Jump to content

I ragazzi della roma violenta


Médusa Man

Recommended Posts

Un bel incunable que ce I ragazzi della Roma violenta découvert par la grâce d’une édition vidéo en Italie. Un film de Renato SAVINO (réalisateur de Orgies, mesdames les p…, et de Plaisirs charnels du nouveau Decaméron) qui fait figure d’œuvre forte dans sa filmographie. Voulant s’inscrire dans un certain réalisme social des années 70 (le micro-trottoir pré-générique, le petit texte final indiquant que tout est fictif mais que cela peut arriver), il décrit les exactions d’un groupuscule de jeunes néo nazis dans la capitale italienne. Cela va de quelques menus larcins à des parties de flippers endiablées (le joueur est au bord de l’orgasme) jusqu’à des rites très particuliers: un de leurs membres coupable d’avoir forniqué avec une fille du peuple est violemment fouetté, sa compagne doit se plier aux désirs sexuels de ses condisciples pour intégrer le groupe. Marco, un jeune paumé est un des leaders de ces tarés fanatiques. Il se montre très sadique choisissant toujours des châtiments extrêmes. Il aime également se masturber en s’imaginant violer et tuer une femme dans un même temps, « l’alliance de l’amour et la mort, une symbiose parfaite » annonce-t-il. Ce qui n’était qu’un fantasme va devenir triste réalité lorsqu’il assassinera une jeune blonde en la noyant dans un aquarium, lors d’une scène de viol très éprouvante (la compagne de cette pauvre fille, est, elle aussi violée par des complices de Marco). Le viol est l’arme préférée des bandes de Rome dans ce film, ce qui permet à SAVINO de filmer outrageusement de nombreuses séquences osées et violentes. Il s’y applique régulièrement mettant le spectateur dans une position de voyeur très embarrassante. Il désire choquer et y parvient aisément en nous présentant des êtres infâmes que rien ne peut sauver. Son portrait au vitriol est très manichéen, il n’a aucune complaisance pour une jeunesse qu’il juge perdue. Si l’on peut douter des réelles aspirations du metteur en scène (il désire plus faire du cul que de la politique), on ne peut que s’incliner devant la force d’un film très violent, trash et sans concession. Le casting sans vedettes (même du Bis) renforce le côté réaliste de cette œuvre de fiction, rappelons-le. Un inédit de grande qualité à découvrir ; preuve , une fois de plus, de la diversité et de la qualité du cinéma Bis italien des années 70.
Link to comment
Share on other sites

×
×
  • Create New...