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Blue Spring - Toshiaki Toyoda (2001)


Cyril
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Syno:

L'histoire d'étudiants Japonais paumés entre violence et ennuie et qui se partage le leadership du groupe lors d'un jeu dangereux des hauteurs du toit de l'école.

 

Un petit focus sur un film Japonais bien sympa (vu y a quatre ans, je vais essayer de me faire marcher ma mémoire) qui nous fait partager des tranches de vie d'étudiant Japonais plus branché Yakuza qu'élève modèle.

 

La force du film réside dans une sorte de spleen constant bercé par la musique de Three Michel Gun Elephant et le tout servis par des images sublimes, le film peut être perçu comme un gigantesque clip mais en l'état c'est tellement bien fait qu'on ne peut qu'y prendre du plaisir.

 

Le film n'est pour autant pas qu'une partie de plaisir, l'univers y est décris comme froid et sans échappatoire dans cette spirale de violence.

 

Dispo en dvd Hk pour une poignée d'euros ou en Zone 1 chez Art magic

 

 

 

 

 

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  • 1 year later...
  • 3 years later...

Jolie petite claque que ce "Blue Spring"! J'avais ce DVD qui traînait depuis des lustres, je n'avais aucune idée de quoi il s'agissait... La surprise n'en fut que plus belle, un film radical, sombre et rock'n roll sur l'amitié, l'adolescence, la recherche d'identité... Toyoda se démerde comme un chef avec un découpage soigné et une tonalité oscillant entre humour noir, désinvolture et cruauté. On ne va peut-être pas crier au chef d'oeuvre, mais j'ai soudainement très envie de voir les autres films de ce type.

Chose marrante, le film m'a fait pensé à une version low-budget et minimaliste de "Crows Zero"... hors Toyoda est actuellement en charge de la réalisation de "Crows Explode", séquelle du diptyque de Takashi Miike prévue pour 2014.

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Une énorme pesance pour ma part. Je l’ai vu il y a des années, sans savoir où je mettais les pieds (*) et je me suis pris une grosse baffe. C’est sombre et poétique, violent et doux, terriblement amer. Toyoda ne lache rien niveau réalisation, et se permet une ost de très bon gout.

 

(*) : ce qui est moins le cas aujourd’hui avec Toyoda (**) tant Blue Spring est la matrice de ses préoccupations :

- personnages hors société. L’un va se conduire à sa propre perte en voulant suivre ses reves et vivre libre, alors que le second va s’en sortir mais perdre ce qui faisait de lui un individu en rentrant dans le moule

- importance capitale de la nature, que ce soit une forêt ou une petite pousse

 

(**) ce qui ne veux pas dire que ses autres films sont nuls. Il revient toujours sur les memes thématiques, mais avec brio en renouvelant sans cesse le cadre et la narration.

 

Enfin bref, Blue Spring c’est le bien. Et Toyoda c’est une des meilleures choses qui soit arrivée au cinéma japonais indépendant (bien que ça y est, le gars se fait récupérer par le système, comme en témoigne son Crown Explode. Tout comme Kero j’ai eu un moment de folie en pensant qu’il sortirait la franchise de sa nullité mais finalement j’ai peu d’espoir. Ca sera surement moins con et vide que les Mike, mais sur ce coup il va jouer le yes man)

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