocasses (notamment Viran Lisi surprise par sa fille en train de mater un porno à la télévision), d'autres pus graves mais qui savent éviter le piège de la tragédie all'italiana où tout prend un aspect démesuré.

 

Les acteurs/actrices sont tou(te)s au sommet de leur forme. Margherita Buy en avant, subliem, forcément, et Sandra Ceccarelli, toute en blessure apparente.

 

Superbe partition de Franco Piersanti (auteur aussi de celle de Mon Frere est fils unique, Les clés de la maison ou l'étoile imaginaire), très douce amère.

 

Ce film est resté inédit en France malgré un joli succès en Italie et quelques prix remportés dans divers festivals. Ce qui me fait penser d'ailleurs que l'oeuvre de Cristina Comencini reste très peu diffusée en France (la Bete dans le coeur avec Giovanna Mezzogiorno a connu une carrière sacrifiée).Très dommage.

 

Typiquement le film qui me fait aimer le cinéma.

 

Technovision 2.35:1

1H38

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On est d'accord, ça ne se résume pas juste à cela. C'est juste qu'avec le kilomètre de films italiens que j'ai vu ces dernières annees, les deux films de Muccino (avec Ricordati di me) participent à un nouveau cycle de films sur la famille où pour s'exprimer, il faut le faire fortement et dans le psychodrame. Et donc ça hurle pour se faire entendre. Il y a deux écoles, c'est la première. Et on peut coller des auteurs, entre autres, comme Carlo Verdone (l'Amore è eterno finché dura et le plus récent, Manuale d'amore, a fait un carton en Italie et tun flop inversement proportionnel en France)

 

Ici, c'est l'inverse qui se produit. A un moment, Luigo Lo Cascio annonce à sa mère que sa seule chance d'exister, c'est de ne pas s'approcher d'elle et de la maison familiale. Il le dit sans complaisance, sans ironie. Directement, sans se facher pour se faire entendre. Naturellement. Sans pour autant se facher avec sa famille. C'est toute la retenue de la direction d'acteurs de Cristina Comencini. C'est un choix de mise en scène, je l'accorde. C'est ce type de choix que je préfère, à l'instar de réalisatuers comme Ferzan Ozpetek (Cuore Sacro, par exemple) ou Silivio Soldini (Pani e Tulipani ou encore Agata e la tempesta)

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