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Misunderstood - Jerry Shatzberg (1984)


Nicolas
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Remake un peu oublié de l'inoubliable INCOMPRESO de Comencini, qui reste le prototype parfait du film à faire pleurer dans les chaumières... car oui bande de brutes, c'est bon aussi de pleurer au cinéma et les mélos c'est bien.

 

On prends le gamin d'E.T. qui a déjà fait pleurer la planète entière deux ans avant avec sa bouille de gamin allergique au pollen, on prends Gene Hackman pour remplacer Anthony Quayle en homme rude à moustache, on déplace l'action dans une villa bourgeoise d'occidental en affaires au Maroc (c'est Tarak Ben Ammar qui a mis les sous-sous dans le fi-film) et on ne change pas d'un pouce cette histoire universelle d'un enfant qui vient de perdre sa mère et réclame l'attention d'un père distant, avec maladresse, obstination... jusqu'au drame final que je ne révelerai pas pour ceux qui n'ont pas encore vu l'une des versions. Il y a tout de même un petit changement d'ailleurs entre les deux fins... mais chut.

 

Comme Jerry Shatzberg n'est pas tout à fait n'importe qui, si au départ sa réalisation a l'air un peu téléfilmesque croute-croutre (on est très loin du style et de la fougue de L'EPOUVANTAIL) et donc en totale opposition avec l'original à ce niveau, très vite il resserre sa caméra sur les personnages, ne s'en éloignant que pour les replacer dans un décor à la fois luxuriant mais hanté de solitude. Une solitude pesante dans un décor ou la mort rôde, l'incompréhension reigne, et ou les chagrins n'ont droit de cité. Résultat, c'est vraiment pas mal fait... et on prends plaisir à regarder ce mélo des familles, vautré sur un canapé, ressentant les excès de fin d'année, la minerve collée au cou, la boite de kleenex à portée de main, concerné comme jamais par cette histoire de coeurs lourds se sentant soi-même proche de l'agonie. Et dans un dernier acte, se moucher.

 

Film inédit en DVD, sorti y a pas mal d'années chez Warner.

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