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Breaking Bad - Vince Gilligan (2008-)


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  • 3 weeks later...
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Breaking Bad se termine cet été et nous avons désormais une date pour le lancement de la diffusion des 8 derniers épisodes de la série sur AMC. La chaine annonce donc le 14 juillet 2013.

 

Cela nous laisse donc le temps pour nous préparer à la conclusion. Pour patienter, la chaine fait la promotion du show en nous offrant une petite vidéo sur le tournage, en attendant une véritable bande-annonce.

 

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  • 2 weeks later...

Up !

 

Je ressors mes avis sur les premières saisons ...

 

Saison 1

 

Série à la hauteur de son auguste réputation

 

Un beau numéro d’équilibriste avec un mélange de tous pleins de genres : drame familial, film noir, polar, comédie acide, thriller, etc., le tout émaillé d’un humour qui joue lui-même sur plusieurs registres (noir, à froid ou plus léger).

 

Un cocktail copieux mais qui se tient bien et s’avère tout à fait digeste.

 

Une belle réflexion sur la morale aussi, ou comment une mort programmée abolit soudain les remparts moraux. Captivant

 

Des personnages avec une belle épaisseur, à commencer par Walter White (excellent Brian Cranston). Les deux facettes du bonhomme, ce Monsieur Tout Le Monde qui s’endurcit progressivement (sans perdre son âme), sont super bien gérées (écriture ciselée et interprétation au poil).

 

Parmi les grands moments de cette première saison, je retiendrai notamment :

 

- un putain de premier épisode qui nous scotche du début à la fin (plus immersif tu meurs )

 

- la discussion avec le dealer séquestré (moment de grâce)

 

- la dissolution foireuse d’un corps encombrant (à la fois drôle et bien craspec)

 

- la visite de Walter, crâne pelé, chez Tuco (kaboom ! )

 

Sinon, j’aime bien les cours de physique du professeur White. Si j’avais eu un prof’ aussi impliqué, je n’aurai sans doute pas été une tanche dans cette matière …

 

A l’arrivée, une première saison très réussie qui pose de bonnes bases pour des développements passionnants.

 

Breaking bad, c’est comme la meth’ : un produit hautement addictif dont la consommation fait du bien.

 

Saison 2

 

ATTENTION SPOILERS SUR LA SAISON 2

 

Une nouvelle saison un poil moins intense que la première (trop d’épisodes ?) mais ça reste très bon

 

Double arc narratif passionnant.

 

Côté drogue, on découvre que le plus difficile n’est pas de produire mais d’écouler la marchandise.

 

Côté famille, le mensonge permanent devient intenable (le couple White atteint d’ailleurs son point de rupture lors du dernier épisode).

 

Schéma bien foutu : Walter fabrique de la drogue pour mettre sa famille hors du besoin mais c’est justement parce qu’il doit dissimuler le fait qu’il fabrique de la drogue qu’il se coupe progressivement des siens

 

A noter que Walt s’endurcit encore pas mal (voir comment il ordonne à Jesse de sanctionner les junkies voleurs, négocie comme un chef avec Gus de Los pollos hermanos et regarde crever la copine de Jesse ). Il a parfois tendance à se rapprocher de son alter ego fictif (Heisenberg ) mais son côté humain reprendre presque toujours le dessus (dans un élan paternel, il tire Jesse d’une crack house infâme).

 

Sinon, cette saison 2 est truffée de bonnes idées et remplie de moments ultra savoureux : la running scène de la peluche , le vieux brigand mexicain paralysé et sa sonnette, la fausse fugue démentielle de Walter, Badger gaulé par l’agent de police maigrichon, la virée de Jesse chez le couple de junkies, l’avocat véreux (« Better call Saul ! »), l’intro mariachi, le coup de la tortue , la panne de batterie dans le désert, …

 

Du lourd

 

Saison 3

 

Une bonne troisième fournée

 

La progression narrative d’une saison à l’autre est passionnante

 

Saison 1 : difficultés à produire de la drogue.

 

Saison 2 : difficultés à écouler le produit.

 

Saison 3 : difficultés à blanchir le pognon généré par l’activité.

 

Une trajectoire presque « scientifique » qui colle bien au sujet.

 

Toujours un gros boulot sur les persos, développés avec maestria (Walter, Jesse, Mike le privé, Saul Goodman, Gus Fring, …) ou introduits avec brio (Gale, les jumeaux).

 

Et puis cette troisième saison se plaît revisiter des lieux / objets / protagonistes (Tortuga, les jumeaux, le vieux malfrat handicapé, le camping-car, Combo, la maison des White, Les Frères Poulet, le cabinet de Goodman). Ça donne des apartés parfois bizarres mais souvent intéressants

 

Des grands moments de tension (Walt’ et Jesse coincés dans le RV, Hank face aux jumeaux) et toujours une réjouissante liberté de ton (la mouche !).

 

Seulement deux petits bémols pour moi :

 

- Des premiers épisodes un peu moins bons que la suite (mais nécessaires dans la mesure où il fallait bien résoudre la sous-intrigue sur le conflit entre Walter et Skyler).

 

- Un cliffhanger un peu too much (c’est tendu mais le procédé est trop facile …).

 

A l'arrivée, ça reste quand même une série de premier ordre

 

Et maintenant, la saison 4, visionnée il y a peu ...

 

Quatrième saison (déjà) et c’est toujours très bien

 

Une série qui poursuit joliment son petit bonhomme de chemin avec un style bien à elle (une authentique personnalité narrative et visuelle).

 

Un cru plus tendu (les derniers épisodes sont haletants à crever) et plus âpre.

 

Un Walter qui s’endurcit encore, et pas qu’un peu.

 

 

Putain, il devient pire que Gus, plus manipulateur !

 

Rhaaa, ce plan final botanique !!!

 

Terrible.

 

 

J’ai hâte de voir comment la série va rebondir (la fin de la saison 4 est un tournant majeur) mais j’ai une entière confiance en ses créateurs

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  • 1 month later...
  • 3 weeks later...

Bon je m'y suis remis et finalement je kiffe

 

J'ai eu du mal avec la saison 1, le fait de voir la 2 & 3 en Blu-ray du coup c'était le top confort, et j'ai bien apprécié, en tout cas toutes les conditions étaient réunies.

 

Il a fallu un déclic (la scène sur le parking avec les 2 pseudos dealers, bizarrement) mais bon maintenant je suis accroc comme tout le monde

 

Par contre je peux pas m'empêcher de la rapprocher des Sopranos sur plein de points, notamment le parcours de Skyler, l'ambivalence de Walter, mais bon je dis ça c'est un gage de qualité et une comparaison flatteuse (pour moi en tout cas)

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  • 3 months later...

J'avais pas encore rattaqué la saison 5, elle est hardcore, la fin de l'épisode 5 et le début du 6 m'ont fait mal au bide

(le gamin sur la moto - 'tain la métaphore du desossage de la moto est juste géniale)

 

 

Mais c'est vraiment de haut vol, on sent que le final va être grandiose, bien que forcément un tout petit peu nihiliste à un moment donné

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