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Bôkô Kirisaki Jakku-Yasuharu Hasebe 1976


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Voila typiquement le genre de film sur lequel on tombe un peu au pif, alléché par une jaquette bien vulgaire ou un synopsis racoleur. Et le spectateur ne sera pas trompé, il s'agit là d'un excellent produit d'exploitation!

2 jeunes employés de restaurant, une serveuse à l'individualisme forcené et un cuisinier renfermé découvrent, lors d'un accident causant la mort d'une jeune folle, que le meurtre leur apporte des vertues aphrodisiaques. S'ensuit evidemment toute une série d'assassinats dont le principal "gimmick" est la mutilation au couteau des parties intimes des victimes (qui sont toujours des femmes). Loi nippone oblige, pas de poil donc pas de plan gore, mais la réalisation et le travail sur le son suffisent à provoquer l'effet escompté: un bon gros malaise.

 

Pur produit de série issu de la vague Pinku de la Nikkatsu, "Bôkô Kirisaki Jakku" possède de nombreux atouts: Belle mise en scène en cinémascope et photo soignée, interprétation de qualité, très bonne BO jazzy/Nouvelle vague française...bref, on est loin du produit amateur et certains meurtres sont franchement magnifiques, ce qui renforce le malaise du spectateur habitué au crapoteux bas de gamme.

Mais surtout, le film possède une particularité qui ne m'est apparu qu'a la toute fin du métrage: Ce film est écrit exactement comme un porno 70's!

 

Explication + Spoilers:

 

L'homme tue des femmes pour mieux baiser avec sa copine, qui ne cesse de l'encourager. L'homme se détache de sa copine pour tuer seul (et il devient triste) puis la retrouve lors d'un quadruple meurtre, donc la partouze finale où il finira par la tuer. Sympa non?

 

Fin des spoilers

 

Le film est réalisé par Yasuharu Hasebe, réalisateur de 3 Stray Cat Rock, du 4eme Sasori mais aussi de quelques épisodes de Spectreman, et ça c'est la grande classe!

Bôkô Kirisaki Jakku fait partie d'une série de film qu'Hasebe à tourné de manière consécutive: "Okasu!", "Rape 13th"...je veux les voir!

 

Bref: Un excellent bis

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C'est le deuxième opus des quatre de la série de rape movies réalisés par Hasebe pour la Nikkatsu.

De la pure bombe, ultra violent et complêtement barré, un bon exemple de l'excellence à laquelle les produits du genre pouvaient prétendre bien que tournés en une poignée de jours.

 

Rape (un peu moins violent) et Rape : 13th hour (un peu plus violent) ne déméritent pas à coté, c'est dire...

 

Dans le même sous-genre du Roman Porno, les films de Yukihiro Sawada bénéficient d'une bonne réputation, de même que le Zoom up : Rape Site de Koyu Ohara. Je ne les ai hélas pas vus.

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