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Nid de guêpes - Florent Emilio Siri - 2001


machun
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Hélène Laborie, un agent des forces spéciales d'une trentaine d'années, a pour mission de transférer jusqu'à une prison française Abedin Nexhep, un ponte de la mafia albanaise accusé d'être à la tête d'un vaste réseau de prostitution. Ce gangster doit être jugé devant un tribunal européen. Mais Hélène est loin de se douter que cette organisation criminelle est prêt à tout pour sauver son chef.

Durant le transfert, les hommes de main de Nexhep obligent Hélène et les autres policiers à battre en retraite. Au terme d'une folle cavale, ces derniers se réfugient en compagnie de leur prisonnier dans un entrepôt d'une zone industrielle.

Là, ils découvrent une bande de jeunes d'une vingtaine d'années venus cambrioler du matériel informatique. Au même moment, les tueurs de Nexhep encerclent l'entrepôt.

 

Je n'attendais rien de ce film, ni ne savait rien de sa réputation et j'ai été incroyablement tout le long.

Très très efficace, le film fait pleinement plaisir à son spectateur et est très bien soigné, un bruit différent par type d'arme, un éclairage qui renvoie à la sensation d'être enfermé dans un entrepôt la nuit, seuls contre tous. Je ne m'étais pas rendu compte que la première partie soit si longue et prend son temps tellement elle est impressionnante, quasi muette, on se balade dans Strasbourg le temps que l'atmosphère s'installe et on découvre chaque personnage selon le même schéma > le personnage > il a une arme > il va entrer dans l'entrepôt > il n'en sortira plus. Très bon que l'on suive les péripéties (ça va de pire en pire et même si on croit que ça ne peux pas aller beaucoup plus mal, ça s'enfonce encore plus dans les minutes qui suivent) du point de vue des personnages uniquement. Tout arrive par surprise, on voit tout de l'intérieur de l'entrepôt et à aucun moment on ne sort dehors pour voir si les albanais préparent un truc avant d'attaquer. Quant à ces albanais, rien à reprocher, ils n'hésitent pas, sont extrêmement silencieux, ne laissent découvrir ne serait-ce qu'un poil derrière leurs tenues et lunettes infrarouges, surtout on ne peut déterminer ni leur nombre ni leur puissance et ils ne sont pas à sous-estimer! Rien que pour le moment où le fourgon entre dans l'entrepôt et les guêpes fusillent tout de l'intérieur ça ne s'arrête pas pendant plusieurs minutes, de plus en plus assourdissant, de plus en plus précis jusqu'à aller détruire quasiment toute la salle de surveillance. Et là aussi le montage est excellent.

Les acteurs sont impeccables. Samy Naceri est bon! (on a même droit à une apparition de Bibi). Sami Bouajila qui me laisse d'habitude indifférent est très bon! Les fans de Richard Sammel et Pascal Gregorry seront ravis. Excellent point pour leurs personnages, non seulement ils sont différents et créant ainsi une diversité et des rivalités, mais surtout on sent sans cesse leur passé derrière eux, ce qui les influent directement. On ne nous dit rien mais on nous le fait ressentir. Il suffit d'un cadre photo où est représentée une personne inconnue, siffloter l'air des 7 mercenaires, une boîte de médocs, nettoyer son masque facial, des simples répliques , un violon, une bribe de conversation, des regards, une réaction face aux infos. Sans rien dire, tout ce passé ressort. Siri peut nous laisser imaginer n'importe quoi, ici y a tellement de détails qui ont été pensés et qui nécessite plusieurs visionnages pour être tous repérés, c'est comme s'il racontait ces passés sans le faire. La singularité de chaque comportement est faite. Tout est suggéré et ça donne un volume bien dense. Quant aux guêpes, leur comportement très violent, organisé, stratégique et foncer toujours plus loin, sans montrer un brin de peur, c'est aussi grandiose.

Donc voila, grosse grosse claque pour moi. L'affiche est racoleuse et moche par contre.

 

 

 

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