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Horrors of Malformed Men - Teruo Ishii (1969)


Superwonderscope
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Edogawa ranpo taizen: Kyofu kikei ningen, histoire de.

 

 

Scope généreux, couleurs baroques explosives, transgressions dans tous les sens, nudité féminine totalement gratuite...et pourtant, je me suis fais un peu chier.

 

Une histoire surcompliquée, assez mal écrite au demeurant, qui laisse la part belle à un visuel baroque, totalement délirant, basé sur les déformations physiques, viols et autres joyeusetés de même topo.

 

Un homme se retrouve dans un asile et tente comprendre pourquoi. Il se souvient d'une ile (he oui). Il s'enfuit, arrive sur la cote, déterre un mort dont il comprend petit à petit (grace à la svastika qu'il a sous la plante des pieds) qu'i lressemble, prend sa place et va sur l'ile où se trouvait le père du défunt qui y vecu le dévut de sa vie. Là il tombe sur une sorte de gourou qui lui révèle qu'il est le frère du mort, qu'ils sont tous plus ou moins de la même famille et qu'il a été envoyé hors d el'ile pour devenir chirurgien afin de revenir plus tard et participer au plan... de multiplier les hmmes déformés et triturés physiquement pour dominer le monde. (tout du moins c'est ce que j'ai compris).

 

J'ia ue l'impression d'un produit hybride, très marqué par son époque, entre film d'exploitation, révolte contre-culturelle et tentative arty. il faut voir l'apparition du gourou qui sautille de rocher en rocher au bord de laplge, fisant des grands moulinets avec ses voilures pour s'approcher de la caméra en faisant des mimiques survoltées. Ca m'a fait penser à la représentation des théatres d'avant-garde que Jean Yanne montrait dans Chobizenesse ou Tout le Monde il est beau, tout le monde il est gentil

 

Evidemment, on pense inévitablement à l'Ile du Dr Moreau, adjoint de toruvailles visuelles assez effarantes (il y a meme des moments dansés).

 

Malgré tout, c'est un trop plein qui a commencé à un peu m'ennuyer passée l'arrivée sur l'Ile. Je me suis petit à petit désinteressé de la chose, même si je trouvais que le délire était poussé à un certain paroxysme au final. Ca sentait la redite à la fin, dans le genre "je vais encore en rajouter une couche pour montrer que je peux tout faire", dont la finalité m'a echappé. Ca patinait.

 

Ca m'a aussi fait penser à Funeral Parade of Roses, au visuel moins léché, mais au contenu formel et narratif beaucoup intéressant.

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Projeté à l'Etrange Festival sous le nom de L'EFFRAYANT DOCTEUR H.

 

Je te rejoins tout à fait, mais le final mérite tout de même d'être souligné, il constitue une certaine satisfaction pour le spectateur qui, il est vrai, aura tout de même du faire face à quelques longueurs.

 

Le plus étonnant avec ce film c'est qu'il est paraît-il toujours interdit au Japon, il semblerait que ce soit du au thèmede l'inceste qui envenime le récit. Ce que je trouve un peu étrange, c'est que c'est un thème que l'on retrouve dans passablement de productions nipponnes, il me semble.

 

 

 

En revanche, je ne comprends pas le parallèle que tu fais avec FUNERAL PARADE OF ROSES...

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Vu aussi à L'Etrange Festival, en présence du réal', lors d'une séance bourrée à craquer.

 

 

Un "grand moment" de ciné underground, parfois effectivement ennuyeux, qui finit quand même SPOILER sur un inceste assumée et une image surréaliste : un feu d’artifice avec en surimpression symbolique deux bras arrachés se donnant la main et les deux têtes coupées du frère et de la sœur voguant dans les airs !!!

 

Pas étonnant que le réalisateur ai dit en revoyant le film, qu'il avait l’impression qu’à l’époque (1969) « il était vraiment d’dans ! » .

 

Sinon c’est très Rampo Edogawa-esque, le film étant principalement basé sur « L’Ile Panorama » mais en empruntant, m’a t’il semblé, des éléments à d’autres romans. Ainsi on retrouvait le fameux canapé permettant à un homme de s’y glisser dedans pour « épouser » le corps de la femme y faisant l’amour dessus !! Et je suis presque certain que ce n’est pas dans « L’Ile Panorama » puisque j’avais déjà vu utilisé ce fameux objet dans un autre film japonais « La Maison des Perversités » qui, lui, suivait plus le roman original d’Edogawa où apparaît ce canapé un peu spécial…

 

Je me rappele aussi que non sans humour, le réalisateur s’est étonné que « tout le monde soit resté jusqu’à la fin » car au Japon ce film n’est montré que dans des séances rarissimes, est interdit de diffusion télé ou vidéo pour cause de tabou et politiquement correct vis-à-vis des êtres difformes ou handicapés peuplant ce métrage. Ce n'est pas l'inceste qui est en cause.

 

Si le film a des longueurs et des délires typiques de l'époque, ce n'est pas tous les jours que l’on voit des jumeaux avec une swastika sous la plante des pieds, une femme chirurgicalement rattachée à la siamoise par les fesses à un homme (non, ce n’est pas une nouvelle pose du Kama Sutra) et une autre obligée de se nourrir de crabes ayant dévoré son amant !

 

ROCAMBOLE

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Si le film a des longueurs et des délires typiques de l'époque, ce n'est pas tous les jours que l’on voit des jumeaux avec une swastika sous la plante des pieds, une femme chirurgicalement rattachée à la siamoise par les fesses à un homme (non, ce n’est pas une nouvelle pose du Kama Sutra) et une autre obligée de se nourrir de crabes ayant dévoré son amant !

 

ROCAMBOLE

Si tu l'a vu à l'étrange festival, tu dois te souvenirs que le réalisateur avait bien précisé que la swastika en question n'était pas uen référence au nazisme (D'ailleurs, elle est ici inversée) mais à la culture asiatique. D'ailleurs, j'en ai encore vu une hier en mattant un film de Kung Fu de Bach film !

 

Par contre, je me souviens que lorsqu'on a demandé à Teruo Ishii si son film s'inspirait des atrocités commisent sur les chinois dans les labos japonais durant la guerre, il a placidement répondu que non vu que ça n'avait jamais existé !

 

ça à jeté un petit froid dans la salle !

 

Sinon, j'aime beaucoup se film, et le "malformed man" en question a une façon de se mouvoir assez amusante. (Il passe son temsp à se dandiner ! )

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C'est vrai, on se demande pourquoi certaines personnalités du pouvoir japonais - à l'exception notable de l'empereur - ont été jugées comme "criminel de guerre" ! C'est là on l'on voit qu'il y a un véritable problème de (non)mémoire là-bas sur ce sujet...

 

ROCAMBOLE

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ce n'est pas tous les jours que l’on voit des jumeaux avec une swastika sous la plante des pieds

la swastika en question n'était pas uen référence au nazisme (D'ailleurs, elle est ici inversée) mais à la culture asiatique

 

d'ailleurs le sens des branches au Japon a une signification particuliere. En Inde c'est un truc du genre bon augure ou mauvais augure, tandis qu'au Japon quand la branche du haut pointe à droite c'est signe d'intelligence, et quand la pointe du haut pointe à gauche c'est signe d'amour (d'où par exemple le film Manji de Masumura, traduit par passion en France).

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  • 1 month later...

HORRORS OF MALFORMED MEN de Teruo Ishii (1969)

 

Basé sur des histoires écrites par Edogawa Rampo, l'Edgar Allan Poe japonais, ce film permet à Ishii de faire part de toute l'étendue de son talent à travers un Cinémascope pétri d'images chocs, bizarres, absurdes, grotesques au milieu d'une histoire vraiment très étrange qui avait, jusque là, été banni du support vidéo. Cette sortie DVD est l'occasion idéal de plonger dans un univers à nulle autre pareil. Définitivement pas pour toutes les rétines, mais les amateurs d'un cinéma particulièrement transgressif, perturbant et dépravé devrait y jeter un regard. Cela vaut largement le coup d'oeil! Très très intéressant.

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  • 3 months later...

J'ai eu pour ma part un peu de mal à suivre et j'ai du m'y reprendre à plusieurs fois pour ré-embobiner mon dvd

Film scandaleux dans les années 70, certes et encore, faut quand même creuser.

L'histoire était pourtant bonne mais le traitement plutot olé olé.

Même la scène finale m'a laissé un arrière goût de "peut mieux faire"....et heureusement Ishii a fait beaucoup mieux par la suite.

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  • 3 months later...

Relativement deçu par ce Ishii...

J'ai eu l'impression de tenir un véritable chef d'œuvre durant les 10 premières minutes (imagerie onirico-malsaine, musique entêtante, rythme succulent) et puis ça s'embourbe en thriller, on s'emmerde un peu...on cherche même désespérément ce qui a tant choqué à la vision de cette foire monstrueuse aussi belle que convenue. La dernière partie répare de plus belle, au point d'être confuse. La scène des crabes est presque fulcienne dans ses excès, c'est assez

Très curieux, mais intéressant.

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  • 5 months later...
  • 2 years later...

Un nouveau coup d'oeil...assez similaire à ma première impression en fin de compte. C'est incroyable à quel point le film est foutraque : passé les dix premières minutes, très bonnes, ça devient subitement très chiant (toute la partie reprise dans Gemini) et voilà des délires à la Jodorowsky (avec des maquillages artisanaux pas toujours très heureux) qui débarquent. L'explication finale et tout l'épilogue sont rigoureusement bordéliques, avec des explications sous formes de flashback labyrinthiques à vous déchirer les yeux (la séquence - gratuite- du travelo découpant la poitrine d'une jeune fille ). Et la dernière image ben...je ne sais pas ce que prenait Ishii mais ça devait y aller

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