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Vinyan - Fabrice Du Welz (2008)


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L'atmosphère moite et apocalyptique est là, la technique y est parfaite...et pour servir quoi ? Ben pas grand chose...

J'ai absolument pas accroché à ses errances parentales, reflet sauvage d'un Ne vous retournez pas qui aurait voisiné avec Cannibal Holocaust.

Ceci dit le plan sur le temple et

l'évisceration en plongée

, j'achète

 

Sinon Béart je m'en fous, par contre Julia Dreyfus

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  • 2 months later...

Je trouve que le film ressemble finalement beaucoup à Calvaire, Du Welz ne cherche pas seulement à copier des trucs de tout façon déjà mieux fait ailleurs (Don't Look Back), et il a une certaine patte, la fameuse Du Welz's paw . Il cherche avant tout à créer un univers doté de ses propres sensations. Alors oui c'est long, et pendant longtemps ça ne mène à rien, mais le film sait, je trouve, nous récompenser si on sait être patient. Et même si Béart et Sewell sont absolument atroces (Du Welz se fout complètement de diriger ses acteurs), visuellement et auditivement, c'est franchement remarquable du début à la fin. En le revoyant plus tard, je trouverai ça peut-être tout much (un peu comme Irréversible, le concept et l'expérience qui en découle deviennent plus opaques quand on le revoit), mais là j'étais vraiment happé.

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Je viens de me taper une petite séance de rattrapage de Vinyan que j'avais raté en salle à sa sortie.

 

Bon, alors oui, le film est imparfait, parfois inabouti, inégal, mais putain, je préfère 100 fois voir ça que n'importe quel film d'horreur fait d'autoroutes narratives. J'ai parfois ressenti de la frustration face au deuxième tiers du film, un peu confus, ne proposant plus grand chose du point de vue narratif ou esthétique, mais rien que pour les fulgurances qui traversent ce film, ça valait le coups d'être vu.

 

Du Weltz l'a dit, il a du réécrire une partie du film sur place en faisant face à des problèmes techniques sur le tournage, ceci expliquerait peut-être cela. Bon, on peux lui reprocher ce que l'on veux, le "Fabrice Du Weltz's Vinyan" un peu too much, certains de ses propos (moi je ne trouve pas le bonhomme prétentieux, loin de là, juste ambitieux, dans le bon sens du terme), mais on ne m'enlèvera pas de la tête que de tels films doivent exister, malgré leurs défauts, il faut que des types aussi couillus continuent de faire des films, coûte que coûte.

 

J'ai pas mal lu d'interviews, d'articles, j'ai lu vos réactions sur le film, et bizarrement, personne n'a cité le poids du cinéma de Grandrieux sur Vinyan. C'est pourtant évident, non ? Noé, je ne vois pas, mais Grandrieux, y'a des moments où le cinéma plastique et sensitif du bonhomme se fait bien sentir.

A la rigueur, j'ai trouvé Vinyan presque trop narratif. Je ne comprends pas trop les gens qui disent que c'est une expérience émotionnelle dans laquelle le spectateur se perds et le réalisateur s'est perdu. Jusqu'au bout, il y a un fil narratif qui relie le début à la fin, à aucun moment le film se perds dans une pure abstraction déconnectée du réel. Le film peux se lire comme une métaphore et comme un événement réel.

 

Il y a aussi une séquence dont personne n'a parlé. La plus abstraite. Ma préférée, qui à mes yeux est le contrechamps intime, secret, mental des événements "réels" qui vont suivre : la scène d'intro, où on est plongé dans un magma d'images abstraites, de sons, comme si on rentrait dans la psyché chaotique et douloureuse des personnages. C'est comme si Du Weltz avait souhaité nous faire rentrer dans un monde de pures perceptions, comme si on passait quelques instants dans ce que le cerveau humain a de plus primitif, comme si il voulait nous connecter à l'inconscient de ses personnages, comme si il s'agissait de nous dire : A l'extérieur, ils vivent ça, mais à l'intérieur, ils vivent "ÇA". Comme un désir de mettre des images sur ce dont le cerveau humain conscient n'a même pas accès.

 

Pour moi c'était donc un très bon point de départ. Après, j'ai donc naturellement trouvé que le film était plus narratif que ce que je croyais. Je pensais que le reste du film allait être encore plus radical, plus proche d'un Grandrieux, qui, lui, laisse toujours l'histoire aller vers ses spectateurs, sans jamais rien expliquer, ce qui n'est pas le cas de Vinyan. Peut-être parce qu'on m'en avait beaucoup parlé comme d'une pure expérience formelle et sensitive. Ce qui n'est qu'une partie du film.

 

Bref, je serais ravi de revoir ce film et de voir les prochains films du gonze (même si ça doit être des films de commande). Je ne crierais pas au génie, mais je salue les efforts de ce type couillu et bourré de talent.

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  • 6 months later...

Je viens de le voir grâce au blu ray (belge) et je pense pareil que BCB (sauf les références à Grandrieux, que je ne connais pas ).

Et les acteurs sont magnifiques.

Sinon, le BD est plutôt joli. Il y a énormément de grains sur certains plans, mais il semblerait que ce soit voulu par Du Welz. Après, c'est sur que la jungle ne ressort pas comme dans un apocalypto...

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  • 9 months later...
:lovely:

 

sinon la scène d'intro est sublime comme tu le soulignes, nous mettant direct dans l'ambiance

 

elle m'a fait penser à l'intro d' Innocence de Lucile Hadzihalilovic un peu équivalente si mes souvenirs sont bons

 

Ben oui, tout comme le générique de CALVAIRE était déjà pompé sur Noé.

 

C'est tout le problème de DU WELZ, un réal qui se prend le melon comme pas deux alors qu'il ne fait que pilier le boulot des autres.

 

Sa scène dans le gogobar au début c'est aussi de la copie de Noé (la scène d'irreversible dans la boîte à la recherche du Ténia), le talent et l'immersion en moins.

 

Le reste pille aussi LA VALLEE de Schroeder, l'intelligence et la grâce en moins.

 

C'est du sous Gaspard Noé avec de la métaphore pour les nuls.

 

Très drôle aussi le making of en bonus sur le BR, consternant d'autosuffisance où l'équipe jubile d'avoir tourné un film transgressif parce qu'ils ont travaillé une nuit dans une rue de bars à gogo.

 

L'équipe technique est au bord du coma car Béart a une otite et car leur barbe a poussé.

 

Summum de la transgression, l'un des techniciens qui hurle un "ta gueule" à un pauvre touriste qui vient de lever une pute et boit une bière tranquille en terrasse...

 

Acheté à 4 € en BR sur Ebay, ce making of à pisser de pire par son premier degré sidérant de connerie mérite à lui seul l'achat!!!

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  • 2 months later...

Pas mal, mais malheureusement pas aussi captivant qu'espéré, le découpage est un peu foireux, le script pas totalement abouti, ce qui n'enlève rien à la prouesse de la mise en scène tout de même remarquable. J'ai regardé le making of (ce qui ne m'arrive pour ainsi dire jamais) et je n'ai pas trouvé ça auto-suffisant... Les mecs se sont quand même plongés dans un cadre unique, extrême, et il y a tout de même une prise de risque de la part de l'équipe qui n'est comparable qu'à quelques rares autres films - et je ne pense pas que Noé ait tourné dans des conditions aussi extrêmes, même si je ne pense pas que c'est ça qui le freinerait. Du Welz a du bagou, peut-être qu'il a une grande gueule, mais je crois qu'il peut se le permettre, il a amené une équipe de tournage sur un terrain improbable pour en tirer un résultat franchement couillu. Je préfère de loin "Calvaire", mais ça mérite tout de même le coup d'oeil.

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  • 9 years later...

Vu et pas spécialement accroché.

 

J'ai vu Adoration il y a deux semaines et j'y vois un peu les mêmes défauts: un beau sujet intrigant, un bon casting (Emmanuelle BEART avec sa gueule ravagée par la chirurgie esthétique, elle a vraiment l'ai tarée et au bout du rouleau), une belle mis en scène avec de belles fulgurances poétiques, mais au final, y a pas grand chose qui en sort et ça tourne en rond.

Par contre, y a un truc qui m'a fait halluciner sur le DVD: Avant que le film commence, DU WELZ prend deux minutes pour expliquer quelles étaient ses intentions et le pourquoi de ses choix de mis en scène. On sent le type qu'a pas trop confiance dans son film et qui a été bien refroidi par l'accueil.

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