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The Ravager (Charles Nizet)(1970)


tubbytoast
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avec Pierre Agostino, Lynn Hayes, Ann Hollis

 

Joe Salkow un soldat en activité au Vietnam vient de perdre le reste de sa garnison. Il erre affolé au milieu des champs de maïs lorsqu’il aperçoit 2 autochtones à la mine patibulaire (des vietcongs ?) en train de molester une jeune fille solidement ficelée.

A grands coups de torgnoles dans la gueule et avec l’aide d’un fouet, ils déshabillent la fille qui hurle, dégoulinant de sang. Puis, ils la violent tout aussi sauvagement.

Leur affaire terminée, l’un des hommes lui enfonce un bâton de dynamite entre les jambes. Splossssssssssshhh !

De retour aux USA six mois plus tard, notre soldat n’en est pas moins traumatisé par la scène qu’il a vue. Nous on rigole encore. Mais à l’hopital on lui assure qu’il est psychiquement en bonne santé !!!

Joe pour se changer les idées, change de coiffure : boule à zéro et oreilles décollées, on le confondrait presque avec Michael Berryman. Il est devenu « a very sick man, with a very sick mind » nous apprend la mystérieuse voix off casse couille.

 

Halluciné, Joe s’en va faire de grosses provisions de dynamites. Joe va chez le marchand de dynamite qui lui déclare tout de go qu’il pourrait faire sauter la ville entière avec son achat. Rires tonitruants.

L’artificier en profite pour rappeler au vétéran qu’une loi vient d’être promulguée : il faut à présent décliner son identité lors d’achat d’explosifs, au cas où les intentions de l’acheteur ne seraient pas nettes. Re-Rires tonitruants.

Pas besoin d’avoir fait de la psycho pour comprendre que Joe, traumatisé par ce qu’il a vécu au Vietnam, s’empresse de reproduire le même schéma sur ses concitoyens. Une chatte explosée à la dynamite ça marque un homme !

« Il est obsédé par tuer les gens et particulièrement ceux qui s’aiment, ce, afin de retrouver une paix intérieur », nous explique le pénible narrateur qu’on voit pas.

Après avoir loué une chambrette dans un coin paumé, notre ami s’empresse de dénicher des « clients » susceptibles de lui redonner le sourire et la joie de vivre car il faut bien l’avouer depuis le Vietnam, Joe arbore rictus, stress et tête d’enterrement.

Espionnant un couple qui commence à se papouiller au volant d’une décapotable à l’abri des regards, Joe pose sa dynamite sous la voiture et se barre en courant.

Magnifique explosion. Joe est joie et bonne humeur !

Puis, il débarque sur une petite île où un couple décontracté s’adonne au plaisir physique. Après avoir fait littéralement sauter l’homme avec un bâton de dynamite, Joe s’empresse de violer Madame (et non l’inverse).

Lorsqu’il s’intéresse à deux lesbiennes, il préfère cette fois en attacher une par les quatre extrémités en ayant pris soin de l’assommer auparavant d’un violent coup de poing. Il l’asperge d’essence et la regarde cramer tout affolé en se passant les mains sur son crane lisse et transpirant.

Plus tard, on le voit s’empresser de poser une bombe sous le capot d’une voiture garée sur le parking d’un centre commercial.

« La boulette » annonce le narrateur, Joe s’est planté de cible ! C’est une maman et son garçonnet qui partent avec la voiture. Mais qu’à cela ne tienne, Joe les suit quand même et les fera quand même sauter en plein désert. Ouf !

La séquence suivante s’attarde sur une jeune fille se masturbant sur son lit.

Joe l’interromps un peu brusquement en la violant et la tuant, sans s’excuser…

Attention aux spoilers dans le texte ci-dessus

 

 

L’éditeur ricain Something Weird Video vient d’exhumer un film que tout le monde (ou presque) s’accordait à déclarer « lost ». Comme quoi, hein…

La bande par contre est dans un sale état : scratch en tous genres, nombreuses images manquantes dans certains plans (la fin est notamment abrupte), plans parfois verdâtres etc.

SWV en bon commercial n’a pas hésité à inscrire sur sa jaquette « The ultimate party film for pervert » !

Sans aller aussi loin, on peut tout de même affirmer que l’on est gâté coté atrocités du moins dans les intentions de l’auteur. Car on sent le budget un chouilla riquiqui…les explosions à la dynamite ressemblant plus à des pétards mouillés.

Manquent aussi certains plans (surement non tournés) comme par exemple la scène au supermarché où la voiture conduite par la mère et son rejeton n’offre aucun raccord entre le plan où on la voit rouler paisiblement et le plan d’après où elle explose.

Coté fesses, certaines scènes semble étrangement courtes (c’est pas plus mal ?).

Coté casting, c’est assez folichon. La scène avec les deux lesbiennes est étrange. La blonde ne semblant pas vraiment apprécier les caresses de sa copine et repousse précautionneusement ses avances.

Joe interprété par Pierre Agostino (Pierre Gostin au générique) en fait des tonnes, surjoue. Constamment trempé de sueur (le soleil californien ?), son visage est bourré de tics. Les nombreux gros plans sur son visage sont …terrifiants dans tous les sens du terme.

Frank Hennenlotter affirmait une chose très juste : « A chaque fois que l’on regarde Joe, on a l’impression qu’il est sur le point aussi d’exploser ! »

Par contre sa carrière n’aura guère explosée par la suite. On le verra en 1979 employé par Ray Dennis Steckler où il incarnera l’étrangleur de son « The Hollywood strangler meets the skyd row slasher » puis il aura un petit rôle dans le « Angel of vengeance » de Ted V. Mikels en 1987.

Coté dépaysement, le désert est roi. Les ¾ du film s’y déroulent. C’est à coup sur plus tranquille qu’en pleine ville.

Tandis que la scène d’ouverture censée se dérouler au Vietnam voit les protagonistes jouer au milieu de champs de maïs luxuriant ( !)

Trois ans plus tard, Shaun Costello dirigera sur une même trame un « Forced Entry » plus couillu (le hardcore étant passé par là).

Charles Nizet est une référence pour tout amateur de bizarreries trash à budget riquiqui. Il n’aura malheureusement que très peu tourné. Son « Help me…I am possessed » en 1976 et son savant fou (review sur le site dans peu de temps) ou bien son « Voodoo heartbeat » un an plus tôt a également bonne réputation.

Belge de naissance, cet américain a été assassiné en 2003 au Brésil. Surement à cause de son film…

 

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