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Lausanne Underground Film & Music Festival 2022


Eric
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LE LUFF REVIENT POUR UNE 21e EDITION QUI S’ANNONCE TRÈS CAMP ET IMPRÉVISIBLE !

 

APERÇU DE LA PROGRAMMATION 2022

 

Le Lausanne Underground Film & Music Festival revient du 19 au 23 octobre 2022 au Casino de Montbenon ainsi que dans divers lieux lausannois. Après avoir célébré ses vingt ans avec force et en contexte de pandémie, le festival entend bien démontrer une fois encore la pertinence de l’existence d’expressions artistiques alternatives. 
Chaque année, le LUFF explore les profondeurs d’une culture souterraine pour y puiser des propositions qui défient les normes et troublent les sens. 
Cette 21e édition donnera assurément lieu à des (re-)découvertes hyperstimulantes et hyperfluctuantes ! 
Le Camp sera à l’honneur des programmes de films avec des œuvres phares telles que Thundercrack! ou Multiple Maniacs. 
Des rétrospectives reviendront sur les parcours d’invité·e·x·s mythiques avec l’exploitation brute de l’américaine Roberta Findlay, les performances filmées de la bulgare Mara Mattuschka et l’érotisme dépressif du photographe Stephen Sayadian. 

Les soirées sonores s’annoncent à l’image de leurs performeur·se·x·s: tout en imprévisibilité. Le public se frayera un chemin entre l’expérimentation vocale de Charmaine Lee et les paroles pop torturées de Paul Arámbula, en passant par la punk-noise hardcore de Deli Girls et les spoken words du légendaire Penny Rimbaud du groupe CRASS. 
Sans oublier la programmation pluridisciplinaire de L’OFF, les workshops et vernissages. 

 


FILM

 

Esthétique de l’outrance, provocation et folitude s’invitent au LUFF avec le cinéma Camp en thème central des programmes de films de cette année. Le cinérama « Bad Taste is Good Taste: Underground Camp Melodrama » présentera des œuvres cultes telles que Seeds et sa matriarche tyrannique flanquée de rejetons névropathes ; Multiple Maniacs de John Waters et sa symphonie de perversions orchestrée par un travesti obèse ou encore la fresque gothico-porno Thundercrack!.

 

Le festival accueillera également des personnalités dont les œuvres résonnent étrangement bien avec l’indécence et le grotesque du Camp. L’artiste bulgare Mara Mattuschka nous fera l’honneur de sa présence dans le cadre d’une rétrospective de ses œuvres cinématographiques réalisées en parallèle de sa carrière de peintre. Ses courts-métrages mêlant performance, body art et expérimentations ainsi que son dernier long métrage donneront un avant-goût du spectre mattuschkien et de son « exhibitionnisme transformé en art », dixit le cinéaste autrichien Peter Tscherkassky.

 

Photographe pour le magazine Hustler puis réalisateur de pornos, l’américain Stephen Sayadian nous présentera deux de ses productions réalisées dans les années 80 et ayant retrouvé leur éclat surréaliste grâce à de récentes restaurations: Café Flesh et Dr. Caligari. Quant aux films sélectionnés par le cinéaste pour sa carte blanche, ils semblent a priori éloignés de ses genres de prédilection. Le soin particulier porté à la direction artistique dans ces productions rappelle toutefois sans équivoque l’obsession de Sayadian pour cette dernière.

 

Figure mythique du cinéma d’exploitation new-yorkais des années 80, Roberta Findlay a commencé sa carrière dans la technique de prise de vue avant de se consacrer à la production de films érotiques et d’horreur. Pour rendre hommage à la cinéaste aux multiples talents, une rétrospective de trois œuvres détonantes sera présentée.
 

 

MUSIC

 

Le volet sonore du LUFF sera une fois de plus très «noise» ! Le terme n’est pas à comprendre ici (uniquement) dans sa référence à des formes d’expérimentation sonore mais plutôt comme un désir d’incohérence générale. Pris dans son ensemble, cet enchaînement improbable de propositions radicales laisse une infinie liberté d’entrevoir des points de convergence entre les différentes ondes artistiques qui se propageront dans la salle des fêtes du Casino de Montbenon.
 
La première de ces convergences a d’abord eu lieu sur le terrain numérique et en période de confinement. a.hop regroupe neufs artistes vivant dans des pays différents et qui ne se sont jamais rencontrées. Réunies pour la première fois « In Real Life » à l’ouverture de cette édition (19.10.22), les membres du collectif proposeront une performance mi-écrite, mi-improvisée et reflétant la diversité de leurs pratiques sonores, de leurs cultures et de leurs expériences de vie.
 
S’il existe un point commun à certain·e·x·s des artistes programmé·e·x·s cette année, il pourrait se résumer à des « injections hip-hop dans de l’hardcore ». L’hyperprolifique duo Model Home (22.10.22) offrira une version post-moderne du rap old school et de la ‘glitchy’ noise. Plus éloigné des références hip-hop, Yeah You (19.10.22) en gardera le flow scandé sur de l’électro-noise improvisée. Pour leur premier concert en Suisse, le projet explosif basé à Brooklyn, Deli Girls (21.10.22) combinera les extrémités les plus chaotiques et hardcore du punk-noise et de la techno.
 
Un large spectre de modulations vocales traversera cette 21e édition. La voix se présentera dans sa version la plus expérimentale avec l’artiste Charmaine Lee (22.10.22). Alors qu’à une autre extrémité, la mélodieuse pop de Paul Arámbula (21.10.22) sera brouillée de démons intérieurs et de voyages vers nulle part. Les spoken words du légendaire Penny Rimbaud (co-fondateur de CRASS), accompagné de la violoncelliste Kate Shortt, résonneront le dernier soir (22.10.22). La performance dada et totalement imprévisible du co-directeur du label Slip Laurie Tompkins s’immiscera quant à elle dans le programme du jeudi (20.10.22).
 

L’OFF

 

Élément devenu essentiel à l’ADN du LUFF, L’OFF prendra à nouveau forme cette année. Des artistes pluridisciplinaires suisses et internationaux se succéderont dans cet espace extérieur pour déployer leurs visions utopiques ou dystopiques. Le public pourra alors gratuitement découvrir une panoplie de propositions, du punk hardcore féministe de Dismenol à l’usage inattendue d’un large éventail de matériel personnalisé par le belge Arthur Chambry, en passant par les rythmes industriels de l’écossaise KAVARI. 

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  • 3 weeks later...

LE LUFF DÉVOILE SON PROGRAMME 2022 AU COMPLET
 
Esthétique de l’outrance, saturations vocales et télépathie collective seront au rendez-vous de la 21e édition !
 
Le Lausanne Underground Film & Music Festival révèle la programmation complète de sa 21e édition qui se tiendra du 19 au 23 octobre 2022. Avec comme lieu central le Casino de Montbenon, le festival invite également son public à se frayer un chemin dans les divers espaces satellites lausannois où projections, performances sonores, workshops, vernissages et autres expositions prendront vie. Tout comme les artistes qu’il met en lumière, le LUFF réinvente constamment ses contours et son contenu en proposant des œuvres qui se situent à l'intersection et aux extrémités des genres et des pratiques. Aux visiteur·se·x·s de créer leur parcours, aussi insensé soit-il, entre les programmes de films donnant à voir des trésors boueux déterrés des hautes-sphères du cinéma sous-terrain et les soirées sonores donnant à entendre des bruits inaudibles et des paroles indicibles. Au cœur de cette incohérence assumée, le festival espère faire émerger une fois encore l’effervescence unique au LUFF. 

Durant les cinq jours de festivité, les compétitions internationales dévoileront un total de 51 longs et courts métrages répartis dans 5 catégories. Les parcours de figures phares du cinéma indépendant seront mis à l’honneur dans 6 programmes de rétrospectives et cartes blanches thématiques. 5 longs documentaires et 1 séance spéciale en première mondiale viendront compléter cette riche offre filmique. Côté musique, la Salle des Fêtes du Casino n’accueillera pas moins de 22 performances et, sur l’esplanade, 8 projets interdisciplinaires seront présentés en entrée libre dans le cadre de l’OFF.
 
 
IDENTITÉ VISUELLE
L’identité visuelle de cette 21e édition est marquée par sa simplicité contrastant avec ses couleurs fancy-flashy. Surimprimé, « LUFF » vient dévorer l’espace petit à petit. Sa mutation constante se décline sur les différents supports de communication. 

Graphisme par Pauline Piguet et Rebecca Metzger. 

 
FILM
Des performances culino-gastriques sont attendues en ouverture de cette édition avec le long métrage Flux Gourmet de Peter Strickland, dont l’acteur Asa Butterfield (Sex Education) tient l’un des rôles principaux. La projection sera suivie par une séance spéciale pour faire découvrir en première mondiale le film Never Gate des réalisateur·trice·s genevois·e·s Elena Montesinos et JD Schneider.
 
La compétition de longs métrages s’ouvrira avec la première européenne du très étrange All Jacked Up and Full of Worms qui se déploie comme un long cauchemar crasseux et hallucinatoire. Deux premières internationales seront présentées : Cuddly Toys, le mondo engagé de la jeune réalisatrice Kansas Bowlings sur les dangers d’être une jeune femme aux États-Unis et Breathing Happy qui aborde avec grande sensibilité le thème de l’addiction ou plutôt de la sobriété en période de Noël. Sur fond de satire dramatique, Jethica, de l’américain Pete Ohs, sera montré en première suisse. Finalement, Unicorn Wars, un méchant cartoon franco-espagnol, détournera les codes de l’animation pour un revirement quelque peu brutal. Des pépites en tout genre se succéderont dans la compétition des courts métrages avec ses quatre catégories : animation, documentaire, fiction et expérimental. 
 
Cette année, le programme de documentaires longs a pour spécificité de tisser des liens entre les différents artistes et projets du LUFF. Les français Nicolas Drolc et Guillaume Marietta dévoileront en première internationale La Grande Triple Alliance Internationale de l’Est, un film sur le mouvement/non-mouvement éponyme auquel s’est notamment associé le groupe Sida qui fera son retour sur scène le dernier soir du festival. Le portrait fascinant de l’artiste à l'origine de la musique du générique de la série Dr. Who sera dépeint dans Delia Derbyshire: The Myths and Legendary Tapes. La bande sonore de ce biopic a par ailleurs été créée par l’artiste Cosi Fanni Tutti, dont il sera question dans Other, Like Me sur le parcours du projet COUM Transmissions et Throbbing Gristle, pionniers de la musique industrielle. Intru de la sélection documentaire très musicale, Scream, Queen! My Nightmare On Elm Street raconte la période où Mark Patton a été la cible d’attaques homophobes suite à son rôle dans La Revanche de Freddy. L’acteur a depuis fait son retour sur le grand écran avec une performance dans Swallowed de Carter Smith qui clôturera cette 21e édition. 
 
Comme chaque année, le LUFF tient à honorer le parcours de figures phares des productions cinématographiques à la marge avec des cinéramas sous forme de rétrospectives et cartes blanches. Thématique centrale de cette édition, le Camp et sa dimension queer et grotesque seront présentés dans « Bad Taste is Good Taste: Underground Camp Melodrama ». Une composante que l’on retrouve dans l’esthétisme des films de Stephen Sayadian, l’auteur de Café Flesh. Une partie de son travail photographique sera par ailleurs exposé à la Rasude durant le festival. La cinéaste Roberta Findlay viendra, pour la première fois en Suisse, nous montrer ses œuvres érotiques et horrifiques. Quant au cinérama « Satirical & Political: A short film selection », il donnera carte blanche à l’anarchiste convaincu et soixante-huitard dans l’âme, Jean-Pierre Bouyxou. La rétrospective des documentaires militants de l’américain Travis Wilkerson effectuera un virage politique et social.
 
 
MUSIC
La première rencontre en live des neuf artistes de a.hop inaugurera les soirées sonores de cette édition. Certaines des membres du collectif donneront également des workshops dans le cadre du festival. La création d’installation sonore Heat, motion, sound sera animée par Ryoko Akama & Anne-F Jacques et, l’artiste basée à Tokyo, suzueri guidera les participant·e·x·s de Sound Lens dans la construction d’un kit permettant de convertir en sons les modulations de la lumière.
 
A la suite du mercredi soir, le projet solo de Nacre, également membre des projets Deeat Palace et Officine, déconstruira les codes de compositions musicales classiques en explorant un son de guitare hautement saturé. Transition vers les histoires de transmissions dans la performance en quadriphonie composée spécialement pour le LUFF où Mark Vernon jouera avec les archives de bandes magnétiques. Hive Mind clôturera cette première nuit en repoussant les limites des médias analogiques pour nous entraîner dans une sensation de plaques tectoniques en longs mouvements infinis.
 
Attrapant les fantômes de larsen qui hanteront la Salle des Fêtes le jeudi, l’artiste du mouvement Elaine Mitchener interprétera la pièce Bird and Person Dyning (1975) de Alvin Lucier. La suite de la soirée augmentera en intensité avec la harsh noise psyché de l’américain Kiran Arora. Puis, retour au feedback avec Jean-Philippe Gross et son dispositif électro-acoustique maîtrisé à l’excellence. Le programme ne pouvant se terminer sans un dernier éclat, la new-yorkaise emme viendra hurler au sein de la foule dans une sombre chorégraphie.
 
Un défilé d’artistes attend le public du vendredi, à commencer par le duo londonien Komare et sa no wave minimaliste à coup de synthé modulaire et de voix hallucinatoire. On Yee Lo alliera ses passions pour la musique expérimentale et pour la cuisine en offrant une performance culinaire dont les ingrédients auront été préparés la vieille lors de son workshop Hacking Cooking. Le très dada Duncan Harrison s’adonnera à une performance qui ne manquera pas de provoquer rires, et potentiellement dégout. Measure Maniacs construisent leurs propres synthés et en déconstruiront le son avec des visions stroboscopiques entrecoupées de lasers en arrière-fond visuel.
 
Avec ses six performances, la dernière soirée s’annonce hautement dense et variée. Débutant avec les mots de l’ex-membre de Crass Penny Rimbaud et sa réinterprétation de « Howl », un poème d'Allan Ginsberg, elle se terminera sur la tech-noise lo-fi pleine de distorsions de la berlinoise Silnaye. Entre deux, Charmaine Lee fera osciller sa voix entre lyrisme et brutalisme et le duo japonais Shojiki nous proposera d’écouter du scotch qu’il rembobinera à l’aide d’un système à moteurs.
 
 
L’OFF
La programmation des performances qui se tiendront sur l’esplanade du Casino ne peut se résumer en peu de mots tant les artistes et leurs pratiques construisent et déconstruisent des univers aux singularités hétéroclites. De l’électronica-expérimental de Citytronix au rituel de guérison du duo Satin de Compostela + Juniper en passant par les chorégraphies ensanglantées de Evanora:Unlimited, le public du LUFF pourra découvrir ce que la scène underground émergente a de mieux à offrir.
 
Notons le retour sur les ondes du festival avec la Raio LUFF en collaboration avec les stations de la toile suisse Radio 40 (Lausanne) et Radio Bollwerk (Berne). Au programme de la semaine : présentation journalière de la programmation avec ses responsables, discussions et interviews avec ses artistes, interventions de collectifs et magazines, installations sonores, retransmission en direct des concerts et des performances.
 
Côté vernissage, les éditions Rip on/off présenteront leur récente traduction Douglas Kahn, Oiseaux. Réflexions sur Alvin Lucier et Elena Biserna vernira son dernier ouvrage Walking from Scores. Dans le cadre de son workshop Feminist Steps, l’artiste guidera les participant·e·x·s dans les rues de nuit pour écouter l’espace public dans une perspective féministe et queer.
 
Finalement, les œuvres portrayant d’étranges personnages aux corps recomposés et des paysages désolés de l’artiste française Pole Ka seront exposées à la galerie HumuS et l’installation de Robert Barry diffusera une pièce sonore simultanément entre le Casino de Montbenon et Circuit. Un atelier organisé par l’artiste sur le thème de la télépathie collective se tiendra également à l’EJMA.

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