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La Vengeance des Monstres - Larry Cohen (1986)


Florent
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les Monstrueux mutants, qui se sont entre temps dispersés dans les quatre coins de la planète, sont rassemblés et isolés sur une île lointaine. Mais pas pour longtemps.

 

Troisième épisode : un film bis à 100%

 

Autant le dire tout de suite, pas d’angoisse, pas trop de suspense mais alors une bonne tranche de n’importe quoi.

 

En commençant par un Michael Moriarty (New York District) complètement en roue libre, hallucinant et halluciné. Acteur de publicité, le personnage de Michael Moriarty se bat pour la défense de son « fils » devant le tribunal. Le juge par bonté n’envoie pas le fiston à la morgue mais…sur une île déserte. Vous parlez d’humanité ?

 

Car au fond malgré un scénario qui va dans tous les sens, traite de tout (la relation de Moriarty avec son ancienne femme, son passage chez une prostitué [excellent moment ou la peur humaine est plus forte que la communication, ou l’ignorance de la maladie peut engendrer des comportement de rejet], des bikers, des jeunes punks, une tentative de viol, un remake de Predator, une comédie, un film de cannibale,…) et n’importe quoi (quasiment les même qu’au dessus , plus Fidel Castro ) ce troisième volet est le plus riche en thématique.

 

Je pense que Larry Cohen voulait sans doute nous montrer le paradoxe du jugement humain à vouloir agir en tant que telle tout en protégeant l’intérêt de tous. Car l’idée de mettre cinq bébés / monstres sur une île sans ressources revient à les tuer mais c’est témoigner de l’incapacité de prendre des décisions face à un phénomène (qui reste inexpliqué par les scientifiques).

 

Larry Cohen traite à travers son film (du moins une petite partie, surtout celle qui se trouve sur l’île) de la condition humaine. Comment agir en tant qu’être humain face à des « êtres » qui ne sont pas (totalement) nos semblables ? La fin, nous informe qu’ils ont développé des moyens de communications liés à la télépathie. J’aurais beaucoup aimé que leur fonctionnement de vie sur l’île soit décris, une sorte de « Guerre du feux » version bébé monstreux.

 

En définitive, La Vengeance des Monstres est une farce. Larry Cohen ne s’y trompe puisqu’il termine son film sur un grand éclat de rire enfin pas seulement…

 

Voilà une petite trilogie qui prône la tolérance, le respect et l’amour…des films profondément humain car marqué par le doute qui vit en chacun de nous.

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