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Alice - Marco Martins (2005)


Steve
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Alice, une petite fille de deux ans, disparaît mystérieusement de la maternelle. Mário se lance dans une quête obsessionnelle de sa fillette. Sa méthode est très rigoureuse : afin de n'écarter aucune chance de retrouver la trace de l'enfant, il visualise et analyse systématiquement les bandes vidéos enregistrées par des caméras de surveillance réparties dans toute la ville. Des milliers de visages d'enfants sont ainsi filmés, puis photographiés, agrandis et punaisés sur le mur de Mário, au cas où celui d'Alice apparaîtrait.

 

Sorti déjà en France en septembre 2005, ce film portuguais fut semble-t-il éclipsé par un autre film sur le même thème sorti à la même époque, "Keane". Alice est un mélodrame lent et déséspéré sur la quête impossible par un père de sa fille disparue sans laisser de traces dans les rues de Lisbonne. Le film épouse totalement le point de vue du héros qui essaie tant bien que mal de survivre malgré le poids sur ses épaules : sa femme s'est refermée sur-elle même, il doit mener l'enquête en solitaire, ménager toutes les pistes et ses indices tout en continuant normalement son métier de comédien de théâtre. Si le film donne un peu la nausée et file quand même un sacré bourdon, nul doute qu'il faut saluer la sublime photographie d'une Lisbonne et des personnages en désolation. Et même s'il ne manque pas d'autres atouts, on a l'impression qu'il traîne un quart-d'heure de trop qui empêche d'apprécier le twist final à sa juste valeure. A découvrir tout de même.

 

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Vu à la Quinzaine, et ouais, c'est franchement pesant... Dommage pour les qualités plastiques, pour l'audace du sujet, pour la peinture urbaine de Lisbonne... Je trouve que la quête obsessionnelle du père est traitée de manière trop extrême, si bien qu'on ne se sent plus concerné par son désespoir, on a presque envie de lui foutre des baffes et de sortir de la salle. Quant au délire sur les caméras de surveillance, ça fait vraiment prétexte à une réflexion toute faite pour les branleurs des Cahiers. Non, vraiment, c'est pas terrible du tout.

 

Et en effet, ce film a souffert de la comparaison avec le génial Keane, une vraie expérience physique et viscérale qui fait l'effet d'une grosse claque.

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